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La FNSEA demande qu'une loi soit votée ''immédiatement'' sur les OGM

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Après avoir menacé de quitter le Grenelle de l'Environnement en septembre, Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a indiqué le vendredi 12 octobre que la FNSEA était prête à accepter un gel des cultures OGM à condition qu'une loi soit votée et ses effets applicables avant les prochains semis du printemps 2008.
Le sénateur de la Manche Jean-François Le Grand, qui préside l'intergroupe OGM du Grenelle de l'Environnement, a fait part de sa satisfaction dans un communiqué après les déclarations du président de la FNSEA. Je me réjouis que le travail effectué tout l'été par les membres de l'intergroupe commence à trouver des illustrations et notamment que l'idée d'une haute autorité s'impose et que le gel de la situation en matière d'OGM soit acceptée par certaines parties prenantes, a déclaré M. Le Grand.
Mais le Président de la FNSEA a également prévenu que le Gouvernement devait prendre ses responsabilités. C'est lui qui a la maîtrise du calendrier parlementaire et il est impératif que la loi soit débattue immédiatement, a-t-il indiqué. Jean-Michel Lemétayer a également dit attendre de la future loi qu'elle permette d'en finir avec des ''guerres'' qui n'ont plus lieu d'être.

Pour le parti écologiste Cap 21 dans un communiqué du 13 octobre, la portée du soi-disant revirement de la FNSEA est bien insignifiante puisqu'elle ne remet pas en cause la position du syndicat en faveur du développement des cultures OGM.
Eric Delhaye, porte-parole du parti déclare : il faut s'interroger sur les contreparties qu'a obtenues la FNSEA sur ce cadeau au gouvernement ; il est à craindre que le contenu de la future loi ne légitime la coexistence des cultures OGM avec les cultures traditionnelles et bio et que les semis de maïs OGM ne reprennent au printemps avec la bénédiction du législateur. Cap 21 souligne également qu'il restera vigilant et mobilisé sur ce dossier et soutiendra l'instauration d'un moratoire sur les cultures et essais de plein champ tant que les conditions d'expertise et de responsabilité des producteurs n'offriront pas les garanties nécessaires pour les citoyens.

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