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Déchets radioactifs : trois expertises lancées avant le débat public

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Lors de sa séance du 6 février, la Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé d'engager trois expertises préalables à la tenue du débat sur le nouveau plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR), qui doit couvrir la période 2019-2021. Elles porteront sur l'analyse des possibilités d'entreposage à sec des combustibles radioactifs, l'état des lieux à l'international du stockage géologique profond des déchets radioactifs, et l'analyse des jeux d'acteurs et des intérêts économiques autour du nucléaire en France.

La CNDP se dit "particulièrement attachée" à ce que ce débat public soit l'occasion "d'une pleine information de nos concitoyens" et qu'il permette "la participation effective sur un sujet trop souvent préempté par des experts". Cette annonce devrait mettre du baume au cœur de Greenpeace qui a publié le 30 janvier les conclusions d'un rapport d'experts internationaux sur les déchets nucléaires et qui préconise un entreposage à sec des déchets à faible profondeur plutôt qu'un stockage en couche géologique profonde.

Le calendrier du débat public, dont l'organisation avait été décidée en avril 2018, était en tout état de cause déjà retardé pour plusieurs raisons : la signature tardive de la convention financière permettant le financement du débat par le gouvernement, la publication le 25 janvier, seulement, du projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), la nécessité que le maître d 'ouvrage complète son dossier par des fiches mettant en avant les enjeux environnementaux et sanitaires du plan, et, enfin, l'attente des conclusions du Grand débat national. La CNDP demande aussi que la synthèse de "l'excellent travail de clarification des controverses", réalisé par la commission particulière chargée de mener le débat, soit joint au dossier soumis au public.

Au final, le débat, qui a déjà été repoussé à plusieurs reprises, n'aura pas lieu avant le 15 avril. Un nouveau report, lié à la période de réserve précédant les élections européennes, n'est pas non plus à exclure.

Réactions1 réaction à cet article

 

Je lis avec satisfaction qu'un consensus serait en train de voir le jour pour mettre en place " un entreposage à sec des déchets (radioactifs de vie longue) à faible profondeur plutôt qu'un stockage en couche géologique profonde".
A défaut de pouvoir les éliminer, ce qui sera sans doute possible un jour par transmutation, ce serait une solution de bon sens.
Quand on pense qu'on les a balancés au fond des océans pendant des décennies on reste perplexe sur la santé mentale de ceux qui prennent de telles décisions !

glaudius92 | 18 février 2019 à 16h51
 
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