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Phytosanitaires : le fongicide mancozèbe sera interdit en Europe à partir de 2021

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Les représentants des États membres européens ont décidé, le 23 octobre dans le cadre d'un comité permanent des végétaux, de ne pas renouveler l'autorisation du mancozèbe. Ce fongicide sera donc interdit à partir du 31 janvier 2021. L'agence française de sécurité sanitaire (Anses) préconisait, en avril dernier, de ne pas renouveler l'approbation de cette substance, considérée comme toxique pour la reproduction, de catégorie 1B.

« Dans son avis de 2019, l'EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] a identifié six "domaines critiques d'inquiétude", c'est-à-dire six raisons pour lesquelles le mancozèbe ne devrait pas être autorisé par l'UE, parmi lesquelles le fait qu'il s'agit d'un pesticide perturbateur endocrinien complet, qu'il est classé comme toxique pour la reproduction et qu'il présente des risques élevés pour les oiseaux, les mammifères, les arthropodes non ciblés et les macro-organismes du sol », indiquaient également plusieurs associations dans une lettre au ministre de l'Agriculture, cet été.

Ce fongicide est l'un des plus vendus en France aujourd'hui. Selon l'Anses, à ce jour, « 93 préparations commerciales contenant du mancozèbe disposent d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les produits phytopharmaceutiques, correspondant à 78 usages ». Il est très utilisé notamment dans la culture de pommes de terre, de melons, de tomates, de pommes et de poires ainsi qu'en viticulture.

Réactions6 réactions à cet article

 

il y aurait des début d'études et même des créations d'entreprises sur les remplaçants des pesticides et herbicides, si quelqu'un en sait plus,....
en attendant faut-il acheter des binettes ? Jusqu'en 1965, je passais une partie des vacances scolaires à désherber les champs de mon grand-père à la main. Il n' a connu que ça.

naphtes | 27 octobre 2020 à 12h30
 
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@napthes les pistes qui me viennent afin de se débarasser du phytosanitaire sans revenir à la binette seraient le mulching et le semis direct sous couvert végétal. Je ne sais cependant pas dans quelle mesure ces pratiques peuvent substituer les méthodes actuelles.

Ad Amis | 27 octobre 2020 à 13h42
 
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Aux 2 premiers intervenants : en "créant" les pesticides, on a ainsi permis non seulement d'éradiquer rapidement (!) les prédateurs, mais aussi permis de gagner du temps de travail via de la main d'oeuvre en moins. La technique de binage était, en effet, sûrement pertinente dans les années 60, et même dans les années 80 dans les champs de mon oncle maraicher, quand les superficies étaient (relativement) réduites. Qu'en est-il maintenant, alors que nombre de cultures se font sur des champs aux superficies géantes (céréales par exemple). D'autres, type la maraiche ou la viticulture, peuvent se prêter davantage à ces expérimentations / retours aux sources, par contre. Quand bien même on essaie de nous opposer "plus de travail de la terre = plus de sorties tracteurs = plus d'émissions de CO2". De mon point de vue, je suis plutôt optimiste, mais pas à court terme.

nimb | 27 octobre 2020 à 17h16
 
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Cancerogène de groupe 3? glup's!
A se demander pourquoi ce produit n'a pas été encore interdit, produire à tout prix même si c'est dangereux pour tout le monde, belle mentalité.
Pour la viticulture, histoire familiale, hé ben toute cette chimie n'en n'a pas fait un vin meilleur qu'il y a 72ans (1947 pour qui connait) ou l'art de transformer un nectar en poison.

pemmore | 27 octobre 2020 à 17h39
 
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moi aussi naphtes , j'ai fait comme vous mais on ne peut pas dire que le rendement était au rendez vous! Seulement personne n'était intoxiqué et il n'y avait pas à l'époque 450 000 nouveaux cas de cancers par an, dont les enfants. Et je ne parle pas des maladies dégénératives ni des malformations des nouveaux nés ni des problèmes de reproduction...

gaïa94 | 27 octobre 2020 à 23h39
 
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Que voulez-vous, gaïa94, le rendement financier des investissements de certains implique que d'autres soient sacrifiés... On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... du moment que ceux-ci proviennent d'autres paniers que le sien ! C'est ce cynisme profond qui ronge l'agriculture conventionnelle mais aussi tous les autres pans de l'économie ultralibérale triomphante et, par ricochet, les fondements démocratiques de nos sociétés.
Il est donc urgent de faire un grand ménage dans le monde terrifiant des substances les plus préoccupantes abondamment employées dans l'agriculture mais aussi le textile, les matériaux du bâtiment, les véhicules, etc.

Pégase | 29 octobre 2020 à 10h12
 
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