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La réduction des émissions de CO2 passe aussi par une meilleure gestion des déchets

Réduire le volume, ne plus mettre en décharge et mieux recycler, telles sont les pistes conseillées par l'Agence Européenne de l'Environnement pour réduire les émissions de GES à l'horizon 2020.

Déchets  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
La réduction des émissions de CO2 passe aussi par une meilleure gestion des déchets
   
Dévoilées mi-janvier, les ambitions de l'Union européenne pour réduire les émissions de gaz à effet de serre sont claires et tous les secteurs économiques sont invités à faire des efforts. Les Etats membres doivent tout mettre en œuvre pour réduire de 10% les émissions issues des transports, du bâtiment, de l'agriculture mais également du traitement des déchets.
Dans ce domaine en particulier les pistes ne manquent pas. Rappelons qu'en 2005, les émissions de gaz à effet de serre provenant de la gestion des déchets représentaient environ 2% des émissions totales dans l'Union européenne. Selon l'Agence Européenne de l'Environnement (AEE) le fait de limiter ou d'éviter l'augmentation du volume des déchets permettrait déjà de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur tout en présentant d'autres avantages pour la société et l'environnement. Selon les statistiques de l'agence, chaque citoyen européen produisait en moyenne en 1995, 460 kg de déchets municipaux. En 2004, ce chiffre s'élevait à 520 kg par personne et il devrait continuer à augmenter pour atteindre 680 kg par personne d'ici à 2020 soit une augmentation de près de 50 % en 25 ans. Pour illustrer ces volumes, l'AEE explique que si nous déversions l'ensemble des déchets municipaux produits dans l'UE en 2020 c'est-à-dire environ 340 millions de tonnes, ils couvriraient une superficie égale à celle du Luxembourg sur 30 cm d'épaisseur ! Une politique forte de prévention de la production de déchets aurait des répercussions directes sur les émissions du secteur car, qui dit moins de déchets, dit moins de camions pour les collecter par exemple. Le fait de limiter le volume des déchets présente également d'autres avantages comme la réduction des coûts de gestion, ainsi que la réduction de la pollution atmosphérique due aux particules et aux oxydes d'azote et du bruit associés à la collecte et au transport.

Le choix des méthodes de traitement des déchets est également un facteur à prendre en compte. Les émissions de méthane, un des six gaz à effet de serre contrôlés par le Protocole de Kyoto, sont surtout liées à l'agriculture mais également à l'exploitation des décharges. Ce « mode de traitement » est très répandu en Europe mais au cours de ces 20 dernières années, son utilisation a semble-t-il diminué. Selon l'AEE, en 1995, 70% de l'ensemble des déchets municipaux de l'UE étaient mis en décharge contre 47 % en 2004. La directive « Mise en décharge des déchets » n'est pas étrangère à cette situation. En obligeant la récupération du méthane et en interdisant de déposer des déchets biodégradables en décharge, ce texte peut contribuer à atteindre les objectifs de l'UE concernant la réduction d'émissions de gaz à effet de serre. L'AEE estime que d'ici 2020, le taux européen de mise en décharge pourrait passer sous la barre des 35%. En parallèle, les opérations de recyclage et de valorisation des matières devraient augmenter et atteindre environ 42 % d'ici à 2020, contre 36 % actuellement. Enfin, 17 % des déchets municipaux ont été incinérés en 2004 et ce pourcentage devrait avoisiner 25 % d'ici à 2020.
Au final, même si les émissions de gaz à effet de serre du secteur des déchets risque d'augmenter encore au cours des prochaines années, elles devraient augmenter moins vite que prévu. Selon l'AEE, recycler plutôt que de mettre en décharge permettra d'économiser 75 % des émissions de CO2 du secteur d'ici à 2020.

En France, afin d'encourager ce mode de traitement, la Direction des Etudes Economiques et de l'Evaluation Environnementale (D4E) a réalisé un guide afin de faciliter la prise de décision des décideurs publics. Ce « Guide sur la Monétarisation des Impacts environnementaux liés au recyclage » permet de réaliser une analyse coût-bénéfice et de savoir dans quelle mesure les bénéfices environnementaux du recyclage justifient les surcoûts pour la société. Ce guide est destiné au praticien de l'Analyse du Cycle de vie (ACV).

Réactions1 réaction à cet article

 
L'incinération des déchetsest aujourd'hui dépass..

L'auteur semble ignorer le développement du traitement des refus de tri à l'aides des fours à Plasma .la ville d 'Ottawa au Canada donne l'exemple en la matière, des projets existent également à Mormenx dans les Landes, au Portugal... .le génie des procédés apporte des solutions alternatives .Amélioration du tri ( Le tri optique est utilisé à montpelier),Boiméthanisation pour les fermentiscibles, four à Plasma pour les refus de tri,séquestration du CO2 comme le préconise le rapport parlementaire du 15 Mars 2006 par M Cristian Bataille et Claude Birraux ( les Allemands ont commencé le stockage du CO2).Ces Quatre traitements sont complémentaires;
Le Co2 peut à terme servir à la fabrication d'Hydrocarbures de deuxième génération( utilisation des algues, et de Catalyseur de CO2 ces recherches sont développées par l'université de Strasbourg)

vanden | 09 septembre 2008 à 16h29
 
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