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Les investissements fossiles, défavorables au climat, continuent d'augmenter en France

Les investissements fossiles, qui sont essentiellement des achats de véhicules trop émetteurs de CO2, ont augmenté en 2019. Ces financements dépassent les investissements bas carbone et retardent les objectifs climatiques de la France, alerte l'I4CE.

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Les investissements fossiles, défavorables au climat, continuent d'augmenter en France

Jeudi 11 mars, l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE) a publié l'édition 2020 de son panorama des financements climat en France. Cette dernière édition fait le constat « d'un retard persistant d'investissements en faveur des secteurs et technologies bas carbone ».

En 2019, les ménages, les entreprises et les administrations publiques ont réalisé 48 milliards d'euros d'investissements en faveur du climat. Malgré leur progression, ces investissements demeurent « insuffisants au regard des besoins », alerte à nouveau l'I4CE. « Pour rattraper le retard » par rapport à la trajectoire de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), il faudrait investir 13 à 17 milliards d'euros de plus par an qu'en 2019, et ce jusqu'en 2023, dans les secteurs du bâtiment, des transports et des énergies renouvelables.

Achats de voitures très émettrices de CO2

Les investissements fossiles et « néfastes » pour le climat ont continué d'augmenter en France pour atteindre 71 milliards d'euros en 2019. Soit 70 % de plus qu'en 2014. Ces investissements sont essentiellement des achats de véhicules trop émetteurs de CO2, les voitures particulières représentant près des deux tiers du total. Ces investissements « vont à l'encontre des efforts en faveur de la transition en retardant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) », pointe l'I4CE.

   
Les investissements fossiles défavorables au climat en France de 2011 à 2019 © I4CE
 
   

Les pouvoirs publics disposent de moyens fiscaux et réglementaires pour « les réduire », rappelle-t-il. À l'instar de la taxation des équipements consommateurs d'énergies fossiles qui « peut être un levier puissant ». Et de citer le malus écologique qui a contribué à diminuer les ventes des voitures les plus émettrices de CO2. « Pour gagner en efficacité, cette taxe pourrait être durcie et comporter un critère de poids, comme le suggère France Stratégie (juin 2019) ».

Au-delà de la fiscalité, l'État pourrait aussi restreindre l'achat d'équipements dédiés à la production ou à la consommation d'énergies fossiles. « Par exemple, pour mettre fin aux investissements dans les chaudières au fioul, le gouvernement a pour projet d'interdire les installations de ces équipements dans les bâtiments existants à partir du 1er janvier 2022 », ajoute l'institut. De même, le projet de loi climat et résilience, actuellement examiné à l'Assemblée nationale, est « l'occasion d'agir sur de puissants leviers » d'investissement climat, estime l'I4CE.

Pour rappel, la France s'est engagée, via la SNBC, à réduire ses émissions de GES de 40 % en 2030 (par rapport à 1990) et à la neutralité carbone en 2050. L'Union européenne s'est engagée en décembre dernier à aller plus loin en réduisant ses émissions de 55 % en 2030 par rapport à leur niveau de 1990.

Réactions3 réactions à cet article

 

Préserver l'emploi de l'industrie automobile ou réduire les financements fossiles, tel est le choix échu aux élus. La lutte contre le chômage est malheureusement en compétition avec la réduction des émissions de CO2.

bIBU | 15 mars 2021 à 12h06
 
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Le malus sur les gros SUV n'est en effet pas assez fort. La prime à la conversion devrait pouvoir être utilisée 2 fois pour un même foyer notamment à la campagne, car c'est là qu'on trouve le plus de vieux diesels. Il n'y a guère de pression sur les constructeurs automobiles pour ne plus produire que des voitures dont la vitesse n'excède pas 130 ou 140 km/h, dont la part en électronique redevienne minime, et dont la consommation soit la plus vertueuse possible. Quant à l'électrique, on est tellement en retard sur le réseau de bornes de recharge qu'il faudra encore patienter longtemps.

supporter | 16 mars 2021 à 10h01
 
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Dans certains cas (habitats ruraux isolés, faible revenu), une chaudière fioul bien entretenue est nettement préférable à une chaudière à granulé bois (poussières) et encore davantage à une PAC (gabegie financière). Il faut la laisser jusqu'à ce que son remplacement soit nécessaire et alors seulement abandonner le fioul pour le propane (qui pourra éventuellement être un jour du "biopropane").
Tout le monde ne peut pas être écolo en Tesla...
Courage à ceux qui subissent les c... qui découlent de l'actuelle panique climatique...

Albatros | 17 mars 2021 à 16h14
 
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