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Crédit d'impôt, réforme RGE, bonus-malus : les professionnels du bâtiment montent au créneau

Bâtiment  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Alors que le projet de loi de finances pour 2019 (PLF 2019) est discuté par les députés, les professionnels du secteur du bâtiment renouvellent leur opposition au recentrage du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Le budget alloué au dispositif passera à 800 M€. Le gouvernement a aussi repoussé la transformation en prime du CITE à 2020. La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) ainsi que la Fédération française du bâtiment (FFB) ont déploré l'absence de concertation sur le sujet. Patrick Liebus, président de la Capeb, dénonce la diminution de plus de la moitié du budget dédié au CITE. Il appelle à réhausser les crédits affectés au CITE à hauteur de 1,2 milliard. Les artisans du BTP et la FFB réclament la réintroduction des fenêtres et des chaudières performantes au fioul dans le périmètre du CITE. La Capeb demande de "réintroduire a minima les menuiseries extérieures. Sinon, comment éradiquer les passoires thermiques et viser une consommation inférieure à 50 KWh/m², comme le souhaite le gouvernement ?", s'interroge-t-elle.

Le 3 octobre, Jacques Chanut, président de la FFB, a aussi fait part au cabinet du ministre François de Rugy des "fortes inquiétudes" des artisans et entrepreneurs sur la réforme de la qualification des professionnels reconnus garants de l'environnement (RGE). La FFB "s'est opposée à l'accumulation d'obligations en tous genres qui va créer un monstre de complexité et engendrer des coûts insupportables, qui ne résoudra en rien le problème central des fausses attestations".

François de Rugy a également annoncé, le 2 octobre, devant les sénateurs, des mesures "contraignantes" pour lutter contre les passoires thermiques. La mise en place d'un bonus-malus énergétique sur les logements pourrait faire son retour et inquiète la FFB, opposée à cette mesure."Une telle orientation entrainerait une défiance générale pour l'investissement immobilier, qui se traduira par un effondrement des marchés et donc de l'emploi", a réitéré la FFB qui dénonce une "approche punitive".

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