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Plus de 80% des équipements de protection individuelle analysés par la DGCCRF ne sont pas conformes

Risques  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°382 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°382
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Sur les 572 établissements que la DGCCRF a contrôlés en 2016 pour vérifier le respect de la réglementation sur les équipements de protection individuelle (EPI), plus d'un quart se sont révélés en anomalie. Plus grave, 82% des équipements analysés étaient non conformes.

"La plupart des non-conformités constatées tenaient à des lacunes de marquage, d'information et d'avertissement, ainsi qu'à l'absence ou au mauvais emploi de la langue française dans la notice d'utilisation", explique la direction du ministère de l'Economie. "De manière générale, l'information relative à la période de péremption des équipements de protection individuelle avant la mise au rebut reste mal maîtrisée par les différents opérateurs", ajoute-t-elle.

Sur les 91 équipements analysés, 75 étaient non conformes dont cinq dangereux. Parmi ces derniers, trois étaient utilisés pour les travaux forestiers ou de jardinage : une paire de gants de tronçonnage et deux casques. "Ces produits ont fait l'objet d'un rappel et d'un retrait du marché", rassure la DGCCRF. Les deux autres appareils dangereux étaient des appareils filtrants : un jeu de filtres anti-gaz utilisé exclusivement par des professionnels et livré sur chantier, et un demi-masque avec filtres combinés (anti-gaz et anti-aérosols superposés). Le premier fait l'objet d'un suivi par la Direction générale du travail, le second a fait l'objet d'un rappel et d'un retrait du marché, indiquent les services de contrôle.

"Faute de s'approprier les référentiels en vigueur, les opérateurs proposent sur le marché des équipements de protection individuelle qui, majoritairement, ne répondent pas à tous les critères réglementaires et normatifs applicables", euphémise la DGCCRF. La bonne diffusion des connaissances réglementaires demeure donc "un enjeu majeur de la filière EPI", ajoute-t-elle. D'où sa volonté affichée de poursuivre ces contrôles.

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