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Eolien : RES obtient le feu vert pour sa première opération de repowering

Alors que les premiers parcs éoliens installés en France arrivent en fin de vie, la question de leur renouvellement est un enjeu pour la filière. Le développeur RES a obtenu les autorisations pour sa première opération de repowering, dans l'Aude.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

C'est tout un symbole. Le développeur de projets éoliens RES vient d'obtenir le feu vert pour renouveler le premier parc qu'il a construit en France. Mis en service en décembre 2000, le parc de Souleilla-Corbières, dans l'Aude, va être totalement remis à neuf. Ce projet de repowering a par ailleurs été retenu dans le cadre d'un appel d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et pourra bénéficier d'un complément de rémunération.

Le projet a bénéficié de l'éclaircissement réglementaire récent, très attendu par la profession, qui consistait à définir si l'opération de repowering était une modification substantielle ou non substantielle du parc, et s'il nécessitait de fait de nouvelles procédures d'autorisations.

"Ce parc a presque 18 ans de fonctionnement. Il bénéficie d'un très bon gisement, raconte Matthieu Tusch, responsable de projets éoliens chez RES. Lorsque nous avons lancé les réflexions sur son renouvellement, il n'y avait pas de cadre réglementaire. Le projet d'instruction aux préfets, présenté par Sébastien Lecornu en janvier dernier, nous a permis d'engager les discussions avec l'administration et d'obtenir un arrêté d'autorisation début mai. Nous avons pu candidater à l'appel d'offres CRE". En effet, le cahier des charges de l'appel d'offres n'exclut pas les projets de repowering, du moment que l'installation est renouvelée.

Augmentation de la production de 15 %

Situé à proximité de radars, le parc ne peut pas voir ses dimensions revues à la hausse. L'instruction prévoit, dans le cas où le renouvellement du parc est mené à l'identique, ou avec une augmentation de moins de 10 % de sa taille, que ce n'est pas une modification substantielle. La procédure est donc allégée.

Il a fallu jouer sur d'autres leviers pour augmenter le potentiel du parc : "Nous étions contraints pour la taille des éoliennes. Nous nous sommes donc rapproché de l'entreprise Poma, pour concevoir un design spécifique des machines et augmenter leur productivité. Le design est adapté au gisement de vent du site et devrait permettre de gagner en disponibilité", explique Matthieu Tusch. La puissance nominale du parc devrait passer de 1,3 MW à 1,5 MW. "Avec ces deux leviers, nous pensons pouvoir augmenter la production du parc de 15 %". L'opération complète de repowering devrait prendre deux ans et demi, après une phase de design, d'industrialisation de l'éolienne dans l'usine de Poma située à Voreppe (Rhône-Alpes), de déconstruction et de reconstruction du parc.

Ce projet devrait marquer le début d'une longue série. Le développeur, au portefeuille bien garni en éolien, va passer en revue ses plus anciens parcs pour évaluer le potentiel de repowering. "Sous 12 à 24 mois, nous espérons lancer des projets de renouvellement qui couvrent l'ensemble du panel de possibilités de l'instruction réglementaire : mêmes emplacements mais avec augmentation des dimensions, reconfiguration complète du parc… Nous souhaitons nous positionner sur ce marché d'avenir".

Réactions2 réactions à cet article

 

Papier très intéressant...
* on a une idée de la durée de vie effective des parcs éoliens : 18 ans, 2 ou 3 fois moins qu'une centrale nucléaire, ça nous met un prix du kWh produit effectivement conséquent... et non compressible.
* on ne dit rien de la méthode : les nouvelles turbines vont-elles être disposées sur les mêmes socles en béton ou va t'on en faire de nouveaux, dans ce cas que deviennent les anciens ? La voirie actuelle sera-t-elle assez vaste pour amener les gros composants ?
* qu'y a-t-il comme filière de recyclage ?
* quel est le vrai coût complet ?
Bref, pas mal de cadavres dans le placard...

dmg | 01 novembre 2018 à 09h14
 
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Les promoteurs éoliens nous ont répété sans cesse que leurs machines ne seraient pas installées pour des décennies mais que les paysages seraient libérés de leur présence .
On voit aujourd'hui ce qu'il fallait penser de leur engagement .
.

sirius | 04 novembre 2018 à 22h30
 
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