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Le CEA présente son bilan 2010 de maîtrise des risques

Les principaux indicateurs de maîtrise des risques présentés par le CEA apparaissent satisfaisants mais ils ne doivent pas masquer les incidents et accidents rencontrés sur 2010. Présentation du bilan.

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
   
Le CEA présente son bilan 2010 de maîtrise des risques
© CEA
   

Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a présenté le 15 juin 2011 ses résultats en matière de maîtrise des risques pour l'année 2010.

Points positifs : le nombre d'événements déclarés aux autorités est stable, l'exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants est basse, les rejets dans l'environnement sont inférieurs aux seuils autorisés. Points négatifs : le CEA a connu un incident de niveau 2, un accident du travail mortel et a dû activer à plusieurs reprises son Centre de coordination en cas de crise (CCC).

"Au bilan, et malgré certains résultats et évènements qui nous rappellent que dans le domaine de la maîtrise des risques rien n'est jamais définitivement acquis, je considère que, globalement, l'année 2010 a été une assez bonne année", a déclaré Edwige Bonnevie, Directeur du pôle maîtrise de risques.

Incident de niveau 2

En 2010, 108 événements ont fait l'objet d'une déclaration, contre 122 en 2009. 94 d'entre eux ont été classés au niveau 0 de l'échelle INES, 13 au niveau 1 et un au niveau 2.

"Cet événement, identifié en novembre dernier, concerne un équipement répertorié par erreur comme neuf, livré à une société prestataire, située à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Une fois ouvert, cet équipement a relâché dans les locaux de l'entreprise le tritium résiduel qu'il contenait, entraînant une légère contamination des salariés et un marquage des locaux", précise le CEA.

Le Commissariat indique s'être mobilisé pour retirer la source de contamination, assainir les locaux, mettre en place un plan de surveillance environnementale, d'ailleurs toujours en vigueur, et communiquer auprès des pouvoirs publics locaux, des autorités gouvernementales, de l'inspection du travail, des médias et des riverains.

"Si l'impact sanitaire et environnemental de cet événement est minime", selon le CEA qui s'appuie sur la dernière note publiée par l'IRSN, l'organisme a toutefois diligenté une enquête interne qui a abouti à un renforcement des procédures de contrôle des équipements.

Accident du travail mortel sur le plateau de Saclay

Le taux de fréquence des accidents du travail sur les centres du CEA (5,9 en 2010) est très inférieur au taux national (23,4 en 2009). Mais un accident du travail mortel sur le chantier Nanolnnov du plateau de Saclay de même qu'une hausse des acidents constatés chez les salariés des entreprises extérieures vient entacher ces résultats.

En matière d'exposition aux rayonnements ionisants, la dose individuelle moyenne enregistrée pour les salariés du CEA est de 0,11 mSv et de 0,09 mSv pour les salariés des entreprises extérieures. "Ces résultats témoignent de la politique d'équité en place dans la réalisation de nos chantiers à risques radiologiques", indique Edwige Bonnevie.

Ces doses restent stables, très inférieures aux doses autorisées pour les travailleurs du nucléaire (20 mSv) et même à celle autorisée pour le grand pubic (1 mSv), souligne le communiqué.

Le CEA déclare cependant une blessure avec contamination radiologique d'un prestataire à Grenoble, traitée en structure hospitalière spécialisée. "Le bilan de cette contamination reste dans les limites réglementaires", selon le Commissariat.

Rejets dans l'environnement globalement stables ou en baisse

En ce qui concerne les rejets radioactifs dans l'environnement, "ces rejets liquides sont stables en 2010 et toujours très largement inférieurs aux limites autorisées", selon le communiqué. " Les rejets gazeux, préalablement filtrés et soumis en continu à 200 voies de mesures sur l'ensemble des centres, sont globalement en baisse ces dernières années et inférieurs aux limites autorisées".

Depuis février 2010, le CEA alimente le réseau national de mesure qui met à la disposition du public les résultats de surveillance de la radioactivité dans l'environnement.

Ces résultats, présentés par le CEA comme satisfaisants en termes de sécurité au travail et de rejets dans l'environnement, ne doivent toutefois pas masquer le fait que l'organisme a connu plusieurs accidents ou incidents notables durant l'année 2010, dont certains l'ont contraint à activer son Centre de coordination en cas de crise.

Outre les accidents rappelés ci-desssus, on notera les événements suivants : épisodes neigeux majeurs à Cadarache, Marcoule et en région parisienne, qui ont notamment entraîné le maintien en sécurité des installations, blessure avec contamination radiologique d'un prestataire de la société Melox sur le site de Marcoule, reconditionnement de flacons d'acide picrique à Cadarache.

Réactions1 réaction à cet article

 

Faut-il faire confiance aux déclarations de Madame Bonnevie? Non,si on
est un anti-nucléaire "traumatisé" par Fukushima et il y a de quoi!
Et si ,on préfère rester neutre , on fait confiance aux exploitants ,car
pour le moment et heureusement,pas de catastrophe déclarée ,suite
à un tsunami ou une explosion. Par-contre , des cas graves d'irradiations chez des sous-traitants ont eu lieu. Seule, une vraie
transparence sur ce qui sera réalisé pour éviter Fukushima (sans
tsunami) ,pourra nous rassurer tous ,les riverains comme la planète
entière! Les nucléocrates ne sont sûrement pas d'accord avec mes
prédications "apocalyptiques"

arthur | 20 juin 2011 à 11h22
 
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