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Bois énergie : un collectif attaque en justice la directive européenne sur les renouvelables

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°391 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°391
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L'utilisation de la biomasse comme combustible "accélérera la dévastation généralisée des forêts et augmentera considérablement les émissions de gaz à effet de serre (GES) en ne tenant pas compte des émissions de CO2 provenant de la combustion de bois de chauffe", alerte un collectif d'ONG et de citoyens qui estime que "les centrales au bois émettent plus de CO2 par unité d'énergie générée que les centrales au charbon". Le 4 mars, ce collectif a déposé un recours devant Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) contre le traitement de la biomasse forestière en tant qu'énergie renouvelable dans la directive 2018 qui fixe un objectif européen de 32 % d'énergies renouvelables d'ici 2030. Bernard Auric et l'Association de lutte contre les nuisances et la pollution (ALNP) représentent la France dans ce collectif. Ils s'opposent notamment à la conversion à la biomasse de la centrale à charbon de Gardanne (Bouches-du-Rhône).

"En approuvant le texte de la directive, la Commission européenne, le Parlement et le Conseil n'ont pas tenu compte des données scientifiques et techniques disponibles selon lesquelles la récolte et la combustion de biomasse forestière nuirait aux écosystèmes forestiers et aux objectifs climatiques", explique le collectif qui considère que le texte européen ne tient pas compte du principe de précaution et des principes d'une action préventive, comme le prévoit le traité de l'UE. Les plaignants "soutiennent [aussi] que l'inclusion de la biomasse forestière dans la directive constitue une violation de leurs droits et libertés fondamentaux" car ils "[souffrent] des dommages directs des conséquences" de cette politique énergétique. "Ces infractions ne sont ni nécessaires ni véritablement conformes aux objectifs importants de l'UE en matière de protection de l'environnement et sont donc interdites au regard de la Charte des droits fondamentaux de l'UE", plaident-ils.

Réactions1 réaction à cet article

 

Bonjour,
Eh oui ! Pour le bois comme pour la méthanisation les lobbies tentent le forcing en trompant les politiques, qui sont de moins en moins capables d'apprécier les choses. Manque de scientifiques dans tout ça !
Une seule solution de base: diminuer la population terrestre.
sincèrement

Daniel | 22 mars 2019 à 13h25
 
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