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Catastrophes naturelles : de nouveaux critères d'appréciation du risque sécheresse

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle va-t-elle devenir plus difficile à l'avenir pour le risque de mouvements de terrain différentiels résultant d'un épisode de sécheresse-réhydratation des sols ? Par une circulaire adressée, le 10 mai 2019, aux préfets de département, le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur fixe de nouveaux critères pour caractériser ce risque dont la fréquence a augmenté ces dernières années.

Les principaux apports de la réforme portent sur la prise en compte des progrès de la modélisation hydrométéorologique réalisés par Météo-France et par l'adoption de critères "plus lisibles" pour caractériser l'intensité d'un épisode de sécheresse-hydratation. Deux critères sont pris en compte cumulativement. Un critère géotechnique, en premier lieu, qui permet d'identifier les sols présentant une prédisposition au phénomène de retrait-gonflement en fonction de la variation du niveau d'humidité. En second lieu, un critère météorologique, apprécié pour chaque saison et fondé sur le niveau d'humidité des sols superficiels et la durée de retour de l'épisode de sécheresse, qui doit être supérieure ou égale à 25 ans. Ces nouveaux critères seront mis en œuvre dès cette année pour instruire les demandes des communes déposées au titre de l'épisode de 2018, précise la circulaire.

Selon le dernier rapport scientifique de la Caisse centrale de réassurance (CCR), la sécheresse géotechnique retrait-gonflement des argiles représente plus de 33 % de la sinistralité globale hors automobile sur la période 1982-2017. D'après une estimation des conséquences du changement climatique sur le coût des catastrophes naturelles en France, la sinistralité globale, exprimée sous la forme du rapport entre les coûts des sinistres et les primes, devrait augmenter de 50 %. Pour la sécheresse, l'augmentation de ce ratio serait de 23 %.

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