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Emissions de CO2 des voitures : le Conseil de l'UE pour une baisse de 35% d'ici 2030

Transport  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Baisser de 15% en 2025 et 35% d'ici 2030 les émissions moyennes de CO2 des voitures particulières neuves d'ici 2030. Telle est la position arrêtée, mercredi 10 octobre au petit matin, par le Conseil de l'Union européenne. Cet accord donne mandat à la présidence autrichienne pour entamer des négociations avec le Parlement.

Ce dernier avait fixé sa propre position le 3 octobre dernier. Une position plus ambitieuse puisque les eurodéputés s'étaient prononcés en faveur d'une réduction des émissions de 20% en 2025 et 40% en 2030. La position du Conseil est donc intermédiaire entre celle du Parlement et celle de la Commission. Cette dernière avait proposé en novembre 2017 une réduction de 15% en 2025 et de 30% en 2030 par rapport à 2021. Pour les véhicules utilitaires, le Conseil a maintenu les objectifs proposés par l'exécutif européen, soit une baisse de 15% en 2025 et de 30% en 2030.

Au lendemain de la publication du rapport spécial du Giec, "les ministres européens de l'Environnement (...) échouent à aligner les instruments avec l'impératif de drastiquement réduire nos émissions de gaz à effet de serre", réagit le Réseau Action Climat (RAC). "Les Etats membres actent des objectifs faibles qui traduisent un ralentissement du rythme de réduction des émissions de CO2 des voitures neuves par rapport à la règlementation actuelle", critique l'ONG. Le son de cloche est totalement différent du côté des constructeurs automobiles. "Bien que les niveaux de réduction de CO2 convenus par les États membres hier soient moins agressifs que ceux votés par le Parlement européen la semaine dernière, ils risquent toujours d'avoir un impact négatif sur la compétitivité de l'industrie, des travailleurs de l'automobile et des consommateurs", avertit Erik Jonnaert, secrétaire général de l'Association des constructeurs européens (ACEA).

Les ministres de l'Environnement se sont par ailleurs positionnés en faveur d'un relèvement de la proposition de la Commission d'instaurer un mécanisme d'incitation en faveur des véhicules électriques ou à faibles émissions. Pour bénéficier du bonus, consistant en un objectif de réduction moins strict, les constructeurs devront vendre plus de 35% (et non plus 30%) de véhicules "propres" en 2030. Le Conseil s'est également positionné en faveur d'une incitation des constructeurs à vendre ces véhicules dans les pays où leur pénétration du marché est la plus faible. Les ministres souhaitent enfin obliger les fabricants à communiquer les valeurs d'émission mesurées selon la procédure de test mondial harmonisé des véhicules légers (WLTP).

Les négociations entre les colégislateurs commencent immédiatement, avec une première réunion de trilogue qui devait se tenir dès aujourd'hui.

Réactions4 réactions à cet article

 

Bonne nouvelle pour le diesel. D'une part on devra reconnaître la réduction mathématique de rejet de CO2, d'autre part, les COV rejetés par les moteurs à essence sont pour certains des gaz à fort effet de serre.
Rêvons à la promotion de motricité hybride diesel + électrique. On peut aussi penser à des diesel de faible puissance ~50cv avec un apport de puissance ponctuelle par l'électrique comme sur les F1. Le moteur tournant souvent à son régime de rendement maximum, tout en gardant une bonne motricité pour les démarrages, accélérations et côtes.
Pour les véhicules urbains l'idéal sera toutefois l'électricité, sous condition d'une électricité faiblement carbonée. En Pologne, ce serait encore pire qu'avec de l'essence.

VD69 | 10 octobre 2018 à 17h40
 
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Le communiqué de l'association des constructeurs européens indique noir sur blanc que la compétitivité de l'industrie repose sur de fortes émissions de CO2 (un peu comme celle de l'agriculture intensive est étroitement liée à l'emploi massif de désherbants). Notre modèle économique dominant ne sait donc toujours pas produire sans endommager la planète et hypothéquer l'avenir.

Pégase | 11 octobre 2018 à 09h35
 
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Parole, parole, parole... 2030, c'est bien trop tard, c'est 2020 qu'il faut viser ! Tant que les lobbys pétrole et auto seront à la manœuvre, la conso' des voitures ne baissera pas. Se rappeler que les attaques actuelles contre le diesel ne viennent pas de sa pollution (les moteurs récents sont propres) mais de ce qu'il coûte plus cher à fabriquer et que les raffineries sont vieilles : l'écologie n'a hélas rien à voir dans le diesel-bashing.
La solution : une vignette très dissuasive sur la puissance des véhicules. Qui en aura le courage ?!

dmg | 11 octobre 2018 à 20h29
 
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@ dmg : ce que vous écrivez m'interpelle (causes du diesel-bashing). Pouvez-vous nous communiquer vos sources d'information ?

Pégase | 12 octobre 2018 à 09h15
 
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