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ENR : le recul chinois dans le photovoltaïque impacte les investissements mondiaux

En 2017, le plan chinois de développement du solaire avait dopé les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables. Un an plus tard, le coup de frein décidé par Pékin se traduit par un recul de 8 % des investissements mondiaux.

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

En 2018, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont atteint 332,1 milliards de dollars. Soit une baisse de 8 % par rapport à 2017. Ce recul s'explique par le contrecoup de la politique chinoise de développement du photovoltaïque. Après avoir porté le secteur en 2017, la Chine a sensiblement ralenti ses investissements. Pour autant, "pour la cinquième année consécutive, les investissements ont dépassé la barre des 300 milliards de dollars", explique Bloomberg New Energy Finance (BNEF) qui a dressé le bilan annuel des investissements dans les énergies renouvelables. Pour rappel, le record a été établi en 2015, avec 360,3 milliards de dollars d'investissements.

La Chine réduit de moitié ses investissements photovoltaïques

En 2017, les investissements mondiaux avaient littéralement été portés par la Chine qui avait investi 86,5 milliards de dollars dans de nouvelles installations photovoltaïques. Cette année-là, l'installation de panneaux photovoltaïques en Chine représentait près du quart des investissements mondiaux. Mais en 2018, l'Empire du Milieu a opéré "un changement radical de politique en limitant l'accès des nouveaux projets à son tarif d'achat". Combiné à une baisse du coût du photovoltaïque, cette politique a entraîné une chute de 53 % des investissements solaires en Chine, à 40,4 milliards de dollars.

Plus globalement, l'investissement mondial dans le solaire a chuté de 24 % pour atteindre 130,8 milliards de dollars. Outre, l'effet du coût d'arrêt des investissements chinois, BNEF pointe "la forte baisse" des coûts en capital. "La référence mondiale de BNEF pour les coûts d'installation d'un mégawatt de capacité photovoltaïque a chuté de 12 % en 2018, les fabricants ayant réduit leur prix de vente face à la surabondance de modules photovoltaïques sur le marché mondial."

Les nouvelles capacités photovoltaïques installées poursuivent leur progression et atteignent 109 gigawatts (GW) en 2018, contre 99 GW un an plus tôt. Certes, l'année a été "difficile" pour de nombreux acteurs, note BNEF, mais certains pays "ont tiré parti de la compétitivité accrue de la technologie". C'est particulièrement vrai de l'Inde qui affiche les coûts d'investissement par mégawatt parmi les plus bas. Bloomberg cite en particulier le financement d'une centrale de 709 mégawatts (MW) pour environ 500 millions de dollars.

L'éolien offshore progresse de 14 %

Du côté de l'éolien, les investissements mondiaux ont progressé de 3% pour atteindre 128,6 milliards de dollars. Cette hausse est liée à l'éolien offshore qui affiche une bonne dynamique avec 25,7 milliards de dollars d'investissements, en hausse de 14 % sur un an. Le plus gros investissement est en Europe, avec le parc de de Moray Firth East, en Mer du Nord, qui atteint 3,3 milliards de dollars pour une puissance de 950 MW. Pour les années à venir, BNEF anticipe une profonde modification de la géographie du secteur. Les deux pionniers européens, l'Allemagne et le Royaume-Uni, devraient rester des acteurs importants. Mais la Chine va devenir le premier marché mondial. En 2018, 13 parcs ont été mis en construction en Chine pour un coût de 11,4 milliards de dollars. Les développeurs se tournent aussi vers Taiwan et la côte Est des Etats-Unis.

L'éolien à terre progresse aussi en 2018 (+2 % à 100,8 milliards de dollars). Le secteur a notamment été tiré par le lancement de grands projets, tels que ceux d'Enel en Afrique du Sud (706 MW, estimé à 1,4 milliard de dollars) et l'installation de Xcel Rush Creek aux Etats-Unis (1 milliard de dollars pour 600 MW). 5,3 milliards de dollars investis en France Les autres secteurs progressent aussi : les investissements dans la biomasse et la valorisation énergétique des déchets affichent une croissance de 18 % (à 6,3 milliards de dollars), ceux dans les biocarburants progressent de 47 % (3 milliards de dollars), ceux dans la géothermie de 10 % (à 1,8 milliard de dollars) et ceux dans les petites centrales hydroélectriques et dans les énergies marines renouvelables de respectivement 50 % et 16 % à 1,7 milliard et 180 millions de dollars.

Au plan international, les Etats-Unis sont deuxième avec des investissements de 64,2 milliards (+12 %). Les 28 Etats membre de l'Union européenne totalisent 74,5 milliards de dollars d'investissements (+27 %). Quant à la France, elle totalise 5,3 milliards de dollars d'investissements (+7 %) et se place en 11ième position au niveau mondial.

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