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Certificats d'économies d'énergie : les obligés doutent de leur capacité à économiser

Energie  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
Certificats d'économies d'énergie : les obligés doutent de leur capacité à économiser

Dans une lettre adressée au ministre de la Transition écologique et solidaire, les fournisseurs d'énergie (électricité, gaz et carburant) demandent de rallonger la période actuelle du dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE). Cette quatrième période a débuté en janvier 2018 et se termine en décembre 2020. Les objectifs d'économies sont ambitieux : 1.200 TWh pour les CEE obtenus sur des travaux "classiques" et 400 TWh pour les CEE obtenus auprès des ménages précaires. Ce qui inquiète les fournisseurs. Selon eux, le rythme de travaux n'est pas assez élevé : "Au cours de l'année écoulée, la production mensuelle des CEE a atteint seulement 60 % du rythme nécessaire", expliquent dans leur courrier l'Association Française du Gaz (AFG), l'Union française de l'Electricité (UFE), l'Association Nationale des Opérateurs Détaillants en Energie (Anode), l'Association Française Indépendante de l'Electricité et du Gaz (Afieg), l'Union Française des Industries Pétrolières (Ufip) et l'Union Professionnelle des Industries Privées du Gaz (Uprigaz).

Les représentants des fournisseurs d'énergie sont rejoints dans leur demande par des associations de consommateurs. Les Associations familiales catholiques, les Associations familiales laïques de Paris et la Confédération nationale du logement s'inquiètent aussi du coût du dispositif pour les ménages. Obligés de faire des travaux ou d'acheter des CEE sur le marché, les fournisseurs d'énergie choisissent de répercuter ces coûts sur les factures d'électricité des clients. "On constate un doublement du prix des CEE entre 2017 et 2018. L'indice spot, plus représentatif des tensions sur le marché des CEE, s'est établi en décembre dernier à 8,45 €/MWhc pour les CEE classiques", argumentent les auteurs du courrier. Selon eux, le coût du dispositif représente entre 3 et 4 % des dépenses énergétiques des Français. Ils demandent par conséquent que la 4e période soit prolongée d'au moins un an à iso-obligation afin d'assouplir "un dispositif en pleine surchauffe".

En début d'année, le gouvernement a élargi le dispositif à de nouveaux travaux et programmes d'accompagnement, ce qui pourrait donner un appel d'air au dispositif.

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