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Niger : l'accroissement démographique entraîne une augmentation des crues

Gouvernance  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

L'utilisation intensive des sols et l'encroûtement seraient les responsables de l'augmentation des crues du fleuve Niger selon une étude de scientifiques de l'IRD publiée dans la revue Global and Planetary Change.

La région de Niamey (Niger) subit deux crues principales : la "crue rouge" (qui découle de précipitations drainées par les affluents du fleuve à la frontière du Niger et Burkina Faso) et la crue "guinéenne" (liée aux pluies tombées sur les montagnes de Guinée pendant la mousson).

Pour comprendre le phénomène d'augmentation des crues et notamment les inondations à Niamey de 2010, des chercheurs de l'IRD, de l'ABN et l'Université de Niamey se sont penchés sur le fleuve et constaté un changement de son régime hydrologique : la crue rouge, est désormais plus prononcée et plus précoce du fait de la forte augmentation de l'écoulement des affluents locaux. Selon les scientifiques, les modifications des caractéristiques des écoulements seraient liés à l'accroissement démographique du Niger (3,2 millions de personnes en 1960 à 15,5 millions en 2010). L'extension des cultures, et la diminution des périodes de jachère en résultant, provoquent un encroûtement des surfaces : cette dernière favorise le ruissellement et les inondations.

Réactions6 réactions à cet article

 

Quelle surprise ! Allez, vite une autre étude, cette fois sur la perte de fertilité des sols par l'érosion et l'irrigation et on aura fini d'enfoncer des portes ouvertes ! Nul doute que les promoteurs locaux de la famille nombreuse, opposés à toute forme de planification des naissances, pourvoieront aux besoins de la population...

botanion | 18 septembre 2012 à 09h16
 
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La démographie multipliée par 5 en 50 ans est bien sûr fortement en cause de l'augmentation des surfaces cultivées et donc du ravinement et de l'encroutement (car moins de surfaces à biotope végétal normal pour favoriser l'infiltration de l'eau) donc plus de ruissellement = plus de crues / crues plus fortes
...mais la manière d'organiser le sol et de répartir les cultures est très importante en terme d'impact aussi : j'espère bien que l'étude fait la différence entre l'impact d'un versant de colline intégralement recouvert de cultures sans le moindre obstacle ou un versant en terrasses et avec des haies d'arbres (ou au moins de gros buissons) régulièrement.

Lionel | 18 septembre 2012 à 14h45
 
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Même si cette différence bien connue d'impact est pour la millième fois mise en évidence, quelle est la proba pour qu'il y ait un changement dans les pratiques ? Le manque de moyens, la dispersion de ces moyens bien maigres qui passent par des mains avides et/ou pas forcément intéressées par le rendement à long terme (sans jugement de valeur de ma part, j'ai la chance de ne pas avoir à gérer la survie de mon village), l'absence d'Etat, ou pire la partialité de certains Etats devant les différentes communautés qui le composent, bref, tout un tas de facteurs tendent à prouver que les changements mettront longtemps à s'imposer. Pendant que le sable coule dans le sablier, les sols s'érodent et s'appauvrissent sans augmenter de surface...

botanion | 18 septembre 2012 à 17h16
 
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Bien daccord Botanion : la situation est très souvent complexe lorsque la corruption règne à de nombreux niveaux sur fond de problèmes divers et perturbateurs dont tu a fait allusion à une partie. À mon avis, dans ces cas là, mieux vaut compter sur les chefs de villages justement par le biais de l'auto-gestion (y compris en production d'énergie). C'est plus sûr et plus sain.

Lionel | 18 septembre 2012 à 18h05
 
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Je pense qu'il serait bien plus important de réguler les naissances que faire changer la nature ! Comme en tout le continent, et même partout sur Terre, la démographie doit être freinée comme en Chine ou Japon ! A quoi bon mettre au monde des enfants qui n'ont que si peu d'espérance de vie ? Hélas la religion est un frein majeur et seuls, ceux qui ne croieront plus s'en sortiront par le haut.. A quoi bon multiplier par 5 une population ? Il est temps de distribuer contraceptifs, voire offrir une prime d'Etat aux couples avec 1 enfant seulement ! "Le lit du pauvre est fécond", hélas...

Max84300France | 18 septembre 2012 à 20h31
 
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Et d'abord et surtout faire très attention à prévenir tout ethnocentrisme déplacé tout en se mettant à la place de ces population afin de réellement les comprendre sur le terrain et construire avec eux les solutions en les faisant participer. Ce n'est pas en décrétant des choses qui vont brutalement à l'encontre des usages ou des préceptes religieux du moment qu'on améliorera concrètement les choses. Les gens doivent réellement comprendre l'intérêt du passage d'un modèle stéréotypable par [au moins 5 enfants afin d'assurer descendance et force de travail pour amener des revenus à la famille (vue comme une unité plus importante que tout) en apprenant par compagnonnage le métier des parents (l'âge de départ doit varier en fonction des métiers et donc des familles mais surtout des pays et des cultures, et du sexe : je crois que les filles démarrent souvent plus tôt)] à un modèle [seules les familles les plus riches peuvent se permettre d'avoir plus de 5 enfants ; l'école a une part largement plus importante que la participation au travail des parents et aux corvées ; l'enfant est davantage vu comme un être en devenir qui doit s'accomplir et fonder une nouvelle famille (pas obligatoirement dans le même village ou groupe de villages) plutôt que comme un membre de la famille qui va grandir et apporter force, revenu, honneur et descendance à la famille]. ...Et ça ce n'est que pour la vision des enfants, ya aussi la vision du sexe, et celle de la procréation par rapport à la religion

Lionel | 19 septembre 2012 à 11h55
 
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