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La Caisse des dépôts lance un programme de restauration de la biodiversité à horizon 2050

CDC Biodiversité lance Nature 2050, un programme d'adaptation des territoires aux changements climatiques et de restauration de leur biodiversité. Six projets sont déjà sélectionnés mais le programme ambitionne beaucoup plus.

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
La Caisse des dépôts lance un programme de restauration de la biodiversité à horizon 2050

"L'humanité est en train de forcer les systèmes naturels à subir en 50 ans une évolution qui habituellement prend 10.000 ans. Nous devons agir dès maintenant pour permettre l'adaptation des espaces agricoles, naturels et forestiers aux changements climatiques", résume Laurent Piermont, président de CDC Biodiversité.

C'est pour répondre à ce défi que la filiale de la Caisse des dépôts lance ce mardi 18 octobre le programme Nature 2050. Un programme qui vise à conduire des actions concrètes de restauration des territoires et d'adaptation aux changements climatiques grâce à un financement par des entreprises volontaires.

Un engagement jusqu'en 2050

Le chef d'orchestre du programme est CDC Biodiversité qui s'engage à agir jusqu'en 2050 sur les territoires sélectionnés à raison d'un mètre carré par 5 euros investis. Cette échéance a été choisie, explique la filiale de la Caisse des dépôts, car c'est celle à laquelle les changements climatiques provoqueront des effets profonds dans les pays tempérés. "L'objectif est qu'au-delà de cette période les espaces du programme Nature 2050 soient suffisamment résilients pour ne plus nécessiter d'investissement", explique-t-elle.

CDC Biodiversité s'appuie sur un comité de pilotage auquel participe le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Fondation Nicolas Hulot (FNH) et France Nature Environnement (FNE). Ce comité fixe les orientations du programme dans le cadre desquelles elle sélectionne les projets.

Les actions sont basées sur des solutions naturelles, explique Laurent Piermont, car la résilience des écosystèmes est la meilleure façon de résister aux changements climatiques. Quatre types d'espaces sont particulièrement visés : les espaces forestiers et agricoles, les zones humides, les trames vertes et bleues, et la biodiversité urbaine. La restauration des milieux fera l'objet d'un reporting annuel intégrant une évaluation des résultats écologiques qui pourra donner lieu, le cas échéant, à des mesures correctives.

Financement par les entreprises

Le financement des actions est assuré par des entreprises, privées ou publiques, qui souhaitent "volontairement et concrètement agir pour les territoires où elles sont implantées et où vivent leurs clients et partenaires", explique CDC Biodiversité. "Non ! Investir dans la biodiversité n'est pas réservé aux ONG ou aux pouvoirs publics", appuie Barbara Pompili, secrétaire d'Etat à la biodiversité, qui parraine le programme.

Les contributeurs financent tous les projets, ce qui devrait permettre d'éviter les opérations de green-washing. Dix-huit entreprises ou associations professionnelles, tels que AccorHotels, Transdev ou la Banque Postale Asset Management, se sont d'ores et déjà engagées dans le programme. Outre des avances de trésorerie, la Caisse des dépôts s'engage elle-même financièrement en versant au programme un millième du budget qu'elle consacre aux infrastructures. Le montant des engagements reste toutefois assez faible pour l'instant, admet Laurent Piermont, puisqu'il est compris entre 3 et 4 millions d'euros. Ce qui permet juste de couvrir le coût de restauration des six premiers projets sélectionnés dans le cadre du programme.

 
Six projets sélectionnés Les six projets d'ores et déjà sélectionnés dans le cadre du programme Nature 2050 sont les suivants :
• renforcement de la biodiversité du bois d'Avaize (verger conservatoire) et sa connexion au massif du Pilat (Loire) avec Saint-Etienne Métropole
• création d'un espace naturel à haute valeur écologique sur la friche industrielle Kodak dans la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis)
• restauration du Bois de Grâce (Seine-et-Marne), adaptation des peuplements au changement climatique et accueil du public, avec l'établissement public d'aménagement Epamarne
• restauration écologique d'un écosystème côtier dans la Baie de l'Aiguillon (Charente-Maritime) avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)
• rétablissement du cours d'eau naturel d'une rivière limousine avec les propriétaires et l'agence de l'eau Adour-Garonne
• réhabilitation d'une forêt cévenole à Saint-Jean-du-Gard (Gard) avec le collectif "Construisons ensemble la forêt de demain".
 
Trois modes de soutien

CDC Biodiversité peut soutenir de trois façons différentes les projets, explique son directeur général. Premier cas : la filiale de la Caisse des dépôts prend le contrôle du territoire sur lequel elle mènera l'action d'adaptation aux changements climatiques, ce qui devrait être le cas le moins fréquent. Deuxième cas : elle agit dans le cadre d'un cahier des charges. Ce qui est le cas avec Saint-Etienne Métropole, la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis) et l'établissement public d'aménagement Epamarne. Troisième hypothèse : elle accorde une subvention aux porteurs de projets qui conduisent eux-mêmes les actions en suivant un cahier des charges. Ce qui est le cas de la LPO dans la baie de l'Aiguillon (Charente-Maritime) ou du collectif "Construisons ensemble la forêt de demain" dans les Cévennes.

Dans tous les cas, les actions doivent s'inscrire dans les projets territoriaux des collectivités et en collaboration avec les organisations professionnelles, les organismes de recherche et les associations, insiste Laurent Piermont. "L'idéal à terme serait que les acteurs du territoire agissent par eux-mêmes et que CDC Biodiversité se contente de garantir la conformité de l'action engagée", explique son directeur général.

En attendant, les promoteurs de cette initiative appellent les entreprises, propriétaires fonciers, acteurs de la biodiversité et collectivités à la rejoindre. De manière à rapidement dépasser le nombre des 28 partenaires actuels et de multiplier les actions de restauration à travers toute la France, en métropole comme en outre-mer.

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