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Brune Poirson veut inscrire dans la loi l'interdiction de destruction des produits neufs invendus

Déchets  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Brune Poirson a déclaré être "choquée" par le fait qu'Amazon détruise des millions de produits neufs invendus. Interrogée sur le plateau de l'émission Capital de M6, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique a annoncé que le projet de loi sur l'économie circulaire, qui devrait être présenté d'ici l'été, "va interdire ce type de pratique". Brune Poirson veut interdire aux entreprises de "rendre impropres à la consommation des produits qui pourraient être encore utilisables : pour cela, elles devront se débrouiller et trouver des solutions".

Les Amis de la Terre, qui ont contribué à l'enquête de Capital, "espèrent que ces annonces seront suivies d'effet". L'association restera vigilante "à ce qu'Amazon ne cherche pas à vider la loi de sa substance en invoquant l'application du régime européen sur les plateformes".

Un journaliste de M6 s'est fait embaucher à l'entrepôt d'Amazon à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), pour y "filmer comment le groupe gaspille plus 3,2 millions d'objets manufacturés chaque année", explique Capital. En effet, le géant de la vente en ligne loue à ses partenaires des espaces de stockage. Lorsque les invendus s'accumulent, l'entreprises propose aux propriétaires de récupérer la marchandise ou de la détruire. Or, le barème de location croît au fil du temps : 26 euros par m3 au départ, 500 euros par m3 après six mois et 1.000 euros par m3 après un an, rapporte Capital "[Ces] tarifs très chers obligent donc les vendeurs à opter pour une solution moins coûteuse : la destruction de la marchandise."

Réactions1 réaction à cet article

 

Où l'on constate une fois de plus que la presse indépendante et les associations de protection de l'environnement s'avèrent indispensables pour le débat de société et éclairer des décideurs manifestement bien mal informés. Bravo à elles pour ce reportage et honte à ce système de consommation délirant promu par des multinationales comme Amazon.
Pour ma part, même si son interface commande, ses prix, sa rapidité de livraison et sa qualité de service sont redoutables, je vais désormais tout faire pour me passer d'Amazon pour mes achats en ligne. Trop, c'est trop.

Pégase | 15 janvier 2019 à 09h34
 
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