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Evaluation des pesticides : une coalition d'ONG et d'experts demande sa réforme

Risques  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Dénonçant la mauvaise application des règles européennes sur l'évaluation des pesticides et les conflits d'intérêts liés à cette procédure, une coalition d'ONG et d'experts européens demande sa réforme dans un manifeste.

La coalition "Citizens for science in pesticide régulation" pointe du doigt le fait que "l'industrie effectue ses propres tests de sécurité et participe activement à la conception des méthodes d'évaluation des risques". Elle regrette également que des groupes d'experts associés au processus d'évaluation entretiennent des liens financiers avec l'industrie.

Ces acteurs soulignent pourtant la qualité de la réglementation sur les pesticides, qui donne la priorité à la protection de la santé et de l'environnement. Cependant, l'industrie doit être "tenue à distance des tests de sécurité, de l'évaluation des risques et de la gestion des risques". Ceux-ci devraient être réalisés par des laboratoires indépendants, financés par un fonds fourni par l'industrie, estiment-ils.

Alors que la Commission européenne étudie la possibilité de réformer cette réglementation dans le cadre du programme Refit et qu'une commission parlementaire s'est saisie du sujet, la coalition dresse des recommandations. "La Commission européenne ne doit proposer l'approbation d'une substance pesticide que lorsque toutes les preuves scientifiques montrent que la substance ou le produit final ne cause aucun effet nocif sur l'homme, les animaux et l'environnement, que toutes les utilisations proposées par l'industrie sont considérées comme sûres par l'Efsa et qu'aucune alternative plus sûre (substance ou pratique) n'est disponible", affirme-t-elle. Elle rappelle que les pesticides ne doivent être utilisés qu'en dernier recours.

Pour assurer davantage de transparence dans le processus décisionnel, "les discussions entre la Commission européenne et les Etats membres ou toute autre entité doivent être publiques". Enfin, pour éviter toute concurrence déloyale, l'UE devrait interdire l'importation de produits contenant des résidus de pesticides non approuvés.

Réactions2 réactions à cet article

 

Merci de faire lire cet article à notre ministre de l'agriculture -en espérant qu'il comprenne -

le neurone en vadrouille | 01 novembre 2018 à 16h10
 
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Le paradoxe c'est que par nature les pesticides sont toxiques, c'est même leur raison d'être ("cide"). Dans les centres de stockage, classés ICPE Seveso seuil haut, leur définition est : "Substances toxiques dangereuses à très dangereuses pour l'environnement". C'est pour cette raison que le concept de "Réduire l'utilisation des pesticides", qui se trouve sous diverses formes dans tous les SDAGE des bassins français et les risibles plans "Ecophyto", n'a aucun sens.

petite bête | 02 novembre 2018 à 17h44
 
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