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Des professionnels du solaire photovoltaïque publient leurs revendications

Energie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Le Colloque National du Photovoltaïque, organisé par l'Association Européenne de l'Industrie Photovoltaïque (EPIA) qui regroupe 170 entreprises, et l'ensemble des acteurs français du secteur, s'est tenu les 28 et 29 juin à Aix-les Bains.

Ce colloque qui a réuni plus de 500 professionnels du solaire, a présenté l'état des lieux du marché, les perspectives de croissance de la filière photovoltaïque en France. Ainsi, en 2007, le marché français du photovoltaïque atteignait 35 MW, contre 2.200 MW en Europe, dont 50 % en Allemagne. Depuis 2006, la France s'est dotée de tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque intéressants, mais pour l'EPIA, en favorisant essentiellement les produits intégrés au bâtiment et en laissant de côté les installations plus simples (ex : posés sur bâtiments), ce dispositif ralentit le développement de la filière. L'EPIA souligne aussi les temps et contraintes de connexion au réseau. Au 31 mars 2008, 70 MW de systèmes photovoltaïques étaient en attente d'autorisation, tandis que seuls 2 MW ont été autorisés au premier trimestre 2008.

A l'issue du colloque, les professionnels du solaire ont également formulé trois revendications afin de permettre un développement progressif et ambitieux du marché en France, précise l'EPIA.

Les professionnels souhaitent réviser les objectifs de la programmation prévisionnelle des investissements (PPI) à un niveau permettant de favoriser le développement d'une industrie nationale du photovoltaïque : 1.100 MW en 2012 et 7.000 MW en 2020.

Ils demandent également l'élargissement des tarifs d'achat. Pour les systèmes intégrés au bâti, les professionnels souhaitent le maintien de la structure et du niveau (0,57 €/kWh) actuels du tarif pour le bâtiment, ainsi que des critères d'éligibilité à la prime d'intégration. Pour les systèmes non-intégrés au bâti, ils demandent l'introduction d'un tarif d'achat à 0,45 €/kWh. Pour les systèmes posés au sol, ils revendiquent le réajustement du tarif de base (à hauteur de 0,38 €/kWh) pour permettre le développement maîtrisé de projets de centrales (jusqu'à 2.000 MW).

Les professionnels proposent également le maintien d'un système de soutien adapté en outre-mer ainsi que le maintien du crédit d'impôt pour les installations destinées aux particuliers.

Enfin, les professionnels demandent la simplification des procédures administratives par la création d'un guichet unique de traitement de toutes les démarches. Ils souhaitent également le renforcement des mesures actuelles favorables au photovoltaïque dans les codes de la construction et de l'urbanisme.

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