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Le PNUE appelle à développer la gestion des DEEE dans les pays en développement

Déchets  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
Dans un nouveau rapport présenté le 22 février, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a appelé à développer la gestion des déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) dans les pays en développement, dont la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud.

''La vente de produits électroniques dans des pays comme la Chine et l'Inde, en Afrique ou en Amérique latine, devrait exploser dans les 10 prochaines années, ce qui pourrait avoir de graves conséquences environnementales'', a prévenu le PNUE. Or, les pays en développement ne disposent actuellement d'aucune filière pour le recyclage des DEEE, indique l'étude intitulée ''Recycling - from E - Waste to Resources''.

La Chine est le deuxième producteur de déchets électroniques au monde, derrière les Etats-Unis, avec 2,3 millions de tonnes par an. En Afrique du Sud et en Chine, le rapport prévoit une augmentation des déchets d'ordinateurs de 200 à 400% d'ici à 2020. En Inde, cette augmentation devrait atteindre les 500%. La téléphonie mobile devrait quant à elle produire 7 fois plus de déchets en 2020 qu'en 2007 en Chine et 18 fois plus en Inde. La proportion de déchets de téléviseurs devrait également doubler dans ces deux pays et celle des réfrigérateurs pourrait tripler en Inde d'ici à 2020.

''Ce rapport souligne l'urgence de mettre en place des processus ambitieux, formels et régulés pour le ramassage et la gestion des déchets électroniques'', a déclaré le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner. ''Des procédures d'incinération inadéquates entraînent une pollution toxique importante'', a-t-il alerté. Il y a ''urgence'' à mettre en place des méthodes de recyclage qui ''offrent le potentiel de générer de l'emploi, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de récupérer d'importantes quantités de métaux, comme l'argent, l'or, le palladium, le cuivre ou l'indium'' contenus dans les DEEE (ordinateurs, téléphones portables...), a affirmé M. Steiner.

Réactions4 réactions à cet article

 
gestion des DEEE

Merci pour le rapport publié par les instances de l'UNESCO. mais sachez qu'il est désormais possible d'associer les sud entier dans ses problèmes malgré l'avancée de certains "CAS" cités à l'instar de Chine Inde, Afrique du Sud ...
je porte ma préoccupation sur le fait que la menace dénoncée des deee est réel pour les PVD et dont il est plus jamais urgent d'envisager des solutions de haut niveau. un appel à projets pays en faveur de la société civile et le secteur privé serait le mieux venu...

ZANY | 12 mars 2010 à 17h29
 
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réaction sur les D3E

Je suis heureux de voir aue les choses bougent on se préoccupe des DEEE au sud aujourd'hui peu parmi les PVD disposent des dispositifs ou alors des unités de recyclage des des e déchets je pense qu'il faut aller plus loin car la plupart des déchets de ce type finissent leur vie en Afrique pour le cas des ordinateurs les clients versent un taxe pour leur recyclage je pense une partie des taxes doivent nous revenir car beaucoup d'ordinateurs ont leurs tombes dans cette partie du monde appuyer à mettre en place des unités pourrait aider à réduire de manière significative la pollution des ses déchets

Adiouma | 16 mars 2010 à 23h14
 
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je suis soulagée et heureuse de constater que la communauté internationale se préoccupe de la gestion des DEEE surtout dans les PED comme le sénégal. d'ailleur je souhaite mener ma réfléxion pour mon mémoir de fin de formation sur cette question.

timetimafatoumata.cisse | 06 mars 2011 à 01h24
 
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voici à peine un an passé, l'UNESCO a publié un rapport sur les DEEE. que pouvons-nous tirer comme résultat aujourd'hui. peut-on penser que des initiatives concrètes verront le jour ou que les politiques institutionnelles emboitent véritablement le pas pour que la réduction des DEEE commence sa phase pratique dans les PVD. Une chose me semble injuste c(est le retard souvent observé dans la prise de décision de prévenir l'Afrique des catastrophes telle que la pollution des DEEE qui pourtant devrait préoccuper les acteurs d'aide publique au développement. en tout état de cause, je pense qu'il est extrêmement urgent de faire quelque chose pour mener des actions physiques contre la prolifération des DEEE particulièrement en Afrique

ZANY | 10 mars 2011 à 16h44
 
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