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Bilan radiologique de l'environnement : Valduc et La Hague se distinguent

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Bilan radiologique de l'environnement : Valduc et La Hague se distinguent

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a mis en ligne, le 13 décembre dernier, le bilan de l'état radiologique de l'environnement français de 2018 à 2020. Une synthèse, effectuée tous les trois ans, de l'ensemble des données collectées par les membres du Réseau national de mesures de la radioactivité de l'environnement (RNM) : exploitants d'installations nucléaires, services de l'État, établissements publics et associations.

Le bilan se révèle satisfaisant aux yeux de l'IRSN. La concentration en radionucléides autour des installations nucléaires est « de même niveau que celles mesurées durant les périodes précédentes ». C'est le cas autour des centrales nucléaires, des sites de La Hague, Saclay, Valduc, Cadarache, Brennilis, Grenoble, des centres de stockage de déchets de l'Aube et de Morvillers, ainsi que des ports militaires. Deux de ces installations sont toutefois pointées du doigt. L'Institut relève que « l'influence des rejets atmosphériques de tritium des installations de Valduc est visible jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres ». Et, pour La Hague, il pointe des concentrations de tritium et de carbone-14 « nettement supérieures au bruit de fond », ainsi qu'un marquage de l'environnement en iode-129 et des activités de krypton-85 dans l'air. En revanche, l'établissement public relève des concentrations de radionucléides en diminution autour des sites de Malvési, Creys-Malville, Marcoule, Bruyères-le-Châtel, Tricastin et Romans-sur-Isère.

L'exposition des populations résidant autour des 28 installations nucléaires de base (INB) analysées sont « très faibles ». « Les doses correspondantes sont estimées de l'ordre de 1 microsievert par an (µSv/an), soit le millième de la limite d'exposition du public fixée à 1 mSv/an », précise l'IRSN. La Hague se distingue, là aussi, par une dose maximale estimée à 10 µSv/an.

Cinq installations classées examinées

Pour la première fois, le bilan inclut un volet sur les mesures radiologiques autour de cinq installations classées (ICPE) mettant en œuvre des matières radioactives : stockages de phosphogypses (Wattrelos, Anneville-Ambourville, Saint-Étienne-du-Rouvray), production d'alumine (Mange-Garri), stockage de matériels issus de l'industrie nucléaire (Maubeuge). Là non plus, pas d'inquiétude à avoir, selon l'Institut : « Les résultats des mesures confirment le très faible impact radiologique de ces sites sur leur environnement. »

Enfin, quatre événements radiologiques sont rapportés : un rejet accidentel de sélénium 75 par une installation belge, en mai 2019, un incendie dans une lingerie du site de La Hague, en février 2020, la remise en suspension de césium 137, en avril 2020, à la suite des feux de forêts contaminées par les retombées de l'accident de Tchernobyl, et, enfin, un incendie survenu, en juin 2020, dans un sous-marin en cale sèche dans le port de Toulon. L'IRSN fait état de très faibles conséquences ou d'absence de conséquences mesurables sur l'environnement lors de ces épisodes.

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