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Nucléaire : l'IRSN confirme la relation entre cancers et exposition professionnelle aux rayonnements ionisants

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Mercredi 21 octobre, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié de nouveaux résultats de l'étude épidémiologique Inworks. Ces résultats "renforcent la preuve de l'existence d'une relation entre le risque de cancer autre que leucémie et l'exposition aux rayonnements ionisants".

En l'occurrence, l'étude a permis de déterminer que 19.064 travailleurs de l'industrie nucléaire étaient décédés des suites d'un cancer (autre que leucémie), sur les 308.297 travailleurs inclus dans l'étude Inworks. "A partir de la relation dose-risque estimée, en analysant à l'intérieur de cette cohorte les taux de décès par cancer hors leucémies en fonction de l'âge et de la dose cumulée, et sous l'hypothèse que cette relation est causale, il apparait que la proportion de décès attribuable à l'exposition externe aux rayonnementsau sein de la population d'Inworks est de l'ordre de 1% de l'ensemble des 19.064 décès par cancer hors leucémie observés", explique l'IRSN.

Progression de 4% pour 100 mSv cumulés

Par ailleurs, l'étude a permis de mettre en évidence que "le risque de cancer autre que leucémie augmente d'environ 4% pour une augmentation de la dose externe cumulée de 100 milliSieverts (mSv)", indique l'institut, ajoutant que "la relation dose-réponse pour les cancers hors leucémies est statistiquement significative pour une exposition externe aux rayonnements ionisants étalée dans le temps (autrement dit chronique)".

Inworks est une étude épidémiologique de mortalité chez les travailleurs de l'industrie nucléaire coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'IRSN, aux côtés de ses homologues américains, anglais et de laboratoires spécialisés, participe aux travaux. L'étude regroupe des cohortes de plus de 300.000 travailleurs français, américains et britanniques employés dans l'industrie nucléaire et surveillés pour une exposition externe aux rayonnements ionisants par le port de dosimètres individuels.

En juin 2015, les premiers résultats d'Inworks avaient déjà renforcé la preuve de l'existence d'une relation entre le risque de leucémie et l'exposition aux rayonnements ionisants.

Réactions3 réactions à cet article

 

...et on va nous ressortir le serpent de mer de l'effet des faibles doses... Il faut revenir aux données de base, disponibles heureusement dans la publication en ligne (mais pas sur le site de l'IRSN) : en-dessous de 30mGy/an, il n'y a aucune corrélation positive, une absence d'effet est au moins aussi probable qu'un effet. Il est donc scientifiquement incorrect de prolonger la relation dose - effet en-dessous de cette valeur. Ce serait juste une question d'honnêteté que de le préciser...

dmg | 23 octobre 2015 à 16h24
 
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1. nouveaux résultats : ce lien ne marche pas

2. "sous l'hypothèse que cette relation est causale, il apparait que la proportion de décès attribuable à l'exposition externe aux rayonnements au sein de la population d'Inworks est de l'ordre de 1% de l'ensemble des 19.064 décès par cancer hors leucémie observés" ; quelqu'un peut-il m'expliquer ce que signifie la réserve :"sous l'hypothèse que cette relation est causale" ?

Levieux | 23 octobre 2015 à 16h47
 
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A Levieux. Il s'agit de charabia pour impressionner les foules. En clair, on constate que le risque de cancer augmente statistiquement (terme fondamental, il n'y a en l’occurrence pas de certitude) d'autant plus que la dose reçue augmente. On suppose en conséquence que l'un est la cause de l'autre, ce après avoir éliminé d'autres hypothèses. L'article publié dans BMJ (Richardson et al., BMJ  2015;351:h53 59, en libre accès) est bien complet. Ils ont par exemple vérifié les possibilités d'effet croisé avec la tabagie.
Et il y apparaît très clairement qu'il n'y a pour le coup aucune corrélation possible en dessous de 30 mGy... à moins de supposer a priori une relation linéaire dose-effet sans seuil, ce qui n'a jamais été prouvé, juste admis par facilité et sécurité, mais qui fait le bonheur des anti-nucléaires : 1 million de morts après Tchernobyl. Et ce que la publication de l'IRSN dans leur revue ATKIS n°21 masque complètement (données brutes non montrées), déontologiquement inacceptable.

dmg | 23 octobre 2015 à 20h39
 
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