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Cuivre : une feuille de route pour réduire son utilisation et faire émerger des alternatives

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Le ministère de l'Agriculture a publié, le 15 juillet, une feuille de route pour réduire l'utilisation du cuivre en agriculture, et notamment en agriculture biologique. Pour rappel, fin 2018, la Commission européenne a renouvelé, pour une durée de sept ans, l'autorisation d'utilisation du cuivre pour les traitements de certaines maladies (oïdium, mildiou…). Cette décision était assortie d'une condition : ne pas dépasser une moyenne de 4 kg par hectare et par an ou une quantité de 28 kg à lisser sur sept ans, compte tenu des risques environnementaux et sanitaires liés au cuivre.

A la lumière de ces nouvelles conditions, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) procède à la mise à jour des autorisations en vigueur. "Les autorisations de mise sur le marché pourront être délivrées en absence d'effet néfaste sur la santé et en absence de risque inacceptable pour l'environnement", indique le ministère.

En parallèle, la feuille de route prévoit d'accentuer la recherche sur les alternatives au cuivre et la réduction des doses. Une cartographie de la recherche et des expérimentations sera réalisée, elle permettra d'identifier les freins résiduels et les filières concernées. Les outils conçus dans le cadre d'Ecophyto seront mobilisés afin d'accompagner et former les agriculteurs au changement de pratiques. "Les apporteurs de solutions sont incités à déposer de nouvelles fiches actions ou de nouvelles références dans le cadre du dispositif des certificats de produits phytopharmaceutiques (CEPP)", précise la feuille de route. Des dispositions seront prises pour faciliter le recours au biocontrôle et aux préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP).

Un travail sera également mené au sujet des variétés adaptées. "Pour la filière viticole, le gouvernement défendra l'évolution, dans le cadre de la réforme de la politique agricole commune de 2020, des types de cépages autorisés pour la production de vins bénéficiant d'appellations d'origine protégée (AOP). A ce titre, la France soutient la proposition de la Commission européenne visant à autoriser l'utilisation de cépages hybrides de Vitis vinifera pour la production d'AOP".

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