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"L'Avenir mondial de l'environnement" : un changement de cap s'impose

Le programme des Nations Unies pour l'environnement a publié la cinquième édition de son rapport "l'Avenir de l'environnement mondial (GEO-5)". Il montre que sur les 90 principaux objectifs, seulement 4 ont enregistré des progrès significatifs.

Gouvernance  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
"L'Avenir mondial de l'environnement" : un changement de cap s'impose

Seulement 4 indicateurs mesurant les avancés des objectifs environnementaux mondiaux - sur 90 principaux - présentent des progrès significatifs selon la cinquième édition de "l'Avenir de l'environnement mondial" (GEO-5). A travers près de 500 objectifs, le document dresse un état des lieux de l'environnement mondial.

Rendu public le 6 juin, ce rapport du programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) envoie un signal d'alerte quelques jours avant le sommet Rio + prévu du 20 du 20 au 22 juin au Brésil. "A moins que l'humanité ne change immédiatement de cap, des seuils critiques seront bientôt atteints au-delà desquels des changements brusques et irréversibles peuvent survenir, qui affecteraient les fonctions vitales de notre planète", estime le document.


Les quatre points "positifs" concernent l'élimination du plomb dans les carburants (sauf dans 6 pays), la suppression de la production et de l'utilisation de substances appauvrissant la couche d'ozone, le renforcement de l'accès à un approvisionnement en eau de meilleure qualité et la promotion de la recherche en matière de lutte contre la pollution marine.

"Quelques progrès" ont été constatés pour 40 autres objectifs comme par exemple la concentration en particules en suspension dans de nombreuses régions d'Europe et d'Amérique du Nord qui approchent celles des préconisations, l'extension des zones protégées ou les efforts en vue de la réduction de la déforestation (dans les pays tempérés une augmentation des zones forestières est constatée, la déforestation est concentrée dans les tropiques).

Pour 24 indicateurs peu ou pas d'avancées

Concernant 24 indicateurs, le rapport a observé peu ou pas d'avancées notamment vis à-vis du changement climatique, de la protection de la biodiversité, de la lutte contre la désertification et la sécheresse. Concernant l'augmentation des températures, le rapport souligne que si les différents pays continuaient sur le même modèle de consommation, les émissions de gaz à effet de serre pourraient doubler d'ici 50 ans et entraîner une hausse de 3 °C minimum à la fin du 21e siècle. Avec une hypothèse de + 2,5 °C, les conséquences économiques sont évaluées à entre 1 et 2 % du PIB mondial par an d'ici 2100.
La communauté internationale n'a pas réussi à atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) : une réduction significative de l'érosion de la biodiversité d'ici à 2010. En particulier, le risque d'extinction des récifs coralliens s'avère plus marqué que pour les autres organismes vivants (recul de 38 % depuis 1980).

Le document pointe également une dégradation dans la conservation et la gestion des zones humides ainsi que la pression sur la ressource en eau qui menace les écosystèmes.

Autre élément à prendre en considération concernant l'état de l'environnement mondial : ce suivi est réalisé en grande partie à partir des données collectées et des statistiques fournies par les gouvernements nationaux.

Lors de la présentation à la presse du document, Achim Steiner le sous-secrétaire général de l'ONU et Directeur général du Pnue a rappelé les principaux défis induits par les changements de l'environnement. Le plus critique, selon lui, reste l'estimation de la population mondiale à l'horizon 2050 - 9 milliards de personnes - et la problématique induite par ce nombre pour répondre à la demande alimentaire. Dégradation des forêts et des sols, accès à de l'eau potable, gestion des ordures et des déchets chimiques, la crise de la biodiversité et l'augmentation des températures constituent les autres importantes préoccupations pour l'avenir.

Réactions8 réactions à cet article

 

Il y encore quelqu'un pour accorder de l'importance au catastrophisme d'onucrates en mal de gouvernance mondiale pour eux-mêmes et leurs amis ?

Laurent Berthod | 07 juin 2012 à 18h17
 
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PAS BESOIN DES NATIONS UNIES POUR POURSUIVRE LE BLABLA...IL NE FAUT PAS QUE DES DISCOURS ET DES IRRESPONSABLES POLITICO ADMINISTRATIFS...POUR CHANGER LA CONFIGURATION DU MONDE, IL FAUT QUELQUES CHEFS AUX PLEINS POUVOIRS BIEN INTENTIONNÉS...HEUREUSEMENT,ON PEUT ESPERER QUE LA REDUCTION DES DISPONIBILITÉS PÉTROLIÉRES DEVRAIENT DIMINUER...IL FAUT IMPOSER DES QUOTAS AUX MENAGES...FINI LA JAVA A COURRIR A TRAVERS LE MONDE SOUS PRETEXTE DE DISPOSER DE POGNON POUR ALLER FAIRE LES CONS JE NE SAIS OU SANS SE POSER LE MOINS DU MONDE LA QUESTION DE LA POLLUTION...IL FAUT METTRE FIN AU TOURISME QUI EST UN CARCAN DE NOS SOCIÉTÉS FOLLES ET QUI EST PROBABLEMENT UNE DES ACTIVITÉS LES PLUS POLLUANTES DONT PERSONNE NE PARLE...MÊME LES ECOLOS QUI SONT LES PREMIERS A COURIR EN 4 X 4 A TRAVERS ROUTES ET CHAMPS...SCANDALEUX

Bertrand | 08 juin 2012 à 09h52
 
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Le scepticisme, l'ennemie du siècle...

Dam | 08 juin 2012 à 10h45
 
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L'ennemi ce serait plutôt les préjugés, les idéologies, les partis pris et les dogmatismes.

Bertrand, par exemple, ferait un très bon dictateur.

Laurent Berthod | 08 juin 2012 à 11h33
 
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"Il y encore quelqu'un pour accorder de l'importance au catastrophisme d'onucrates en mal de gouvernance mondiale pour eux-mêmes et leurs amis ?"
Malheureusement non...

kerloen | 11 juin 2012 à 11h02
 
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Oui. C'est à la fois heureux et malheureux selon le degré de réalisme des problèmes posés et des solutions préconisées.

Les onucrates eux-mêmes car ce domaine d'activité pollue les esprits et fait perdre une bonne partie de l'esprit critique et de la rationalité. Les Verts, qu'ils soient verts verts ou pastèques.

Les activistes qui abreuvent les organisations intergouvernementales et les sommets de nouvelles alarmistes, obtiennent en réponse des déclarations alarmistes et retournent à leur petit business de l'alarmisme.

Les pas Verts (et les Verts déguisés) qui prennent des responsabilités dans l'écologie. L'activisme des ministres de l'écologie qui se déplacent pour assister à ces sommets. Mme Kosciusko-Morizet a été grandiose au dernier.

Wackes Seppi | 11 juin 2012 à 17h10
 
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Tout le monde s'en fou de la protection de l'environnement, mettre les cartons dans les poubelles jaunes ce n'est pas suffisant, comme l'indique ce rapport et tant d'autres par le monde, l'état de la planète est catastrophique. Mais un changement de cette ampleur ne peut pas se faire avec un état de conscience dans lequel est l'homme pour le moment. Une refonte complète de son rapport à la nature, même je dirais à la vie est nécessaire pour qu'il se rende compte qu'il ne peut pas se passer de la terre alors qu'elle peut largement se passer de nous. D'ailleurs si nous changeons pas, nous le verrons bientôt. Mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas vous mais vos enfants qui mourront de faim ou de maladie ou encore des différentes tempêtes qui se préparent.

A bientôt tout le monde.

Jordan | 12 juin 2012 à 08h25
 
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Eh! Réveil les mecs, regardez autour de vous! Vous croyez réellement que la planète va mieux?
Il est vrai que certains ne sont pas irréprochables... mais au moins ils essayent... avant de critiquer ce que les autres auraient pu faire, regardez ce que Vous n'avez pas eu l'intelligence de faire...
Comment et de combien avez vous personnellement réduit votre empreinte carbone en 2011?
Hein, ya plus grand monde pour commenter maintenant... A vos tablettes, vous pouvez encore rattraper le coup en 2012 et suivantes...

ATE Conseil | 12 juin 2012 à 08h34
 
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