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L'AIE prévoit que les émissions de CO2 augmenteront de 130% d'ici 2050

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié le 6 juin, les émissions de gaz à effet de serre (GES) augmenteront de 130% et la demande de pétrole de 70% d'ici 2050 si les gouvernement maintiennent leurs politiques actuelles.

Dans son ''Rapport sur les perspectives des technologies énergétiques'', l'AIE estime qu'une révolution des technologies énergétiques est nécessaire pour réduire de moitié les émissions de CO2 d'ici 2050.

Une ''révolution technologique'' nécessaire

Selon l'Agence, pour diviser par deux les émissions de CO2, le monde devrait dépenser 45.000 milliards de dollars additionnels pour développer des technologies environnementales propres, soit 1% du produit intérieur brut (PIB) moyen de la planète. Atteindre l'objectif de 50% de réductions d'émissions constitue un formidable défi, souligne le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka dans un communiqué.

Pour atteindre cet objectif d'ici 2050, l'AIE propose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. 32 centrales nucléaires et 17.500 éoliennes devraient également être construites chaque année.

Selon l'Agence, la recherche et le développement devraient être financés à hauteur de 10 à 100 milliards de dollars par an dans les quinze prochaines années pour réduire les émissions de dioxyde de carbone. L'AIE souligne en outre qu'une division par deux des émissions de GES conduirait à une baisse de 27% de la demande pétrolière par rapport aux niveaux de 2005.

L'efficacité énergétique ''sous-estimée'', selon Greenpeace

Pour l'organisation écologiste Greenpeace, le rapport de l'AIE fait état de progrès sur les énergies renouvelables, mais l'efficacité énergétique serait encore sous-estimée.

Le manque d'ambition de l'AIE en matière d'efficacité énergétique l'amène à accorder une place démesurée, dangereuse et irréaliste au nucléaire et à la séquestration du carbone, déclare Greenpeace dans un communiqué. D'après l'organisation écologiste, le scénario table notamment sur le quadruplement de la production d'électricité nucléaire, qui représenterait la construction de 1.400 réacteurs d'ici à 2050.

Un tel développement de l'atome nécessitera plusieurs milliers de milliards de dollars, selon Greenpeace. Les investissements dans le nucléaire ne sont pas à la portée de nombreux pays, et seraient largement mieux utilisés dans les économies d'énergie. Surtout que ce vaste programme nucléaire ne permettrait d'éviter au final que… 6 % des émissions de CO2, selon l'AIE, souligne Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France.

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