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CAP 21 souligne ''les avancées'' du Grenelle 1 mais doute des moyens de financement

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Le parti écologiste CAP 21, présidé par l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage, salue des avancées incontestables dans la loi d'orientation Grenelle 1 dont le vote solennel par l'Assemblée nationale a lieu aujourd'hui.

Selon un communiqué, CAP 21 note des avancées en particulier sur le renversement de la charge de la preuve en matière environnementale, la compensation de la biodiversité, le développement de l'agriculture biologique et la réduction des pesticides, l'objectif national de réduction de la production des déchets de 25kg par habitant/an dans les cinq prochaines années.

Eric Delhaye, président délégué de CAP 21 espère cependant ''la correction'' d'un certain nombre d'amendements dans la poursuite du débat parlementaire, en particulier sur la modulation apportée au niveau d'efficacité énergétique des bâtiments neufs en fonction du choix de l'énergie (énergie électrique par ex) ou sur l'incinération retenue comme mode prioritaire de traitement des déchets ménagers résiduels. Eric Delhaye regrette par ailleurs l'absence de dispositions relatives à la protection des lanceurs d'alerte et de l'expertise.

De son côté, Corinne Lepage souligne le manque d'ambition pour mettre en place une véritable fiscalité écologique pour financer les 400 milliards d'euros d'investissements estimés pour mettre en œuvre le Grenelle d'ici 2020.

S'il reste beaucoup d'interrogations sur les moyens qui seront mis en œuvre, il est à douter que la loi Grenelle 2 et la loi de finances 2009 puissent nous rassurer dans le contexte de la crise économique actuelle qui se traduit par le gel de nombreux projets d'investissement privés que ce soit dans le domaine du logement ou le domaine industriel, indique la Présidente de CAP 21. Seuls des nouveaux mécanismes financiers et économiques allégeant les charges sur le travail et favorisant la transition énergétique vers une économie décarbonée et le développement d'une économie ''verte'' peuvent permettre de soutenir l'ambition affichée du Grenelle de l'Environnement, déclare-t-elle.

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