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Le HCTISN rend son rapport sur le suivi radioécologique autour des sites nucléaires

Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a remis le 7 novembre son rapport sur le suivi radioécologique des eaux autour des installations nucléaires et sur la gestion des anciens sites d'entreposage de déchets radioactifs à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

Suite à l'incident survenu le 7 juillet sur le site nucléaire de Tricastin à l'usine de Socatri, filiale de retraitement de déchets d'Areva à Bollène, où 74 kilos d'uranium se sont échappés vers deux cours d'eau, le Ministre a souhaité recueillir l'avis du HCTISN sur le suivi radioécologique de l'ensemble des sites nucléaires.

L'état radioécologique des nappes phréatiques est ''sans danger''

Selon les rapports de synthèse présentés notamment par les autorités de sûreté nucléaire et par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'état radioécologique des nappes phréatiques sous et autour des sites nucléaires ne pose globalement pas de problème significatif de nature environnementale ou sanitaire. Des marquages radiologiques sont constatés au niveau de quelques sites nucléaires : ils font dans ce cas l'objet (de longue date) d'une surveillance et d'une attention renforcée, souligne le HCTISN.

18 recommandations pour améliorer l'information, la transparence et la concertation

M. Borloo a également souhaité recueillir l'avis du Haut comité sur la gestion des anciens sites d'entreposage des déchets radioactifs. Le Haut comité rappelle qu'il existe un inventaire déclaratif des sites d'entreposage des déchets radioactifs. Il constate cependant qu'il est difficile, pour le public, d'appréhender la situation radioécologique des sites nucléaires et des anciens entreposages de déchets. Il existe en effet une information abondante et diversifiée, souvent disponible depuis longtemps ; elle est cependant éparse, disparate, compartimentée et est, dans un certain nombre de cas, difficile d'accès, explique le HCTISN.

Le Haut comité formule 18 recommandations pour améliorer l'information, la transparence et la concertation avec les parties prenantes. Il préconise notamment d'élaborer un portail internet permettant un accès facilité à l'information ; de renforcer le rôle des Commissions locales d'information. De telles commissions mériteront d'être créées autour des sites d'entreposage de déchets naturellement radioactifs qui n'en sont pas encore dotés lorsqu'il existe des enjeux environnementaux ou sociétaux importants. Le Haut comité recommande aussi de développer une capacité d'expertise diversifiée et indépendante des experts qui interviennent usuellement dans l'industrie nucléaire.Le Haut comité va diffuser son rapport auprès des parties prenantes intéressées. Il fera ensuite un point régulier, et notamment à l'occasion de son rapport annuel d'activité, sur la manière dont ces recommandations seront mises en oeuvre.

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