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Naufrage du Grande America : plus de 1.000 tonnes de matières dangereuses dans l'océan

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com
Naufrage du Grande America : plus de 1.000 tonnes de matières dangereuses dans l'océan

Les chiffres font frémir et donnent une idée du gigantisme des navires qui parcourent les océans. La préfecture maritime de l'Atlantique a dévoilé, jeudi 21 mars, le contenu du chargement du Grande America qui a sombré dans l'Atlantique, le 12 mars, après un incendie à bord.

Le navire italien transportait 365 conteneurs, certains en pontée, d'autres dans la cale. Quarante-cinq d'entre eux contenaient des matières dangereuses, pour un tonnage de plus de 1.050 tonnes. Parmi les 16 matières dangereuses répertoriées : 720 tonnes d'acide chlorhydrique, 85 tonnes d'hydrogénosulfure de sodium et 82 tonnes d'acide sulfurique. Les marchandises non dangereuses, quant à elles, étaient constituées de papier, nourriture, acier, engrais, bois, machines, etc. Ce navire hybride, entre un roulier et un porte-conteneur, transportait également 2.100 véhicules, neufs et usagers, parmi lesquels 190 poids lourds et 22 bus. Quant aux soutes, elles renfermaient près de 2.500 tonnes d'hydrocarbures. L'association Robin des bois a salué la publication de cette liste. "Une première dans l'histoire de l'accidentologie maritime mondiale", indique l'ONG.

Une petite dizaine de navires, dont deux remorqueurs espagnols, sont à l'œuvre à la verticale de l'épave et sur les nappes d'hydrocarbures qui ont dérivé. L'amateur Grimaldi affrète par ailleurs un navire spécialisé, doté d'un véhicule sous-marin téléguidé d'exploration, afin de procéder à l'inspection de l'épave. "Son arrivée sur zone est prévue le lundi 25 mars", indique la préfecture maritime de l'Atlantique.

Selon cette dernière, une arrivée sur le littoral français de boulettes de fioul semble "très peu probable avant 10 jours". Le ministre de la Transition écologique s'est rendu vendredi 22 mars à La Rochelle pour faire un point sur les risques de pollution du littoral. "Tout est mis en œuvre pour traiter le maximum de la pollution en mer avant qu'elle n'atteigne les côtes", indique-t-on à l'hôtel de Roquelaure. François de Rugy doit toutefois présenter les moyens de protection mobilisables en Charente-Maritime : barrages anti-pollution, équipements de protection individuels, unités mobiles de soins de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).

Réactions1 réaction à cet article

 

Lorsqu'on fait le bilan, force est de constater que la seule substance susceptible de nuire à l’environnement et à nos portemonnaies est le "fuel lourd" présent dans les soutes. Les deux acides présents, chlorhydrique et sulfurique ne sont pas "bioaccumulables" ou "persistants" et ne sont pas des "polluants marins" (IMDG). Ils seront dilués et neutralisés rapidement pour autant qu'ils s'échappent rapidement de leurs contenants. Paradoxalement, outre le "fuel lourd" les marchandises les plus problématiques pour l'environnement sont celles qualifiées de "non dangereuses". En particulier les véhicules usagés qui contiennent sans aucun doute des lubrifiants usés dans leurs carters et parmi beaucoup d'autres choses, le plomb des accumulateurs.
En attendant nos côtes bénéficient pour l'instant de l'anticyclone qui a installé un flux d'air Nord-Nord-Est. Les Espagnols en revanche sont exposés à un déferlement de "boulettes" du Pays Basque aux Asturies.
Il faudra bien mettre fin un jour à l'utilisation du "fuel lourd" ,qui, il faut bien le reconnaître est un déchet, comme combustible des navires. Le brûler"à terre" dans des installations adaptés pour fournir de l'énergie serait une bien meilleure solution. Dans un premier temps on devrait utiliser du gazole moins problématique dans ce type de pollution. On peut éventuellement l'incendier.
L'idéal serait la propulsion nucléaire (mais personne n'en veut) ou pourquoi pas revenir au charbon,évidemment dans des équipements adaptés ?

glaudius92 | 25 mars 2019 à 15h23
 
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