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Néonicotinoïdes : les députés votent en faveur des dérogations

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Les députés ont adopté, à 313 voix pour et 158 voix contre, le projet de loi relatif aux conditions de mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques en cas de danger sanitaire, lors d'un vote solennel mardi 6 octobre. Ce texte permet au Gouvernement de délivrer, à titre dérogatoire, des autorisations d'utilisation de néonicotinoïdes. Ces insecticides, pointés du doigt pour leurs impacts sur les pollinisateurs et les oiseaux, sont interdits depuis 2018. Mais le Gouvernement souhaite réautoriser, jusqu'en 2023, les semences enrobées aux néonicotinoïdes pour la betterave à sucre, après que la filière a connu en 2020 une invasion de pucerons provoquant des pertes de rendement estimés à 15 % à l'échelle de la filière.

Plusieurs groupes politiques, à l'instar d'Écologie Démocratie Solidarité ou du parti Socialiste, ont proposé d'indemniser les pertes plutôt que de réautoriser les néonicotinoïdes. Mais leurs amendements ont été rejetés. La France insoumise a déposé une motion de censure, rejetée également.

Le texte a finalement été adopté avec le soutien des députés En marche, Républicains et Démocrates et apparentés. A noter cependant : plusieurs députés de la majorité se sont publiquement désolidarisés du Gouvernement, en annonçant qu'ils ne voteraient pas ce projet de loi, comme Jean-Charles Colas-Roy (Isère), Yves Daniel (Loire-Atlantique), Yannick Kerlogot (Côtes d'Armor), Nathalie Sarles (Loire) ou Sandrine Le Feur (Finistère).

Réactions4 réactions à cet article

 

les néonicotinoïdes sont l'arbre qui cache le désert

l'an dernier on nous a dit que 80% des insectes avaient disparu à cause des pesticides et on n'a jamais vu autant de pucerons cette année ???
La production de betterave est aussi impactée par les sécheresses, mais l'irrigation est devenue un sujet tabou !

Les apiculteurs font l'essentiel de leur production au printemps, les étés sont tellement secs qu'il n'y a pas assez de fleurs et il faut nourrir les abeilles ... avec du sirop de sucre de betteraves ...

Pas d'eau pas de fleur pas d'abeille, la sécheresse tue massivement et durablement la biodiversité , en complète opposition avec les inondations et les crues excessives qui massacrent les rivières et les riverains !

Pendant des millénaires les humains ont construit pour retenir l'eau douce sur les continents, il aura fallu quelques années à l'administration pour détruire le réseau hydrologique français au nom d'une continuité écologique qui n'existe plus puisque le résultat est conforme au plan d’actions : les rivières sont ravagées par des crues de plus en plus fortes et les poissons migrateurs vont apprendre à marcher pour remonter les rivières sèches l’été.. Tous les ans les indemnités sécheresses et inondations nous coutent des milliards (sans parler des vies humaines ... ) alors qu'avec quelques millions on résoudrait en même temps les deux problèmes. Sans oublier l'énergie propre que peut fournir une turbine associée à une retenue, en France nous avons largemen

laurent | 07 octobre 2020 à 11h41
 
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Honte aux député qui n'ont aucune vision long terme de la planète.

A l'echele de la planete, les abeilles sont tout de meme plus importantes que le sucre francais !!!

Olivier | 07 octobre 2020 à 17h49
 
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@ Olivier : ce n'est même pas du long terme dont il s'agit mais du court terme, au regard des cohortes de données et d'études concordantes sur l'effondrement en cours de la biodiversité sauvage partout sur le globe ! Le coche est donc une nouvelle fois pitoyablement manqué du fait de l'entrisme des lobbies de la chimie au sein d'instances décisionnelles qui s'avèrent toujours être des chambres d'enregistrement d'intérêts privés. C'est criminel.
Ces parlementaires ayant voté en faveur de ce texte sont totalement hors sol et diamétralement éloignés de toute préoccupation vis-à-vis du bien public, tout accaparés qu'ils sont par d'uniques considérations financières délétères.
L'image publique du député et du sénateur en sort une nouvelle fois fortement et durablement ternie (je sais, ce n'est pas cela qui les empêche de dormir...).

Pégase | 09 octobre 2020 à 12h46
 
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@pégase : à court terme et juste devant chez vous toute la biodiversité crève à cause des sécheresses de plus en plus longues !
A l'inverse, c'est la panique dans tous les collectivités à cause du risque de submersion pour cet hiver ... on va donc construire de toute urgence des réserves collinaires, des bassins d'orages ou des bassins d'expansion des crues en amont des villes pour protéger la population !
et Quand on aura capter tous les ruissellements (conformément au code de l'environnement) il n'y aura plus d'inondation et donc plus de sécheresse ...


On ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés. Albert Einstein

laurent | 12 octobre 2020 à 09h39
 
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