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La commune de Grande-Synthe attaque le Plan national d'adaptation au changement climatique

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Cette fois, c'est le nouveau Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC) que la commune de Grande-Synthe (Nord), défendue par l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage, attaque devant le Conseil d'Etat.

"Ce recours en annulation met (…) en cause l'extrême faiblesse de ce document, qui ne comporte aucune mesure chiffrée, ni aucun moyen juridique et financier de nature à permettre réellement une adaptation de nos concitoyens aux changements considérables liés au changement climatique qu'ils vont devoir vivre", explique la requérante. Cette dernière reproche à l'exécutif de ne pas avoir suffisamment tenu compte des préconisations formulées par le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) sur le premier PNACC, témoignant ainsi de son "amateurisme". Le CGEDD avait notamment demandé à ce que le plan intègre davantage les acteurs territoriaux.

Le deuxième PNACC a été lancé, le 20 décembre dernier, par le ministre de la Transition écologique. Il pour ambition de "mieux préparer la société française au changement climatique, en impliquant les principaux secteurs de l'économie (agriculture, industrie, tourisme…) et les territoires". La commune et son conseil ont rappelé, dans le recours, toutes les conséquences de l'inertie politique pour le littoral dunkerquois et, plus largement, pour tous les territoires en danger climatique, indiquent-elles. Cette commune est située sur des terres gagnées sur la mer, qui sont donc très menacées par une hausse du niveau des eaux.

Cette action devant le Conseil d'État fait suite à un premier recours contentieux de la commune et de son maire, Damien Carême, déposé fin janvier contre le gouvernement pour inaction climatique. "L'objectif de cette demande est de faire reconnaître l'obligation d'agir des autorités", avait expliqué Théophile Bégel, avocat au cabinet Huglo-Lepage, lors d'une conférence sur les procès climatiques organisée le 14 février dernier à la Sorbonne.

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