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Actu-Environnement

Le nouveau président de la Commission européenne donne des gages aux écologistes

Auditionné par les groupes politiques au Parlement européen, M. Juncker, nouveau président de la Commission, s'est montré à l'écoute des eurodéputés Verts sans pour autant exprimer de vision globale d'une politique environnementale européenne.

Gouvernance  |    |  Agnès Sinaï  |  Actu-Environnement.com

Jean-Claude Juncker a été choisi le 27 juin 2014 par les dirigeants européens pour être le prochain président de la Commission. Le Parlement européen a confirmé ce choix le 15 juillet 2014. En novembre prochain, il succèdera à ce poste au Portugais José Manuel Barroso. Ce chrétien-social modéré a confirmé son talent pour l'art du compromis, donnant des gages du côté du social, en plaidant pour un salaire minimum européen, tout comme envers les écologistes, lors de son audition par le groupe Verts le 9 juillet au Parlement européen. A ceux-là, il avoue ne pas bien connaître certaines thématiques phares, comme celles de la transition énergétique ou de la pêche, dont il promet, non sans humour, de ne pas "couler" la réforme. "Malgré tout, il connaît les dossiers et il a compris qu'il y avait des débats citoyens sur ces sujets de société", commente l'eurodéputée verte Michèle Rivasi à l'issue de cette audition. Même si, comme la majorité de ses collègues du groupe, celle-ci n'a pas voté pour M. Juncker, elle veut croire que le nouveau président de la Commission saura rester fidèle à ses premiers engagements.

Pour un objectif contraignant en faveur de l'efficacité énergétique

Lors de son discours devant le Parlement européen mardi 15 juillet, l'ancien Premier ministre luxembourgeois est allé jusqu'à défendre un objectif contraignant de 30% d'efficacité énergétique d'ici à 2030, au risque de prendre la Commission à rebrousse-poils. Celle-ci présentera en effet la semaine prochaine une communication sur l'efficacité énergétique qui servira de guide aux gouvernements européens dans leurs décisions sur leur objectif d'économies d'énergie d'ici 2030. "En amont de cette présentation, il est à craindre que les résultats sur lesquels la communication de la Commission se base aient été manipulés en interne, et ce en vue de biaiser le principal message politique", annonce l'eurodéputé vert luxembourgois Claude Thurmes. Ce qui n'augure pas une stratégie affirmée de la part de la Commission.

Il n'empêche que "je voudrais que nous soyons ambitieux sur ce plan, même si ce n'est pas un dossier sur lequel je suis en mesure de vous présenter un plan millimétrique", a déclaré M. Juncker lors de son audition par le groupe des Verts. "A priori, je suis partisan d'une meilleure efficacité énergétique, d'autant que ce secteur est capable de générer de la croissance et de l'emploi. J'ai toujours dit pendant la crise financière qu'il ne faudrait pas relâcher nos efforts contre la crise climatique car, elle, elle ne va pas disparaître. Donc je voudrais qu'en vue de la conférence climatique de Paris nous nous ressaisissions face à ce problème et que nous lui apportions toute l'attention voulue".

Un mix général

M. Juncker a plaidé pour une Union européenne de l'énergie, "un réel projet d'avenir pour l'UE. Je voudrais que nous accélérions la mise en place du marché unique européen de l'énergie, je voudrais que nous accélérions les interconnexions entre les Etats membres, je voudrais que nous réfléchissions au mix énergétique, même si le choix du mix est considéré comme une affaire qui concerne chaque Etat membre isolément. Ceci dit, nous ne pouvons pas rester sur le mix que nous avons, parce que nous irons dans le mur, il faut non seulement réduire notre dépendance par rapport à la Russie, mais il faut aussi réduire notre dépendance par rapport à l'énergie fossile. Je voudrais que les Etats membres se mettent ensemble pour créer une centrale d'achat d'énergie. C'est absurde qu'ils se présentent isolément devant les grands fournisseurs alors qu'il serait préférable que nous puissions nous organiser de façon collective et solidaire pour pouvoir peser sur les prix de l'énergie et sur les conditions du marché. Nous devons comprendre que l'énergie fait partie de la diplomatie moderne et je voudrais que les nouveaux commissaires en prennent la mesure".

Contre la fracturation hydraulique

La présidence Juncker marquera-t-elle une inflexion dans la politique de l'énergie ? Limitera-t-elle l'influence du commissaire sortant, Günther Oettinger ? Devant le groupe des Verts, M. Juncker s'est déclaré contre la fracturation hydraulique  : "Je serais plutôt favorable d'investir davantage dans la recherche afin d'éviter les conséquences négatives déjà connues de cette technologie. Je ne suis certainement pas favorable à promouvoir la fracturation hydraulique. Je suis pour le principe de précaution en la matière".

Autre dossier, qui a pesé lourd pendant la campagne des élections européennes, le traité transatlantique Etats-Unis-Europe. Cet accord très controversé a fait l'objet d'une consultation publique, lancée par la Commission européenne, sur le mécanisme privé de règlement des différends. Celle-ci ayant recueilli quelque 90.000 réponses, M. Juncker a remis en cause les tribunaux privés dont le traité entend se doter. Il a plaidé pour que les Etats-Unis, comme l'Europe, recourent à leur propres juridictions.

L'agriculture européenne sera-t-elle plus soutenable sous la présidence de M. Juncker ? Sur les OGM et la protection des consommateurs, le nouveau président de la Commission estime que "les signaux ne sont pas très clairs. Le processus n'est pas transparent, et j'ai des difficultés à avoir une vue d'ensemble. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose que la Commission doive prendre des décisions parce qu'elle désapprouve le Conseil, ce n'est pas démocratique", faisant allusion au vote contre l'autorisation de la culture du maïs transgénique TC 1507 de Pioneer par 19 Etats européens le 11 février dernier. La procédure veut que, lorsque le Conseil ne parvient pas atteindre une majorité qualifiée sur une proposition de la Commission, la décision finale revienne à cette dernière. M. Juncker n'a pas exclu de revoir la procédure en la matière.

Pour M. Juncker, il s'est agi de donner des gages afin de rallier le maximum de soutiens avant le vote du Parlement, plutôt que d'exprimer une vision écologique d'ensemble. Pour Michèle Rivasi, "ces signaux sont à vérifier". Les députés Verts demandent des commissaires "éco-compatibles" sur les questions environnementales et énergétiques. Pour l'heure, quatre commissaires intérimaires ont été élus lors d'un vote unique. Déni de démocratie ? Les auditions reprendront fin septembre, et le Parlement votera sur le "package" en octobre pour élire la nouvelle Commission, qui, plus féminine, sera peut-être aussi plus écologique.

Réactions32 réactions à cet article

 

Que tout le monde oublie que le principe de précaution est avec d'autres principes du droit européen de l'environnement principe général du droit de l'UE et en conséquence conditionne toute action dans tout domaine est assez consternant ; que l'on découvre enfin que l'énergie est une question centrale ne l'est pas moins... Le croisement des deux à la lumière de Fukushima pour les risques nucléaires transfrontières, de risques géopolitiques directs (Ukraine, Russie, golfe, Irak, Afrique ) ou indirects (climats, biodiversités; migrations) liés aux énergies carbones importées, ou financier et militaire pour toutes les énergies importées aurait dû donner depuis longtemps un paramétrage d'une stratégie énergétique ambitieuse de l'UE. Tel n'est pas encore manifestement le cas.

DURA LEX SED LEX | 21 juillet 2014 à 10h06
 
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Un seul objectif: réduction des émissions nettes de CO2.
Il faut fixer des objectifs d'émissions en tonnes de CO2 émis par habitant pour comparer de choses comparables.
Deux règles simples et tout le monde au travail
Les moyens ne doivent pas être imposés, mais proposés par chacun des états membres.
L'efficacité énergétique est l'un des moyens incontestables.
Le développement de l'éolien et du photovoltaïque ne doit plus être aidé.

ITC78 | 21 juillet 2014 à 10h14
 
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Décidément les écologistes savent se montrer nuisibles à tous les niveaux.

Vive les gaz de schistes ! A bas la réaction ! A bas le principe de précaution !

Laurent Berthod | 21 juillet 2014 à 10h26
 
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Berthe !
Oh !
Regarde !
Le troll a invectives a encore éructé au profit de toutes les antiennes rétrogrades qui ont mis la France dans l'impasse...

L'or en Berthe eaux | 21 juillet 2014 à 10h51
 
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La crise, le chômage, la misère, c'est la faute au progrès, c'est bien connu !

Laurent Berthod | 21 juillet 2014 à 11h46
 
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Ploum ploum Troll, troll, troll ! Troll, troll, troll, pas drôle...

Non, à la ronde que dansent la concussion, la corruption, la complaisance, la lâcheté, la cupidité, la rapacité, le goût du pouvoir et les petits calculs à défaut de voie clairement tracée, s'appuyant sur la bêtise, l'ignorance et les troubles existentiels.

Rien à voir avec le progrès dont la définition suppose un référentiel pour en donner les modalités et la direction (par exemple le TUE et le TFUE ou quelques grands textes internationaux dont la charte des Nations Unies ou la déclaration universelle des droit de l'homme).

Comme ne l'a pas remarqué l'Or en Berthe, on peut se servir d'un ordinateur, acheter en grande surface bas de gamme, manger de la viande, ne pas être (encore) pauvre, et avoir conscience de ce qui ne va pas.

Justement... l'Or en Berthe Torquemada lançant ses anathèmes et autres fatwas assassins contre des gens qui a priori ne pèsent pas vraiment sur le destin du monde tel qu'il va mal...

Mais il est vrai que ce n'est pas aller à la soupe de tous les lobbies... Eventuellement, gratuitement : vertu accordée a priori, qui en fait un bon fantassin utile et pas cher de qui en est revêtu.

Et permet de trouver à chacun sa place dans la farandole, ou de ne pas jouer ni de cette musique, ni d'entrer dans cette danse.

Ploum, ploum, ploum ! Troll, troll, troll ! C'est vraiment pas drôle...

L'or en Berthe eaux | 21 juillet 2014 à 14h42
 
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C'est marrant comme ce monsieur (LB) s'ennuie tellement sur le site où il écrit des stupidités pire qu'ici (si si c'est possible !), qu'il en vienne à venir ici pour provoquer !
Je crois qu'il n'a pas digéré la dernière attaque de trolls sur ce site au printemps et qu'il a besoin de se venger et de devenir troll lui-même. Un psychologue devrait examiner ce cas, c'est intéressant.
Toujours est-il qu'il faut le comprendre, il s'est tellement fait humilier et ridiculiser devant ses petits camarades qu'il a dorénavant une rancœur tenace.
Je me souviens que LB avait même menacé de quitter le site et quelqu'un avec des arguments déplaisants à la ligne éditoriale du site lui avait dit grosso modo :
"vous vous retrouvez régulièrement sur ce site tels des copains au café du coin, après une journée de boulot ou un match de foot. Puis vous glosez, vous faites dans la caricature, dans la grossièreté parfois, voire dans l’insulte quand vous manquez d’arguments ou quand des trolls peu scrupuleux vous ont énervé. Rien de plus normal finalement, une conséquence de l’effet de groupe qui permet de vous rassurer et de donner un sens à votre existence. C’est humain.
Alors quoi qu’il arrive, tout comme vos copains et copines adeptes du commérage, vous reviendrez toujours sur ce forum, et vous le savez pertinemment !".
Ce qui n'a pas manqué de l'énerver ! Alors svp, soyez indulgent avec ce pauvre type qui traîne des séquelles ineffaçables au + profond de lui.

René | 22 juillet 2014 à 15h45
 
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Je vais même être sympa avec lui et lui offrir l'occasion de se faire un esprit critique sur le progrès en l'invitant à lire l'article "le progrès est devenu le moyen de l'aliénation". Mais peut-on forcer à boire un âne qui n'a pas soif ?

René | 22 juillet 2014 à 15h48
 
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@L'or en Berthe eaux
Vous dîtes : "l'Or en Berthe Torquemada lançant ses anathèmes et autres fatwas assassins"
Vous plaisantez, n'est-ce pas ? Ses invectives ne sont que du pipi de chat ! Des provocations stériles d'ado (pourtant c'est un vieux monsieur) pour attirer l'attention sur lui, car oui il aime aussi être le centre du monde.
Pour avoir déjà échangé avec lui, je peux vous affirmer que ce type est un fieffé réac, nostalgique du monde d'avant, de l'agriculture chimique, de l'ordre sécuritaire, etc. Je suis convaincu qu'il regrette aussi le temps où l'on utilisait massivement l'amiante, tant que ça pouvait générer des profits...
Mais alors, ne craignez rien, il est vraiment aussi inoffensif qu'un chaton et ses pseudos-diatribes aussi vaines qu’un cri dans le désert ! Un pauvre troll en somme !

Philippe Charles | 22 juillet 2014 à 16h46
 
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Merci pour vos interventions pour inviter ce troll déplaisant à se mettre en accord avec ses dires, c'est à dire à dégager du site - qu'il discrédite - de lui-même. On ne le regrettera pas et l'enterrement sera sans fleur ni couronne.

Mais un peu de respect pour les ânes : ils sont intelligents, travailleurs, au pied sûr, et justement, reculent devant la bêtise crasse... :).

L'or en Berthe eaux | 23 juillet 2014 à 10h57
 
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Se faire insulter par des imbéciles est un délice de fin gourmet.

Laurent Berthod | 23 juillet 2014 à 14h58
 
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LB a écrit : "Se faire insulter par des imbéciles est un délice de fin gourmet."
Pfff, même pas foutu de rendre à César...
Ceci est une tentative de citation de Courteline dont l'original est :
"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet."
Vu les déclarations grotesques, les idioties et les imbécilités proférées par LB, les insultes pleuvent régulièrement (il doit les aimer, ça lui donne l'impression d'exister) ce qui l'amène à essayer de répondre cette citation très fréquemment !

Juliette | 23 juillet 2014 à 16h15
 
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Ce n'est pas une tentative de citation, c'est une adaptation à mon cas particulier ? Ce qu'il peut y avoir comme pauv'cloches !

Laurent Berthod | 23 juillet 2014 à 17h53
 
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Qu'est-ce que je vous disais au sujet de LB ?
Aussi inoffensif qu'un chaton et très égocentrique...

Mais pour revenir à l'article, que cela vous plaise ou non LB, les idées progressistes des verts gagnent du terrain tant elles relèvent du bon sens.

Philippe Charles | 23 juillet 2014 à 18h24
 
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Juste un bémol sur le bon sens des idées progressistes(?) des "verts".
A quoi peut bien servir le déploiement forcené des énergies renouvelables intermittentes que l'on implante à renfort de milliards d'euros. On en est à implanter des usines électriques sur nos plages c'est "vert"?.
Pourquoi n'entend on pas parler du déploiement, plus judicieux à mon sens, du renouvelable non intermittent (géothermie profonde, méthanisation, valorisation des déchets ménagers et agricoles...) qui seraient la seule alternative crédible au thermique fossile et fissile (à service rendu identique)
De l'électricité et du gaz sans mats de 215 mètres de haut envahissant nos plages et nos campagnes.
Le bon en somme.

ITC78 | 24 juillet 2014 à 12h02
 
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@ ITC
Comme c'est un peu fastidieux à expliquer sur ce site, je vous invite vivement à lire le fascicule "Energies renouvelables - En finir avec les idées reçues" dispo gratuitement sur le net et qui répondra à toutes vos interrogations légitimes

Philippe Charles | 24 juillet 2014 à 14h24
 
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J'ai parcouru le fascicule recommandé par Philippe Charles.
Celui ci conforte mon opinion qu'il ne faudrait déployer exclusivement que des renouvelables non intermittentes. La compensation des absences des renouvelables intermittentes est un vrai problème sans solution autre que celle d'utiliser les renouvelables non intermittentes ou pire des énergie fossiles ou fissiles. Alors au lieu de les utiliser pour compenser utilisons les enr non intermittentes tout simplement directement sans avoir besoin de monter les intermittentes. Un seul investissement : les renouvelables non intermittentes oui, les intermittentes dont l'éolien non!
Sur le site RTE eco2mix on peut se faire une opinion de la variabilité des vents et de la régularité du thermique renouvelable. On imagine bien que l'exploitation du vent pose un vrai problème.

ITC78 | 24 juillet 2014 à 23h25
 
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Bonjour ITC 78, apparemment la Marseillaise vous inspire et vous redoutez les mâts pour vos fils et compagnes... Curieuse indignation et vulgate qui ne tient pas debout (si je puis dire) ; que ne vous ont hérissé les pylônes électriques érigés dans nos campagnes ? Pour ma part abstraction faite de la source de l'énergie qu'ils véhiculent et des ses risques incontrôlables, inassurables, et irréversibles en cas de survenance, je les trouve très esthétiques introduisant une géométrie intéressante en paysage.
Savez vous que le nucléaire à des rigidités et des cycles qui font qu'EDF ERDF ont négocié des capacités de turbinage stockage aux quatre coins de l'Europe ? Que ces capacités de turbinage peuvent satisfaire aux irrégularités de capacités équivalentes du renvouvelable éolien ? que la combinaison de l'éolien, de l'hydrolien du marée ou du houlo moteur, voire de PAC industrielles marines réduisent ces irrégularités avec des capacités de production gigantesques, que si combinés avec du solaire thermique décentralisé habitat, habitat passif, ces questions que vous soulevez n'en sont plus pour autant que s'en fût ? Rien à craindre donc des mâts et pieux pour vos fils et compagnes s'offrant à Hélios sur les plages, d'autant que ce ne sont pas des lieux d'implantations des champs éoliens... Mais j'en parlerai à ma femme qui va bien rire...

Inspecteur Colombo | 25 juillet 2014 à 08h39
 
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@Colombo
A vous lire vous confirmez l'inutilité des énergies renouvelables intermittentes. Mettons en oeuvre ce que vous suggérez sans passer par la case éolienne.
L'argent non dépensé inutilement pour ériger les éoliennes permettra le financement des économies d'énergie, la sortie du chauffage et l'eau chaude électriques, un développement du renouvelable non intermittent... et ensuite envisager une vraie sortie du nucléaire.
On crée tous les inconvénients reconnus de l'éolien industriel et ensuite on cherche tous les moyens pour limiter ces inconvénients (acheter des barrages en Europe n'en augmente pas la disponibilté, cette production est déjà mobilisée au maximum, un renouvelable non intermittent non extensible)
il serait tellement plus simple de ne pas créer les problèmes.
L'aspect paysager est un vrai difficulté et les méthodes employées pour imposer les projets feront que le rejet ne pourra que s'amplifier.
Juste un détail c'est que les plages où il est prévu de planter des centaines de machines de 215 mètres de haut ne sont pas fréquentées par les adeptes du bronzage mais par des amateurs, j'allai dire amoureux, d'espace naturel et de vue imprenable vers l'horizon.
1 millions de visiteurs seront privés de ce paysage rien qu'à Erquy et Fréhel pour moins de 1750 GWh par an.
PS: si je puis me permettre, rappelez à votre femme que le cancer dû à l'exposition au soleil c'est 60 000 cas de carcinomes et 7000 cas de mélanomes diagnostiqués chaque année en France

ITC78 | 25 juillet 2014 à 11h37
 
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Bonjour Ingénieur Télécom 78
Je connais Erquy Fréhel, puisque j'y vis. Donc les oppositions au projet éolien et l'usage de l'impact paysager pour planter ; impact jamais évoqué pour empêcher les pylônes THT, qui ont aussi une fonction de dispersion énergétique - pas seulement transit ni perte - des centrales nucléaires de cuisson des oeufs.
Je n'ai pas souvenir que les opposants au projet d'Erquy aient dispersé un quart de leur énergie à demander la mise en place d'un service public local de l'énergie sur le périmètre de visibilité du parc éolien et l'arrière pays correspondant ; ce service tiers investisseur amortisseur, de conseil technique et de prestation à prix coûtant pour chaque domicile où le revenu principal et le droit de vote seraient domiciliés, presterait de la définition à la réception des travaux, les artisans soumettant sur lesdites prescriptions.
Pour ma femme : nous pratiquons des sports nautiques sous latex, l'eau étant fraîche et nous ennuyant sur les plages, d'une région où nous vivons dont le rapport coût qualité des prestations et services de bouche et de tourisme est de plus en plus médiocre ; les prix augmentent la qualité baisse ; s'y trouvent bien des opposants oubliant clubs mickey, panneaux divers, mâts de bateau dans leur vision de la pollution visuelle. Tous les gisements renouvelables et de stockage tampon doivent être mobilisés et combinés en évitant leur appropriation par des opérateurs délocalisables (logique OPEP).

Inspecteur Colombo | 25 juillet 2014 à 12h38
 
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Monsieur Colombo
Je perçois que vous seriez un supporter de l'industrialisation des espaces marins. Je ne puis croire que la fibre écologique qui vibre en chacun d'entre nous ne remue votre conscience devant les projets de massacre des paysages côtiers que nombre pays nous envient et des risques d'impact sur les occupants actuels des fonds marins (objets de vos loisirs) de faible profondeur retenus pour cette industrialisation de nos côtes.
Si on pouvait justifier cette hérésie par une utilité économique ou un quelconque intérêt général, la raison devrait s'y résoudre. La réduction des émissions de gaz carbonique fait partie de l'intérêt général à traiter en urgence.
Or que constate-t-on? Un pays comme l'Allemagne trop souvent cité en exemple reste le plus gros émetteur de C02 de l'Europe (en 2013 759 926 tonnes rien que pour le secteur énergétique en augmentation de 2% par rapport à 2012 soit 2,2 fois plus que la France) En terme de kg de C02 par habitants en 2011tous usages confondus: moyenne européenne 8,4 Allemagne 9,1 France 5,6.Champions Lituanie 5,0 Suède et Hongrie 5,1
Des efforts sont à faire nous ne pouvons qu'être d'accord.
Les renouvelables nous ne pouvons qu'être d'accord.
Les renouvelables intermittents comme l'éolien industriel je conteste.
En effet quelle est l'utilité de machines dont la production varie de zéro à 90% de sa puissance en permanence (voir RTE Ecomix2) à compenser par une autre énergie non intermittente émettrice de C02 fossile de surcroit?

ITC78 | 26 juillet 2014 à 11h37
 
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Erratum
J'ai indiqué les émissions électriques de C02 de l'Allemagne alors qu'il s'agit des émissions liées à toutes les consommations d'énergie. Dans tous les cas malgré un fort développement de Enr intermittentes, ce pays reste le plus gros pollueur de l'Europe en terme de C02.
Ref Eurostat mai 2014 C02 "emissions from energy use"
Recevez mes excuses

ITC78 | 26 juillet 2014 à 15h42
 
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ah ! ITC 78 et Colombo se sont un peu frités, mais lancent un débat comme il n'y en a jamais eu un dans nos grands messes françaises (pseudo concertatives (et encore moins légalement consultatives).

D'abord l'Allemagne a aplatit sa production nucléaire, et a compensé temporairement par du charbon ; en partie importée malgré ses gisements (voir manif à Hamburg en mai 2013 pour le blocage de l'Elbe). Les centrales sont arrêtées au sens de la production mais en veille, pas encore sous cocon (voir crépitement des lignes très hautes tension début 2013 en sortie d'AKW (Scelle par exemple).

L'eolien est la première énergie industriellement au point et le champs éolien plus le turbinage la réponse productive centralisée immédiate sur réseaux et régulations existantes;

ITC 78 n'a pas tort, mais il zappe l'étape d'apprentissage industriel en proximité de côtés avant le grand large et d'autres ENR en combinatoire ; les questions de Colombo sont bonnes, si un peu raides : ).

DURA LEX SED LEX | 28 juillet 2014 à 10h03
 
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Tout le monde est d'accord sur les économies d'énergie à entreprendre.
Tout le monde peut comprendre la nécessité de réduire l'imprégnation de l'atmosphère par du C02 passée de 180 ppm (parties par million) avant l'ère industrielle à 300 ppm actuellement et sa probabilité d'augmentation.
Personne ne conteste l'intérêt du renouvelable pour la production d'énergies avec toutefois certaines conditions.
Ce qui est contestable: la production essentiellement orientée vers l'électricité. Compte tenu de l'absence de possibilité de stockage, l'électricité doit être produite à la hauteur de la consommation à quelque % près (objet des effacements délestages et autres smart-grids). Les variations extrêmes (de 0 à 100 %) de l'éolien en font une production complètement inadaptée voire inutile, néfaste.
Effectivement l'apprentissage industriel est une nécessité et une étape incontournable pour le développement d'une innovation (encore faut-il qu'une éolienne en soit une il y en a déjà Plus de 5000 en France) .
Elle se fait à travers des pilotes industriels.
Or que constate -t-on pour l'éolien en mer par exemple?
6 sites attribués sous appels d'offre pour un budget d'investissements de 2,5 milliards chacun soit 15 milliards d'euros... pour voir?
6 autres sites en prévision. Les lauréats des appels d'offre sont autorisés à facturer 8 à 10 milliards d'euros chacun soit pour les 6 premiers "essais" environ 60 milliards, 120 Mds les 12. Pour se faire la main?
Il faut effectivement zapper!!

ITC78 | 28 juillet 2014 à 16h47
 
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Mon cher ITC78,

Vous avez écrit :

"Tout le monde peut comprendre la nécessité de réduire l'imprégnation de l'atmosphère par du C02 passée de 180 ppm (parties par million) avant l'ère industrielle à 300 ppm actuellement..."

Ben non. Pas moi, ni beaucoup d'autres, qui ne sommes pas convaincus par la propagande d'onucrates en mal de gouvernance mondiale par eux-mêmes et à leur profit.

J'espère que je ne recevrai pas, de la part d'autres participants, le tombereau d'injures habituel pour l'expression de ma pensée sincère et réfléchie.

Bien à vous.

Laurent Berthod | 28 juillet 2014 à 23h32
 
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@ Laurent Berthaud
Et 400 ppm avant la fin du siècle.
On connait assez précisément la consommation mondiale des combustibles fossiles et donc à peu près le C02 généré par celles ci. Quelques mesures (insuffisantes statistiquement) confirment que environ la moitié du C02 émis reste dans l'atmosphère. Notre planète étant par nature un système instable et chaotique peut laisser penser qu'y introduire des modifications (substantielles) pourrait poser quelques soucis. La discussion est permise sur les conséquences possibles de ce qui est un état de fait: le CO2 augmente et l'activité humaine y contribue.

ITC78 | 29 juillet 2014 à 13h02
 
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Vous avez de la patience ITC 78 à tenter de répondre à L. Berthod. Mais sachez que ce personnage se plaît à considérer les experts du GIEC comme des incompétents et à provoquer des polémiques.
Cela porte un nom : un TROLL !
Un troll égocentrique qui plus est. Il ne cherchera même pas à comprendre la logique de ce que vous lui expliquez (si tant est qu'il en ait les capacités, ce dont je doute souvent vu ses commentaires ridicules et nullissimes) mais s'attachera à contredire, à discréditer, à étaler ses pseudos-connaissances, à semer le doute et à tout ramener à sa petite personne insignifiante.
Bref vous pouvez toujours essayer d'apporter des arguments, mais avec lui, c'est peine perdue : on ne fait pas boire un âne qui na pas soif !

René | 29 juillet 2014 à 16h31
 
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Voilà, ce qui devait arriver est arrivé : une pluie d'insulte et de procès d'intention. Mon contradicteur sait mieux que moi ce que je pense et me fait dire ce qu'il pense que je pense.

Cela ne mérite que mépris.

Laurent Berthod | 29 juillet 2014 à 18h15
 
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Nul procès d'intention, que des faits étayés par vos propos Troll-Berthod !

Les lecteurs pourront d'ailleurs en juger à l'aune de vos interventions sur ce fil et sur d'autres.

René | 30 juillet 2014 à 11h28
 
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Personne ne relève que la CE est désormais dirigée par une personne issue d'un paradis fiscal, qui ne fera jamais avancer l'UE sur l'harmonisation fiscale (alors que nombre d'écolos sont des fanatiques des taxes).
Cet homme (M. Juncker) ne fera que confirmer les capitulations européennes au nom de la "vertu", notamment environnementale. C'est désolant pour qui souhaite avoir une activité professionnelle dans un secteur de production...
Je soutiens de plus belle Laurent devant les insultes dont il est l'objet. Il n'a le tort que d'employer en miroir les méthodes de ses contradicteurs qui dévoilent leur vision de la démocratie: je serai sans doute avec Laurent dans le camp d'aliénés prévu pour les "trolls" si d'aventure ils arrivaient au pouvoir.

Albatros | 30 juillet 2014 à 12h47
 
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Mon cher ITC 78,

Je ne conteste pas vos chiffres sur la teneur en gaz carbonique de l'atmosphère. Je conteste les conclusions que de prétendus climatologues en tirent sur l'évolution du climat.

Je conteste aussi votre formulation : "Notre planète étant par nature un système instable et chaotique". Depuis que la vie existe sur terre le climat de la planète est resté dans des limites permettant le maintien et le développement de la vie, y compris durant de longues périodes où le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère était de beaucoup supérieur à aujourd'hui. Contrairement aux rétroactions positives invoquées par les réchauffistes et qui aboutiraient à une évolution divergente du climat terrestre, il doit bien y avoir des rétroactions négatives, des ressorts de rappel dirait on en mécanique ou de l'homéostasie en biologie.

Que le débat soit ouvert me parait tout à fait normal. Ce qui est intellectuellement insupportable, c'est qu'en France il soit forclos par la quasi totalité des scientifiques, la totalité du monde journalistique et du monde politique. Ce n'est pas le cas dans les pays anglo-saxons. Il est vrai que ces pays sont imprégnés depuis longtemps d'un libéralisme intellectuel que la France n'a jamais connue, sa prétendue intelligentsia préférant errer de parole de gourou en parole de gourou.

Bien à vous.

Laurent Berthod | 30 juillet 2014 à 15h25
 
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Un deuxième volet de la problématique du C02 est une confusion trop souvent faite entre les phénomènes climatiques qui s'inscrivent dans une périodicité longue et les phénomènes météorologiques qui sont observés sur périodes (très) courtes. Un ouragan ou un tsunami n'est pas un phénomène climatique mais météorologique. Une glaciation ou un réchauffement "global" sont des phénomènes climatiques. Je qualifie notre planète d'instable et de chaotique, au sens ou rien n'est figé et que les phénomènes observés n'obéissent à aucune règle. Les études climatiques et météorologiques (prévision météo) sont issues de calculs statistiques (avec des calculateurs énormes). Les prévisions sont des simulations, les résultats ne s'affichent qu'en terme de probabilités.

ITC78 | 30 juillet 2014 à 21h22
 
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