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Défauts de l'EPR de Flamanville : l'ASN demande à EDF de vérifier plus de soudures

L'ASN demande à EDF de vérifier un plus grand nombre de soudures du réacteur EPR de Flamanville. Elle souhaite aussi que l'entreprise se prépare à refaire dix soudures défectueuses qu'elle ne compte pas réparer pour l'instant.

Risques  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
Défauts de l'EPR de Flamanville : l'ASN demande à EDF de vérifier plus de soudures

Ce mercredi 3 octobre, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annonce avoir indiqué à EDF qu'"un travail technique important reste à faire" concernant la réparation des défauts de certaines des soudures du circuit secondaire de l'EPR de Flamanville (Manche). Elle souhaite en particulier qu'EDF vérifie un plus grand nombre de soudures et que l'entreprise se prépare à toutes les réparer.

   
Soudures situées au niveau de l'enceinte de confinement. © ASN
 
   

Pour rappel, début avril, EDF avait annoncé avoir décelé des écarts de qualité dans la réalisation de soudures sur les tuyauteries du circuit secondaire principal du réacteur. En juillet, EDF et l'ASN expliquaient que sur les 148 soudures contrôlées, 33 présentent des écarts de qualité et seront refaites. Vingt soudures supplémentaires, jugées de non-défectueuses par EDF, seront refaites et dix autres font l'objet d'une expertise supplémentaire pour démontrer que les défauts ne mettent pas en cause la sûreté des installations. Ces travaux entrainent un nouveau retard du calendrier de mise en service du réacteur : le chargement du combustible est désormais prévu au cours du 4ème trimestre 2019.

EDF doit se préparer à réparer toutes les soudures

Le courrier de l'ASN envoyé à EDF, le 2 octobre, confirme qu'à ce stade, EDF envisage "le maintien en l'état de certaines soudures, dont les huit soudures situées au niveau de l'enceinte de confinement". L'Autorité considère que "cette option nécessite la réalisation d'un programme conséquent d'essais visant à mieux caractériser les propriétés mécaniques des soudures". Surtout, elle demande à EDF d'"engager dès à présent les actions préalables à la réparation des soudures concernées". En effet, "il n'est pas certain" que le programme d'essais aboutisse. Le groupe permanent d'experts de l'ASN pour les équipements sous pression nucléaires sera consulté dans le cadre de cette instruction.

Plus généralement, elle redit une nouvelle fois que ces défauts "traduisent une défaillance de la surveillance réalisée par EDF sur certaines activités du chantier". En conséquence, l'ASN demande à EDF "d'étendre [sa] revue de la qualité des matériels du réacteur EPR (…) à un périmètre plus large d'équipements et de sous-traitants". Ces analyses plus poussées, basées sur des contrôles in situ et des revues documentaires, visent en particulier l'ensemble des tuyauteries et les soudures du circuit primaire principal et les tronçons de tuyauteries vapeurs concernés par la démarche d'exclusion de rupture.

Enfin, le premier écart ayant été identifié par EDF en juillet 2015, l'ASN considère que la gestion de cette situation par l'exploitant a été défaillante. L'ASN demande donc à EDF d'effectuer une analyse approfondie des dysfonctionnements survenus au sein de ses services et de ceux de ses fournisseurs. EDF devra également expliquer l'information tardive de l'ASN, au début de l'année 2017.

Réactions1 réaction à cet article

 

Dans la consultation ouverte par l'ASN en septembre, j'ai écrit avoir été surpris de la décision précédente où l'ASN qualifie le couvercle mais invente une date de péremption sur du matériel nucléaire, comme sur un vulgaire pot de yaourt !
Ceci pour la plus puissante chaudière vapeur qui sera en fonctionnement au monde, 4 500 MW vapeur quand même !

Où le couvercle était acceptable, où il ne l'était pas.

Avec ces nouveaux retards pour soudures, soucis de qualité qui n'ont sont sans doute pas finis d'éclore, ne peut-on pas envisager de mettre le réacteur en essais sous pression mais sans combustible ?

2024 date couperet pour le remplacement s'approche, on pourrait les essais terminés enlever bien plus facilement et rapidement le couvercle non contaminé, couvercle qui sera de toute façon à remplacer avec ses 107 tuyaux traversants à couper et à réessayer et alors là avec combustible
Le nouveau couvercle Japonais doit nécessairement arriver avant fin 2014, vu le temps de repose, et avec ces 107 tuyaux nouveaux à replacer et ressouder, ne faut-il pas envisager cette solution, ceci éviterait tout risque éventuel, quitte à perdre un peu de production facturable

EDF vient bien de supporter, dans un grande Omerta, le désastre du grand carénage de Paluel 2, avec 7 mois d'arrêt prévus et dont les 30 mois d'arrêt de plus ont représenté à eux seuls par perte de production un milliard d'euros de plus (sans même parler des dégats au condenseur plus la chute d'un générateur de vapeur.)

pierren | 04 octobre 2018 à 10h03
 
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