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Sécurité des véhicules au GPL : les recommandations de l'INRS

D'ici 2020, le parc de véhicules fonctionnant au GPL devrait représenter 5% du marché automobile en Europe. L'INRS dévoile les principales précautions à respecter pour limiter les risques lors des interventions sur ces véhicules.

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
   
Sécurité des véhicules au GPL : les recommandations de l'INRS
   

L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vient de publier sur son site une fiche pratique consacrée à la sécurité des véhicules fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié (GPL), qui vient en complément d'un document plus lourd consacré aux mesures de prévention contre le risque d'explosion lié à ces véhicules. Objectif : diffuser des recommandations sur la prévention des risques liés aux opérations de maintenance ou de réparation sur ces véhicules.

Un parc estimé à 150.000 véhicules

"Le GPL est déjà distribué dans près de 2.000 stations-service en France et 25.500 en Europe. La distance entre deux stations GPL est d'environ 60 km. C'est aussi un carburant très utilisé par les collectivités locales pour leurs véhicules, mais aussi par quelques parcs de bus. En France, 200 professionnels sont spécialisés dans la transformation de véhicules au GPL", précise l'INRS. "En 2009, plus de 24.000 véhicules neuf GPL ont été commercialisés et le parc de véhicules roulant au GPL était estimé à 150.000. D'ici 2020, le parc de véhicules GPL devrait être de l'ordre de 5% du marché automobile".

Même si l'utilisation du GPL est comparable à celle des essences, l'Institut, spécialisé dans la sécurité au travail, préconise de tenir compte des caractéristiques de ce carburant pour toute intervention sur les véhicules équipés et de respecter certaines mesures spécifiques.

Risques de vaporisation, de fuite et d'échauffement

Les principaux risques sont liés à des fuites suite à une défaillance de l'installation, à l'endommagement de l'équipement GPL, à une manipulation malencontreuse lors d'une intervention sur le véhicule ou à des ruptures liées à l'augmentation de la température des récipients de stockage.

La vaporisation, en phase liquide, provoque des brûlures de la peau. La phase gazeuse, à haute dose, peut avoir un effet légèrement anesthésiant et/ou asphyxiant. Le risque de fuite peut être à l'origine d'incendie et d'explosion. Quant à l'échauffement, il peut conduire à l'éclatement du réservoir.

Formation obligatoire du personnel

Compte tenu de ces risques, une formation du personnel intervenant sur ce type de véhicules est obligatoire. La formation doit porter sur la connaissance du carburant, la maîtrise de l'installation des véhicules équipés, les consignes de remplissage, la conduite à tenir en cas d'accident… "Une formation concernant le GPL est délivrée par les constructeurs automobiles ou par certains centres de formation spécialisés et recommandés par le CFBP (Comité français du butane et du propane)", précise l'INRS.

La transformation de véhicules devant fonctionner au GPL, quant à elle, est réglementée par l'arrêté du 10 novembre 2004 relatif à la réglementation des installations de GPL des véhicules à moteur.

Aménagement des locaux de travail, consignes et mesures organisationnelles

L'INRS, à travers ces publications, émet de nombreuses consignes pour chaque risque identifié, en distinguant mesures organisationnelles, mesures techniques et mesures d'urgence.

Parmi les consignes générales, on peut noter les éléments suivants : port de vêtements couvrants exempts de fibres synthétiques génératrices d'électricité statique, de gants et de visières de sécurité, réalisation des interventions susceptibles d'engendrer des fuites à l'extérieur des locaux, interdiction de toute source d'ignition à proximité de la zone de travail (briquet, téléphone portable, appareil d'éclairage non adapté, travaux par point chaud, etc.)…

Au niveau de l'aménagement des locaux, l'INRS demande de prendre toute mesure pour éviter la présence de gaz inflammables dans l'atmosphère : ventilation, détection….

On notera d'ailleurs que la réglementation relative aux atmosphères explosives (Atex) s'impose aux locaux de travail concernés par le GPL : garages, ateliers de réparation, d'entretien ou de récupération automobiles…

Conformément à cette réglementation, "les emplacements dangereux sont classés en zones à risque en fonction de la fréquence et de la durée de la présence d'une atmosphère explosive", rappelle le document.

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