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Les catastrophes naturelles n'ont jamais coûté aussi cher aux assureurs

Selon le bilan annuel des catastrophes naturelles publié par le deuxième réassureur Swiss Re, tsunamis, ouragans, typhons ont provoqué des dégâts évalués à 120 milliards de dollars US.

Risques  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Selon le bilan annuel des catastrophes naturelles publié par le deuxième réassureur Swiss Re, publication de la compagnie Suisse de Réassurances Economic research et Consulting, tsunamis, ouragans, typhons ont provoqué des dégâts évalués à 120 milliards de dollars US. Sur les 123 milliards de dollars dus aux catastrophes (naturelles et techniques*), 49 milliards ont été pris en charge par les assureurs et principalement pour indemniser les dégâts occasionnés dans les pays industrialisés où les biens et personnes sont bien assurés.

Les États-Unis ont en effet subi treize ouragans (Yvan, Charley, Frances, Jeanne, etc. coûtant 32 milliards de dollars) et le Japon a subi dix typhons (6 milliards de dollars) et un tremblement de terre (le 23 octobre dans la région de Niigata).
En comparaison, les tempêtes de 1992, l'année plus coûteuse recensée jusque-là, ont coûté 30 milliards de dollars.

Évidemment, le tsunami asiatique du 26 décembre qui a frappé 12 états riverains de l'Océan Indien a marqué les esprits en raison du grand nombre de victimes. Avec plus de 290 000 victimes, c'est la deuxième catastrophe la plus meurtrière après la tempête et les inondations de novembre 1970 au Bengladesh où 300 000 personnes avaient péri.

Pourtant, le tsunami ne représente que 10% des indemnisations supportées par les assureurs et réassureurs au titre des catastrophes de l'année 2004 (5 milliards de dollars). 96 % des victimes des catastrophes ont perdu la vie en Asie, en 2004 alors que seul 1/4 des dommages matériels assurés se rapporte à cette région. En comparaison, l'Amérique du Nord qui a représenté 68 % des dommages matériels assurés, a enregistré 2 % de victimes.

Le bilan de l'année 2004 est un record depuis 1970 et dépasse même l'année 1992 (ouragan Andrew), l'année 2001 (attentat du 11 septembre) et l'année 1999 (tempête hivernale). L'année 2004 a connu 332 catastrophes (116 naturelles et 216 techniques) qui confirment l'augmentation du nombre d'événements enregistrés depuis plusieurs années.

Les données des assureurs et réassureurs pourraient à priori constituer un complément statistique intéressant pour les études scientifiques sur les impacts du réchauffement climatique.
Pourtant le bilan se refuse à établir quelques corrélations que ce soient étant donnés la multitude de paramètres économiques et humains. La démographie, le taux de croissance et la couverture des biens et personnes diffèrent en effet considérablement selon les pays et influe de fait sur les coût engendrés par les catastrophes naturelles.

Ainsi, même si les assureurs ne peuvent encore clairement corréler le montant des indemnisations avec le réchauffement climatique, la multiplicité des évènements destructeurs ne peut que les amener à prendre en compte ce paramètre dans le futur.


* Dans le rapport de sigma, on entend par catastrophe naturelle, tout événement provoqué par les forces de a nature. L'ampleur des dommages consécutifs à une catastrophe ne dépend pas uniquement de la puissance des forces de la nature, mais aussi de facteurs humains tels que le type de construction et l'efficacité des moyens de protection mis en oeuvre dans la région concernée. L'étude classe les catastrophes naturelles en six catégories : inondation, tempête, tremblements de terre, sécheresse, feux de brousse et autres catastrophes naturelles (y compris la grêle et les avalanches).

Sont qualifiés de catastrophes techniques ou de catastrophes provoquées par l'homme les sinistres majeurs liés à des activités humaines. La plupart du temps, ces sinistres affectent un bien de grande taille, situé dans une zone délimitée et couvert par un nombre restreint de polices d'assurance. Sont exclus les guerres, les guerres civiles et les événements présentant un caractère similaire. L'étude classe les catastrophes techniques en sept catégories : gros incendies, explosions, catastrophes aériennes et spatiales, catastrophes maritimes et fluviales, catastrophes ferroviaires, accidents de mines et de carrières, effondrements de bâtiments et d'ouvrages d'art, sinistres majeurs divers (y compris le terrorisme).

Réactions1 réaction à cet article

 
Enfin !

Pour une fois qu'ils remboursent quelque chose...
;o)

Noar | 11 mars 2005 à 02h19
 
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