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Actu-Environnement

Des ONG détectent des pesticides interdits dans des raisins européens

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Une étude, réalisée par plusieurs organisations écologistes* dont le MDRGF et publiée hier, révèle la présence de résidus de pesticides dans la quasi totalité des raisins de table prélevés dans 5 pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne), dont certains sont interdits dans l'UE.

Selon un communiqué du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures en France (MDRGF), sur un total de 124 échantillons de raisin de table testés, 123 ont fait apparaître des résidus de pesticides, avec une moyenne de 0,65 mg/kg de pesticides.

Parmi les raisins étudiés, provenant de 16 enseignes de grandes distribution, 20 % étaient contaminés par dix substances chimiques différentes ou plus, et 4,8 % dépassaient les limites maximales autorisées par la nouvelle législation européenne. Et parmi les substances chimiques détectées, des pesticides neurotoxiques, suspectés dêtre cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.

Aussi, pour la France, les 25 échantillons testés se sont tous révélés contaminés avec en moyenne de 8,5 pesticides détectés par échantillon.

Par ailleurs, 4 échantillons (un français et trois italiens importés) dépassaient les nouvelles limites maximales en résidus européennes (LMR). Et 3 échantillons de raisin italien contenaient des pesticides interdits: l'endosulfan, un pesticide interdit dans toute l'UE et le bromopropylate qui n'est plus autorisé en Italie depuis fin 2007, a souligné le MDRGF.

Comme le DDT, l'endosulfan est un polluant organique persistant, qui provoque des dommages à long terme pour l'environnement.

Cette situation est inacceptable. La contamination des raisins par des substances préoccupantes est massive, a déclaré F. Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités par rapport aux situations d'illégalité que nous avons mises en lumière, a-t-il ajouté.

Le MDRGF demande à la France de soutenir la position de la Commission Environnement du Parlement européen qui appelle à l'exclusion des substances classées CMR ou perturbatrices endocriniennes afin que le consommateur ne les retrouve plus dans ses aliments.


* Les ONG : Legambiente en Italie, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures en France, Milieudefensie aux Pays-bas, Levego Munckasoport en Hongrie et Greenpeace en Allemagne.

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