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BNP Paribas accélère sa sortie du charbon, sans convaincre les ONG

Energie  |    |  Rémi Pin  |  Actu-Environnement.com

BNP Paribas a annoncé, dans un communiqué, « élargir à la totalité des pays de l'OCDE son objectif de fin de l'utilisation du charbon en 2030 par ses clients producteurs d'électricité ». Le groupe souhaite également mettre fin « à brève échéance », aux relations avec tout client développant de nouvelles capacités de production à base de charbon, et n'acceptera plus de nouveaux clients dont la part du chiffre d'affaires liée au charbon est supérieure à 25 %. « La mise en œuvre de cette politique conduira rapidement à une réduction de moitié environ du nombre d'entreprises clientes de BNP Paribas recourant au charbon pour une part de leur production en électricité » précise le groupe.

Déjà, en novembre 2019, BNP Paribas s'était engagée à sortir de la production d'électricité à partir du charbon en 2030 dans les pays de l'Union Européenne, et d'ici 2040 ailleurs. Vivement critiquée pour avoir oublié que les pays de l'OCDE hors Union, où se situe plus de 20 % de la capacité de production d'électricité à partir du charbon, doivent aussi être sortis du charbon en 2030, BNP Paribas rectifie donc le tir.

Une sortie du charbon encore « balbutiante » pour l'ONG Les Amis de la Terre, qui regrette que « ces engagements ne portent que sur la production d'électricité à partir du charbon, contrairement aux meilleures pratiques, par Crédit Agricole, Crédit Mutuel, AXA et d'autres secteurs financiers, qui portent sur l'ensemble de la chaîne de valeur ». Et de poursuivre : « contrairement aux meilleures pratiques, BNP Paribas ne s'engage pas à exclure les entreprises très actives dans le secteur de tous services financiers. BNP Paribas affirme que l'application de la politique conduira la banque à exclure la moitié des entreprises en portefeuille, mais rien ne permet de garantir lesquelles seront visées ».

« L'absence d'adoption de critères stricts d'exclusion au-delà des développeurs de centrales à charbon témoigne de la difficulté pour BNP Paribas de couper définitivement les ponts avec certains gros acteurs du secteur. BNP Paribas doit publier les modalités de ses engagements dans une future politique sectorielle. Pour lever le doute, le groupe devra préciser cette politique des critères stricts d'exclusion et demander aux entreprises restantes en portefeuille d'adopter, d'ici l'année prochaine, un plan public et détaillé de fermeture de leurs infrastructures charbon », commente Lucie Pinson, fondatrice et directrice de Reclaim Finance.

Réactions1 réaction à cet article

 

Ces financiers qui font du greenwashing ne sont pas logiques tellement ils sont "otages" des discours imbéciles des urgentistes catastrophistes.
En effet, il me semble que couper le financement de ceux qui utilisent le charbon revient à les priver des moyens de réaliser la transition, qui demande énormément de capitaux pour investir dans des installations nouvelles plus propres et moins émettrices.
C'est exactement ce que fait le vertueux marché carbone européen (ETS) qui assèche la capacité de financement des grands émetteurs, ce qui restreint leur possibilité d'investir.
Le remède qui tue le malade, en quelque sorte...
Merci de m'aider à comprendre, mais sans "décrypter" s'il vous plaît.
Bon déconfinement.

Albatros | 13 mai 2020 à 16h02
 
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