En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Eolien : les professionnels défendent l'avenir de la filière

France Energie Eolienne veut que le gouvernement vise un objectif de 47 GW d'éolien pour 2028. Les professionnels mettent en avant les avantages de la filière en termes de compétitivité, d'emploi et de fiscalité locale.

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce jeudi 11 octobre, France Energie Eolienne (FEE) a fait part de ses ambitions et des objectifs de la filière pour les dix prochaines années. Alors que le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) devrait être présenté à la fin du mois, les acteurs de l'éolien craignent une PPE "sans réelle ambition" pour leur secteur. FEE a bien conscience que la futur PPE constituera un moment clé pour l'avenir énergétique français. A priori, la France ne cherche pas une énergie dominante pour les prochaines décennies, comme ce fut le cas du nucléaire, mais certaines technologies pourraient être plus favorisées que d'autres.

 
La simplification se fait attendre FEE attend toujours la mise en œuvre complète des mesures de simplification validées en janvier par le groupe de travail mandaté par Sébastien Lecornu. Une mesure est particulièrement attendue : la suppression d'un niveau de juridiction pour accélérer le traitement des contentieux.

Aujourd'hui, le décret est finalisé et le CSPRT a rendu un avis positif d'une courte majorité. Mais pour l'instant, rien n'est publié. FEE espère qu'il le sera "dans les semaines à venir".
 

La fédération préconise de relever de 32 à 45% la part d'énergies renouvelables dans le mix électrique français à l'horizon 2030, dont 23% pour l'éolien. Les professionnels estiment que pour 2023, le secteur est en mesure d'atteindre le haut de la fourchette fixée dans la PPE, soit 26 gigawatts (GW) pour l'éolien terrestre. En effet, 1,7 GW a été raccordé en 2017, portant le total à 15 GW. En augmentant le rythme à 2 GW par an, les 26 GW seront atteints. Pour la prochaine période, ils demandent à l'Etat de fixer un objectif de 37 GW d'éolien terrestre. Et pour l'éolien en mer ? Ils souhaitent d'abord que les 3,2 GW engagés se concrétisent d'ici 2023 (3 GW pour les six appels d'offres d'éolien posé et 0,2 GW de fermes pilotes pour le flottant). Pour 2028, ils réclament de 6 à 10 GW.

Emplois et recettes fiscales non délocalisables

Pour se faire entendre, la filière avance quatre arguments. Aujourd'hui, l'éolien est une filière compétitive, font valoir les acteurs du secteur. "Le prix moyen de l'éolien en France est moitié moins cher que celui du nouveau nucléaire", expliquent-ils. Les résultats du premier appel d'offres pour l'éolien terrestre, annoncés en janvier dernier, ont établi un prix moyen de 65,4 euros par mégawattheures (MWh). C'est aussi le cas de l'éolien offshore : le futur appel d'offres pour la zone de Dunkerque (Nord) devrait être lancé avec un prix de soutien garanti de 60 euros par MWh. Ce critère de compétitivité est essentiel alors que Bercy semble plus que jamais focalisé sur les coûts de production des différentes filières. Pour l'éolien flottant, un coût de l'ordre de 60 à 80 euros par MWh est envisageable à l'horizon 2030, contre 100 à 150 euros actuellement.

Le second argument concerne l'emploi. La filière compte aujourd'hui 17.000 emplois. Elle a créé 1.230 emplois en 2017. "Plusde10.000 emplois locaux sont attendus des plans industriels liés aux deux premiers appels d'offres éolien offshore de 2012 et 2014", ajoute FEE. Les professionnels de l'éolien font aussi valoir que, pour une même production électrique, l'éolien crée plus d'emplois que le nucléaire.

Dans le même esprit, la fédération professionnelle explique que l'éolien bénéficie directement aux territoires, puisque ces emplois ne sont pas délocalisables. Aujourd'hui la filière revendique aussi 800 entreprises en France. En outre, les parcs apportent des retombées fiscales aux territoires. Sur ce dernier point, FEE rappelle qu'un mégawatt (MW) installé rapporte chaque année environ 7.000 euros à la commune d'implantation, 3.000 euros au département et 1.000 euros à la région. Un parc "moyen" de 7 turbines de 3,5 MW rapporte donc un peu plus de 170.000 euros à la commune. En 2017, l'ensemble des recettes fiscales versées aux collectivités se sont élevées à 151,4 millions d'euros.

La popularité insoupçonnée de l'éolien

Le dernier argument concerne l'apport de l'éolien au système électrique français. Ajouter de nouvelles capacités permet de sécuriser les marges d'approvisionnement en électricité jusqu'en 2020, explique FEE. Cela permet aussi au territoire de faire face aux variabilités saisonnières d'offre et de demande. Enfin, cela permet de s'assurer "la mise à l'arrêt des centrales de production", estime FEE. "Les facteurs de charge de l'éolien en France étant à peu près constants sur les cinq dernières années, l'augmentation de la puissance éolienne installée implique l'augmentation du taux de couverture de la consommation électrique du pays", ajoute le syndicat.

Reste l'opposition des Français à l'éolien. Celle-ci est factice, estime FEE qui met en avant un sondage réalisé par Harris Interactive sur la perception de l'éolien par les Français (1.091 personnes interrogées) et les riverains (1.001 personnes). Premier constat : l'éolien a une bonne image auprès des Français (73% en ont une bonne ou très bonne image). Surtout, 80% des personnes habitant à moins de cinq km d'un parc ont une opinion favorable. Pourquoi les opposants se font-ils autant entendre ? "Ils sont très bien organisés", déplore Olivier Perot, ce sont "des associations quasiment professionnelles". Celles-ci "agitent des inquiétudes" et parviennent à se faire entendre des pouvoirs publics et des citoyens concernés par les projets de parcs éoliens.

Réactions26 réactions à cet article

 

Tiens donc ! Ce lobby a un discours bien huilé mais parfaitement mensonger :
- les emplois créés sont très temporaires, le temps de la construction, c'est à dire quelques semaines pour chaque éolienne. Ensuite ces machine sont pilotées en automatique à distance, et ne nécessite aucun personnel permanent.
- le prix ensuite : si l'éolien est compétitif, pourquoi les industriels demandent-ils toujours des subventions ? Sachant que celles -ci se traduisent par des taxes sur l'électricité et récemment sur le carburant automobile ! Et l'éolien étant intermittent, il ne paye pas (encore) la compensation réalisée par les centrales "pilotables" comme le gaz ou le nucléaire afin que le consommateur dispose d'électricité même en l'absence de vent.
- enfin l'opposition à l'éolien : les riverains qui subissent les nuisances visuelles et sonores et surtout économiques (dévalorisation de leur patrimoine foncier) ne sont pas du tout favorable à ces machines, qui peuvent se trouver à 500 m de leur maison sans qu'ils puissent s'y opposer.
L'éolien ou le solaire sont probablement une bonne solution, bien que peu fiable (en raison de la dépendance à la météo), dans les pays où le charbon ou le gaz sont la seule alternative. Quand on a de l'hydraulique (Norvège) ou du nucléaire (France), filières qui n''émettent pas de CO2, ces énergies dites "nouvelles" n'apportent aucune plus-value, bien au contraire.

stud38 | 11 octobre 2018 à 18h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Quel mauvais esprit vous avez ? Quelle idée d'aller contre le discours officiel ... de la majorité des écolos qui défendent avec acharnement l'éolien ?

Oui à l'éolien vraiment rentable, sans excès de subventions, loin des habitations, en Lozère en particulier, et/ou loin des côtes.

Mais oui surtout à l'hydrolien maritime par membrane ondulante en particulier, car quelle que soit l'action du soleil ou du vent, deux marées par jour c'est garantie depuis ...... quelques millénaires.

Sagecol | 12 octobre 2018 à 09h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Chiche !
Alors si l'éolien ou l'hydrolien sont rentables, arrêtons de les subventionner : savez-vous que ces subventions grèvent de 20 % nos factures EDF (taxe CSPE) et que depuis peu elles sont responsables d'une bonne part des augmentation des carburants automobile (taxe carbone) ?
Et arrêtons joyeusement ce qui marche, c'est à dire le nucléaire, pour nous rendre compte comme nos voisins Belges (une fois) que l'on va manquer d'électricité notamment l'hiver quand on en a le plus besoin !
NB : quand je fustige "les écolos" je parle de ceux qui font de la politique, pas de ceux - les vrais - qui ont pour objectif la protection de l’environnement. Ceux-là savent bien que l'éolien n'est qu'une solution très partielle au problème des émissions de CO2 dans les pays où l'électricité est faite à partir du charbon. Et que c'est une absurdité technique économique et surtout écologique dans ceux (comme la France) où hydraulique et nucléaire produisent déjà une électricité sans carbone. En effet, l'intermittence de l'éolien impose de compenser les périodes sans vent par d'autres moyens, qui sont le plus souvent des centrales ... au gaz voire au charbon (cf. l'Allemagne, qui paraît-il serait "en avance" sur la France !!!)
En avance vers le précipice, oui !!

stud38 | 12 octobre 2018 à 14h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 

En tant qu'écologiste de longue date ,tout comme d'autres connus ,A Waechter ,ou membres d'associations naturalistes dont je préfère taire le nom , il m'est inconcevable de livrer les sites les plus naturels et encore préservés de l'empreinte industrielle à une industrie .Certains y trouvent un profit financier ,on comprend pourquoi ils vendent leur paysage .
D'autant que cette industrie n'apporte qu'un pourcentage dérisoire de notre électricité .,et que ,on l'ignore souvent ,l'électricité ne représente qu '1/4 de la totalité de l'énergie consommée en France

sirius | 12 octobre 2018 à 19h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bj,

Juste pour replacer le débat : je rappelle le nombre d'éolienne offshore en France : 0.

@ Stud38 : vous devriez vous renseigner vivement sur la situation belge avant d'en parler. Le parc est à l'arrêt non par choix mais parcequ'il n'est plus rentable pour Engie qui a souhaité le vendre depuis 1 an...sans trouver preneur, EDF ayant décliné (il y a 10 ans, il aurait accepté cet investissement pourri mais de nos jours...il faut finir l'EPR avant 2050).

Idem pour la situation allemande. Pour faire rapide : charbon/lignite en baisse, nucléaire légère baisse, renouvelables hausse. Les données sont sur wikipédia, prenez le temps.

Pour l'aspect visuel, un ligne HT 300 kV est plus dégueulasse qu'une éolienne, peut se trouver à moins de 500 m, émet un joli bruit bien moche ainsi qu'un champ magnétique induisant un champ électrique. On a simplement considérer qu'il s'agissait d'un mal nécessaire.

Enfin les subventions : oui il faudrait stopper les subventions pour avoir un coût "exact". Mais le nucléaire est profondément subventionné (gestion des déchets et démantèlement non pris en compte). Donc pour l'heure, il faut bien admettre que TOUS les coûts de prod sont faux. Mais mon petit doigt me dit que l'éolien sans subvention est plus rentable que le nucléaire tout coût intégré.

@+

Nicolas | 16 octobre 2018 à 03h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bien évidemment, on ne peut reprocher à un syndicat professionnel de faire son autopromotion. Capter de l'argent et des avantages, quel qu'en soit le coût pour la collectivité, est dans sa mission. Là où le bât blesse, c'est quand l'argumentaire est fallacieux et malhonnête :

1) compétitivité : il y a longtemps qu'il est démontré que les éoliennes sont ruineuses et ne "tiennent" économiquement que par un transfert d'argent public à fonds perdus qui enrichit directement les promoteurs (cf étude récente de l'IFRAP et le rapport de la Cour des Comptes)

2) La création d'emplois est une tromperie sans nom, tant la principale caractéristique des éoliennes est de ne pas en créer en France, les éoliennes étant importées massivement. C'est même une filière d'importation subventionnée qui, en créant des emplois à l'étranger, les détruit en France.

3) fiscalité locale : l'apport est négligeable pour les collectivités, et le risque est à terme que ces dernières se trouvent face à des charges insurmontables de démantèlement des éoliennes. De toute façon, la fiscalité pèse sur les contribuables. La dissimulation des transferts n'y change rien.

Il est lamentable que des élus puissent croire les balivernes d'un tel syndicat. Ces élus ne se grandissent pas à côtoyer un marais de corruption indigne.

Arnaud | 16 octobre 2018 à 11h24
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Explosion des tarifs, perte d'indépendance nationale, construction de moyens complémentaires en back-up, destruction des paysages, massacre d'oiseaux, production d'un courant inutile et instable qui fragilise le réseau européen... vous en voulez d'autres ? Quand arrêtera-t-on de faire le lit de ce lobby dangereux pour le pays ?!

dmg | 16 octobre 2018 à 11h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ Nicolas
recentrons donc le débat sur des faits vérifiables :
- Belgique : vos informations sont ultra fausses. Electrabel, propriétaire des centrales nucléaires, est obligé d'arrêter 6 de ses unités pour de strictes considérations de sûreté, des structures en béton devant être reconstruites. EDF a peut-être refusé de les racheter mais il a mieux à faire avec la nouvelle génération des EPR. Soyez confiant, elle va démarrer.
- Allemagne : la seule information vraie est l'augmentation du nombre des éoliennes. Vous oubliez la principale : les rejets de CO2 ne diminuent pas et surtout la pollution liée à la combustion du lignite est la cause de milliers de cancers du poumon chaque année
- lignes aériennes THT : c'est probablement un mal nécessaire, car il faut bien transporter l'électricité vers les lieux de consommation. Mais il n'est plus possible d'en construire de nouvelles en France comme en Allemagne : les éoliennes du Nord ne peuvent alimenter les industries du Sud en raison de l'opposition des allemands (au nom de l'écologie !)
- les subventions : vous avez là tout faux. Je vous engage à lire les deux derniers rapports de la Cour des Comptes sur le coût du nucléaire. Ils confirment que la gestion des déchets (démantèlement et combustible) est financée par des provisions versées annuellement par EDF depuis le démarrage du parc nucléaire sous forme d'"actifs dédiés". Affirmer le contraire est mentir sciemment ou par ignorance abyssale.
Cordialement

stud38 | 16 octobre 2018 à 15h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Je vois que les intégristes anti-éoliens sont à l’œuvre… toujours pour dire des bêtises sur l’éolien. Ils ne supportent pas l’impact visuel, trouvant les mâts trop hauts. Mais ces belles machines doivent être grandes pour pouvoir capter des vents plus forts et plus réguliers. D’ailleurs, au voisinage de la Tour Eiffel (324 mètres), se trouvent, à moins de 500 mètres, les hôtels les plus riches de Paris. Doit-on grimer chaque éolienne en Tour Eiffel ? lol !
N’en déplaise à ces intégristes vent debout contre les éoliennes, elles sont pourvoyeuses d’emplois, c’est évident. Construction, maintenance, et même fabrication (2 fabricants français : Poma, 600 salariés en France, et Vergnet, 140 salariés). 17 000 emplois (140 000 emplois dans l’éolien en Allemagne).
Quant au coût de l’éolien, il baisse, jusqu’à devenir largement moins cher que le nucléaire, dont le prix monte. Le nucléaire est un secteur qui a toujours été très fortement subventionné. Au final, c’est le contribuable qui le paie principalement. Sa dangerosité impose notamment des organismes spécialisés qui coûtent très cher : l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire), l’ASN (l’Autorité de Sûreté nucléaire), la FARN (Force d’Action rapide nucléaire), le PSPG (Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie), l’Andra (Agence nationale pour la Gestion des Déchets radioactifs).

Charentas | 16 octobre 2018 à 16h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ Charentas
Bon, quelques mises au point :
- sur l'esthétique des éoliennes, notamment les plus récentes qui approchent la taille de la Tour Eiffel : on peut discuter à l'infini de ce point hautement subjectif. Mais les riverains de la Tour Eiffel ne se plaignent pas de la vue sur cette merveille du monde, et le prix de leur foncier est loin d'en pâtir ! Demandez à ceux qui ont une éolienne à proximité ce qu'ils pensent de l'impact sur le prix de leur patrimoine...
- sur l'emploi : 600 + 140 c'est loin des 17000 évoqués ! Tout simplement parce que ce sont des emplois éphémères liés à la construction et au montage. Après, l'exploitation n'engendre quasiment aucun emploi, tout est automatique.
- enfin sur le coût, versus celui du nucléaire : prenons un arbitre compétent, l'iFRAP et tapez "coût de l'électricité éolienne" : vous ne serez pas déçu ! D'ailleurs demandez vous pourquoi le kWh allemand est deux fois plus cher que le nôtre, et pourquoi les constructeurs d'éoliennes implorent toujours des subventions publiques ?

stud38 | 16 octobre 2018 à 18h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ l’intégriste anti-éolien Stud38 :
- Sur le prix du foncier - Il est évident qu’avec des gens comme vous, il ne pourrait qu’en pâtir !
- Sur l’emploi – 17 000 emplois, c’est 17 000 emplois, toujours cela de pris. Aujourd’hui, tous les emplois sont plus ou moins éphémères… D’ailleurs, ils ne sont pas si éphémères que cela. Il y a les nouveaux parcs, puis les anciens parcs pour le repowering.
- Coût de l’éolien – Il baisse, c’est indéniable, il n’y a que vous pour le contester. Economies d’échelle, progrès technologiques… cette filière commence même à se passer de subventions.
- Prix du kWh allemand. Les prix HT allemands et français sont presque équivalents. Nos prix sont artificiellement bas. De plus, notre prix de l’électricité monte, tandis qu’en Allemagne, il baisse. Par ailleurs, les Allemands étant les meilleurs en matière d’efficacité énergétique, les Allemands consomment moins.

Charentas | 16 octobre 2018 à 21h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 

C’est un plaisir de lire cette feuille de route pour l’éolien qui va peu à peu avec les autres ENR enterrer ce nucléaire dangereux, polluant, ruineux, menaçant et porteur du mépris absolu envers les générations futures. Le nucléaire est un boulet, un poids mort, qui va nous coûter de plus en plus cher et faire peser de plus en plus de risques au fil des décennies à venir. C’est une production énergétique qui ne survit que par le mensonge et la dissimulation, l’engloutissement occulté d’une grande partie de nos impôts en étant une illustration.
L’Allemagne a réduit sa production électrique charbonnière (de 57% en 1990 à 37% dans la production électrique totale, source AGEB) et sa feuille de route la mène progressivement vers une économie décarbonée dont les performances nous surpassent. Quand nous avons un déficit du commerce extérieur de 60 milliards d’euros, eux ont un excédent de 250 milliards. D’autres pays économiquement mieux organisés et plus prometteurs que nous sont sur la voie de l’Allemagne, alors il serait temps d’ouvrir les yeux, de ne pas se figer dans une sorte de scientisme autiste, d’aveuglement jusqu’au boutiste fleurant la soumission sectaire à une pseudo exception et excellence française dans le nucléaire. Cessons de prendre les Allemands pour des imbéciles, ils sont sortis de la folie nucléocrate et n’en tireront que des bénéfices.

Raisonnable | 16 octobre 2018 à 22h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il y a 60 ans on pouvait encore rêver d’un avenir nucléarisé radieux, le pouvoir de la science semblait illimité mais maintenant tout cela c’est fini, les déchets nous submergent, le risque est permanent, la pollution cachée, les coûts s’envolent, la croûte terrestre va devenir par endroit périlleuse pour 100 000 ans à cause d’une électricité produite durant 50 ans !
L’économie de marché et l’impérative compétitivité globale nous conduit peu à peu vers les renouvelables, ils commencent à étouffer le nucléaire ; même la quote-part de 50% ne sera même pas économiquement tenable dans un cadre de compétition internationale.
Soyons sûr que ces Français qui bombent le torse et se revendiquent d’un orgueil nucléocrate mal placé, qui contribuent à nous clouer dans cette impasse, seront les premiers à prendre leurs jambes à leur cou en cas de grave incident nucléaire laissant à d’autres l’honneur de se sacrifier pour la nation.

Raisonnable | 16 octobre 2018 à 22h11
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Vive l'information contradiction, en provenance de gens plus ou moins objectivement informés

Qu'en pense Négawatt ? Est-ce une structure de référence fiable et réellement indépendante ?

On m'a cité une étude auprès d'agences immobilières concluant que la proximité d'une éolienne n' pas d'impact sur le ^prix des maisons. J'en doute beaucoup.

Sagecol | 17 octobre 2018 à 13h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 

En quelque sorte, les promoteurs de la filière gaz-éolienne n'ont pas d'autre argument à faire valoir que de dénigrer le nucléaire, seule ressource énergétique stable non émettrice de gaz à effet de serre avec l'hydraulique.

La filière gaz-éolienne pollue massivement au détriment du climat. La multiplication des mâts amplifie la destruction de la biodiversité. Les nappes phréatiques sont sacrifiées. Les riverains ne dorment plus. Elle est ruineuse (cf étude IFRAP ou Cour des comptes)..

Arnaud | 17 octobre 2018 à 15h18
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ Sagecol
En effet, il s'agit d'une enquête menée dans l'Aude auprès de 33 agences immobilières, qui montre que les éoliennes n'ont pas d'impact significatif sur le marché de l'immobilier.
Que tous ces intégristes anti-éoliens arrêtent leur cinéma, ce serait plus simple, et plus sage !

Charentas | 17 octobre 2018 à 20h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ Arnaud
Sortir du nucléaire impose l’acceptation de l’éolien. Toutes les études de sortie du nucléaire accordent une place prépondérante à l’éolien. L’éolien présente de grands avantages : son bon rendement, avec des vents prévisibles, ressource locale et illimitée, temps de retour énergétique moins de 2 ans en France, création d’emplois, démantèlement facile, matériaux en quasi-totalité recyclables, énergie non polluante, ni déchets radioactifs, ni gaz à effet de serre, style élégant des machines, prix bien moins élevé que celui du nucléaire, et sans les risques de ce dernier.
Vous prétendez que le nucléaire est stable, mais il est loin de fonctionner à 100% ! Le taux de disponibilité en 2017 a été de moins de 69%. Le nucléaire doit également faire appel à d’autres sources d’énergie.
Vous n’avez pas à mélanger gaz et éolien. Ce sont deux technologies bien différentes.
Les mâts ne nuisent pas du tout à la biodiversité. Au contraire, quand elles empêchent les chasseurs de pratiquer leur loisir morbide. Quant aux « nappes phréatiques sacrifiées », elles peuvent l’être par les déchets radioactifs et les extractions minières, pas par les éoliennes.
Les intégristes anti-éoliens devraient arrêter d’essayer à tout prix de lutter contre cette technologie, peut-être pas parfaite (l’éclairage clignotant devrait être remplacé par un éclairage fixe), mais bien meilleure que le nucléaire et les fossiles.

Charentas | 17 octobre 2018 à 20h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@charentas
Je répond au seul point rationnel de votre argumentaire : le prix du kWh. Évidemment que HT les prix sont proches en France et en Allemagne : c'est le prix du marché européen !!
Là où ça change c'est quand on ajoute les taxes, en particulier celle qui subventionnent l'éolien : elles sont si élevées en Allemagne que le kWh TTC est quasiment au double du nôtre.
C'est donc bien cette énergie qui pèse sur l'économie du pays.
Heureusement les Allemands n'ont pas que des défauts et sur le plan industriel ils nous battent largement, mais notre énergie nucléaire compense un peu ce handicap : il ne faudrait pas y renoncer !

stud38 | 17 octobre 2018 à 21h05
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@sagecol
Negawatt est une ONG proche de Greenpeace. Elle prône l'abstinence énergétique : pas l'efficacité énergétique (chasse au gaspi) mais la sobriété (renoncement à consommer de l'énergie, c'est à dire retour en arrière). La raison : la choix politique de l'abandon du nucléaire, qui impose l’utilisation d'énergies moins efficaces et plus aléatoires. Pour éviter le blackout, il faut contraindre la consommation.
Quant aux affirmations des agences immobilières, demandez-vous quel est leur intérêt...

stud38 | 17 octobre 2018 à 21h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@raisonnable
... qui n'est probablement pas de culture scientifique.
Lisez le dernier rapport du GIEC qui dit clairement que le nucléaire est indispensable pour résoudre le problème des 1.5°C.
Et renseignez-vous sur les limites des énergies intermittentes : sans stockage massif de l'électricité, qui n'est qu'à l'état de concept, on ne peut dépasser 40 % de solaire ou éolien dans un mix. C'est la raison pour laquelle il nous faut soit du nucléaire (choix français, le seul qui répond aux standards écologiques) soit de l'hydraulique à profusion (heureux norvégiens !) soit du charbon (choix des allemands qui polluent la planète et contribuent au réchauffement climatique).
L'énergie n'est pas un sujet qui se prête à l'idéologie et aux débats de café du commerce ; elle nécessite de sérieuses bases scientifiques ainsi qu'économiques pour comprendre et avoir un avis éclairés.
Et l'enjeu est colossal : énergie = PIB = emploi et pouvoir d'achat

stud38 | 17 octobre 2018 à 21h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

1. Si l'on parvient à 40% d'énergie renouvelables + 60% de nucléaire, je signe...mais EDF (donc l'Etat puisque c'est EDF qui semble tout décider) nous propose un 20% / 80% à l'horizon 2050. Ceci en remplaçant les centrales fermées par des EPR, en n'augmentant qu'à la marge les ENR et en fermant les 4 centrales fossiles. Bref, que l'on parvienne déjà aux 40% que vous évoquez!

2. @ Stud38 : le prix du kWh en France est bidon et tout le monde le sait. EDF produit à un certain prix...en créant de la dette puisque le coût de l'ensemble de l'outil de production n'est pas intégré. D'ailleurs le Président avait déclaré lors de la campagne de 2017: "Personne ne sait dire quel est le coût complet du nucléaire»", que dire...

3. A ce titre, Areva a couté 3 Mds aux Français. l'EPR 8 Mds (de dépassement, 11 au total et n'est pas opérationnel). Le démantelement coutera entre 30 Mds (selon EDF) et 80 Mds (selon la Cour des Comptes). Si qqun se sent d'intégrer ces sommes au coût du kWh nucléaire... Et que l'on ne me dise pas qu'EDF a provisionné ces sommes, EDF a une DETTE actuelle de 33 Mds.

Nicolas | 18 octobre 2018 à 12h23
 
Signaler un contenu inapproprié
 

On notera que l'article d'Actu-Environnement transcrit les termes d'une communication de la FEE, syndicat d'investisseurs éoliens : cette transmission est factuelle et nous renseigne sur les intentions d'un lobby.

On notera aussi que les commentaires des préposés de FEE sont bien maladroits. Les lire revient à lire un catalogue où l'éolien n'a que des vertus. Ils vendent les éoliennes comme on vend des automobiles : "elles sont belles", "elles ne polluent pas", "leur moteur ronronne agréablement", "plus vous roulez, plus vous sauvez la planète". On le comprend : l'éolien est leur pompe à fric.

Leur seul argument tant soit peu factuel porte sur le dénigrement des autres filières, dont le nucléaire. Le préposé à la défense des intérêts des promoteurs (bénévole ou non) insiste sur le rendement de 69 % effectif du nucléaire (du fait des arrêts pour travaux). C'est une bien curieuse argumentation pour défendre la filière gaz-éolien dont le rendement n'est que de 23 % en moyenne pour finalement émettre massivement du gaz à effet de serre.. en le dissimulant.

Un catalogue fait rêver, la réalité moins. On ne débat pas avec un catalogue.

Arnaud | 18 octobre 2018 à 14h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@Nicolas
1- un mix 40 % EnR + 60 % nucléaire est tout à fait viable, d'autant que dans les 40 % EnR il y a 12 % environ d'hydraulique qui ne présente pas de problème d'intermittence. Ce serait un bon compromis pour le futur. Un mix 20% EnR/80% nuc fonctionnerait, mais serait moins optimisé selon moi.
2- La Cour des Comptes a pourtant fait ce calcul à deux reprises récemment. Il y a bien sûr des incertitudes sur ... l'avenir, c'est à dire sur le coût réel de la démolition et du stockage des déchets, mais toujours d'après la CC elles pèsent très peu sur le coût complet final.
3- Trouvez sur le net les "comptes consolidés d'EDF" pour chaque année, et vous verrez qu'il existe des "actifs dédiés" au démantèlement et aux déchets, de plus c'est la loi. Et chaque kWh vendu abonde ces actifs, de telle sorte qu'en fin de vie des centrales, les provisions ainsi sanctuarisées seront là pour financer les opérations. Un détail cependant : le gouvernement a "tapé dans la caisse" en utilisant une partie de ces actifs pour financer les subventions aux EnR (pour éviter de gonfler la taxe CSPE) : 5 milliards d'€ en 2012, toujours pas remboursés à EDF, mais l’État fait ce qu'il veut... et devra assumer (c'est à dire nos enfants)
Cdt

stud38 | 18 octobre 2018 à 14h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Toujours pertinent, l’adage « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Les nucléocrates se prétendent souvent des « scientifiques », mais d’un scientisme autiste qui ne raisonne que dans le cadre rigide et fermé de la cupidité immédiate, du rendement simpliste, sans se soucier des catastrophes et dommages collatéraux, des générations futures, des analyses écologiques et économiques comparées. Cessons cet orgueil stupide qui prétend déclasser les Allemands dont la dé-carbonisation énergétique progresse d’année en année, malgré la fermeture de 8 centrales sur 16. Notre nucléaire depuis 60 ans nous coûte des centaines de milliards et va nous en coûter encore plus, dissimulés dans nos impôts. L’éolien et les ENR doivent être soute-nus au départ mais le coût est faible par rapport au nucléaire et lorsque l’on parle de la CSPE on ne peut dire n’importe quoi : pour une facture annuelle moyenne de 800 euros par an, la part de l’éolien est de 32 euros par an, ce qui est très peu par rapport aux enjeux sociétaux.
Si les projets éoliens n’étaient pas systématiquement bloqués en France (2e gisement venteux européen), cela permettrait des prix actuellement proches de ceux atteints chez nos voisins avec 40 euros le MWh (voir appels d’offre) ; Hinkley Point, c’est 110 euros le MWh avec en prime les risques et une montagne de déchets pour 100 000 ans. Il vous faudra bien un jour vous rendre à l’évidence, 80% des Français ont déjà compris.

Raisonnable | 18 octobre 2018 à 15h32
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ aux intégristes anti-éoliens, stud38 en tête
Vos pseudo-arguments contre l'éolien, tous plus faux les uns que les autres, vous aveuglent. Les énergies renouvelables (ENR) se développent, au détriment du nucléaire que vous encensez inconsidérément. En 2017, les ENR, hors énergie hydro-électrique, ont couvert 12,1% de la production électrique mondiale, l'éolien en tête, soit le double d'il y a 10 ans. En 2017, elles totalisent 290 milliards d'euros d'investissements (ce qui montre bien leur rentabilité, que vous contestez), soit plus que le nucléaire et les fossiles réunis. Vous menez un combat perdu d'avance. Arrêtez de regarder dans le rétroviseur, et considérez ce bel avenir d'énergies locales et propres.

Charentas | 18 octobre 2018 à 18h34
 
Signaler un contenu inapproprié
 

EDF peut toujours sanctuariser des sommes, mais sans connaitre le coût que vaut la démarche ?

Brennislis : fermé en 1985, toujours pas terminé. Coût : inconnu. Date de fin : inconnue. On en est à 482 ? 500 ? 600 ? fin en 2032 ? 40?50? pour un réacteur "simple" de 250 MW de puissance.

Superphénix : ne sera probablement jamais démantelé car personne ne sait faire. Si vous passez à proximité, vous verrez que c'est moche (subjectif, sauf si vous aimez le style stalino-industriel) et toujours là. "En 2007, les travaux de démantèlement étaient prévus pour durer jusqu'en 202744. À cette date, les quatorze tonnes de plutonium et les trente huit mille blocs de béton au sodium seraient encore conservés sur le site10." source : wikpédia.

Bref on ne sait pas faire, on ne saura pas faire et ça coutera très cher.

EDF a provisionné env. 22 Mds, la Cour des Comptes demande env. 82 Mds.

Alors oui Stud38 je préfère mettre 5 Mds d'impôt pour financer des énergies renouvelables "relativement " couteuses plutôt que 3 d'Areva + 8 de dépassement d'EPR Flamanville + 60 Mds pour démanteler (ou 100 ou 300, qui peut le dire) + 15 pour le centre de stockage de Bure (un jour...) + + + + + + + + ++ + + ....

Et le comble: j'ai entendu un acteur de la filière (école ingénieur) dire que les jeunes ne s'orientaient plus vers cette activité, donc qu'il ne faudrait pas avoir honte d'appeler la Russie pour nous aider. Pincez-moi, je dois rêver (ou cauchermarder).

Nicolas | 19 octobre 2018 à 12h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…