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Loup : un arrêté autorisant un tir de prélèvement en Isère est suspendu

Agroécologie  |    |  Cyrielle Chazal  |  Actu-Environnement.com

Le Tribunal administratif de Grenoble a suspendu, le 1er août, un arrêté du préfet de l'Isère (38) ordonnant un tir de prélèvement en vue de la protection des troupeaux domestiques contre la prédation du loup.

L'arrêté fait suite à une attaque, survenue dans la nuit du 2 au 3 juillet, ayant causé la mort de 364 ovins et en ayant blessé douze autres. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière parmi les 5.981 attaques de loups indemnisées en France depuis le 1er janvier 2010, justifiait l'arrêté.

Les ovins, qui pâturaient sur l'alpage de Plan col/Côte la belle, étaient pourtant protégés par la présence permanente, au sein-même du troupeau, de quatre "chiens de protection", et par un "parc de protection électrique pour la nuit", argumentait l'arrêté.

Or, le Tribunal grenoblois a conclu à l'absence de mise en place de mesures effectives de protection du troupeau. Par exemple, l'arrêté n'établit pas la réalité des obstacles à la mise en œuvre de tirs de défense.

Par ailleurs, la suspension se fonde sur l'incohérence du territoire retenu par le Préfet. Celui-ci avait ordonné un tir de prélèvement sur douze communes de son département, dont deux seraient seulement classées en zone de présence occasionnelle (ZPO) et dont cinq n'auraient été confrontées à aucune attaque de loup depuis les trois dernières années. De plus, l'ensemble du territoire soumis au texte ne compterait qu'un seul et unique loup.

Réactions6 réactions à cet article

 

Si la justice ne permet pas de prendre d'arrêtés illégaux, il n'y a plus de clientélisme possible...

Romario | 05 août 2014 à 12h37
 
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Bonne nouvelle!
Preuve que les protections toujours mises en avant lors des attaques ne sont pas réelles, ou alors mal adaptées!

danielle | 05 août 2014 à 14h09
 
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...et surtout, qu'il est toujours plus facile d'accuser le loup, histoire de toucher les primes et d'essayer de l'éradiquer !!!

Agnès | 07 août 2014 à 12h12
 
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Bonjour à Danielle avec qui j'avais eu le plaisir d'échanger dans un passé récent sur le même sujet.

Par contre, je suis toujours attristé de voir fleurir les même poncifs véhiculés par certains (es) qui se sont voués à une certaine "écolocratie".
Non, Agnès, les éleveurs n'ont certainement pas sacrifié volontairement 364 ovins pour "toucher les primes".
D'affirmer une chose pareille tient, à minima, d'une méconnaissance totale de la profession d'éleveur, et au pire, d'une médisance avérée.

La grande mode aujourd'hui est de se lancer dans la croisade pour l'ours, le loup, et pourquoi pas demain, le tyrannosaure...
Il est pourtant des causes qui me paraissent bien plus urgentes.
J'ai, par exemple, sous les yeux, un rapport alarmant sur la disparition progressive des populations d'abeilles.
Non, ces rapports ne sont pas issus d'apiculteurs qui "veulent toucher des primes".

Sans entrer dans le détail, il faut savoir que de la survie des abeilles, dépend une majeure partie de notre alimentation, fruit et légumes.
Et là, à mon avis, il y a surement plus urgent que les populations lupines.

Tireman | 07 août 2014 à 18h32
 
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Bonjour Tireman,
Vous écrivez que la défense des prédateurs est une mode, et que des causes comme la disparition des abeilles est bien plus urgente et nécessaire à la survie de l'homme!

Entièrement d'accord pour les abeilles, mais je pense que la nature est un ensemble et que son équilibre est fragile, l'un ne va pas sans l'autre!
Chaque maillon a son rôle, le plus grand prédateur de celle-ci (l'homme) a besoin des autres prédateurs pour réguler les herbivores et entretenir la planète!

Dans le cadre de la biodiversité, une association pro loup-lynx et ours organise un programme d'installation de ruches, abeilles, arbres fruitiers dans les Pyrénées, chacun peut y contribuer (Api'ours)! Preuve que la protection peut se faire sur plusieurs plans!

Sans médisance, les fraudes aux indemnisations existent dans toutes les corporations! Voir actuellement en Italie pour celles concernant le loup!

danielle | 08 août 2014 à 15h16
 
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Bonjour Danielle,

Pour ce qui est de la fraude, en effet ce sport existe dans tous les groupes sociaux, dans toutes les corporations.
De là à en faire une généralité, comme le font certain (e), il y a une marge. (Sauf peut-être chez les politiciens où c'est du 100% !)

Les grands prédateurs sont en bout de chaine alimentaire.
Leur survie tient du jardin d'agrément plus que d'une utilité avérée.
Je ne vais donc pas revenir là-dessus.
Mon but est surtout d'alerter sur la disparition progressive des abeilles, disparition qui mettra tout le monde d'accord...
Vous aurez beau remettre des ruches, si rien n'est fait pour endiguer le mal qui les frappe, cela ne servira à rien.
En France, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année.
Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l'importance écologique de l'abeille en tant que pollinisatrice.
Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales.
Il me semble qu'il y a là une réelle urgence.
A moins que d'aimer les céréales...

Tireman | 09 août 2014 à 09h40
 
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