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Nouveaux systèmes énergétiques : l'État signe un avenant pour renouveler le contrat stratégique de filière

L'État et les industriels renouvèlent aujourd'hui leurs engagements, pris en 2019 pour la filière Nouveaux systèmes énergétiques, pour 2021-2023. Priorités aux batteries, à l'hydrogène mais aussi à l'emploi et à la conformité européenne.

Energie  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com
Nouveaux systèmes énergétiques : l'État signe un avenant pour renouveler le contrat stratégique de filière

Ce jeudi 4 novembre à Bercy, les ministres respectifs de la Transition écologique, Barbara Pompili, et de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, ont rencontré les industriels des nouveaux systèmes énergétiques (NSE) pour renouveler leur contrat stratégique de filière (CSF), dans le cadre du Conseil national de l'industrie (CNI). Pour rappel, la filière NSE représente plus de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires et plus de 150 000 emplois en France. L'avenant conclu aujourd'hui poursuit pour trois années supplémentaires ce CSF signé initialement en 2019. « Nous avons réussi à mettre en œuvre plus de 70 % des actions prévues dans le premier contrat », se félicite Claire Waysand, présidente du CSF NSE et directrice générale adjointe d'Engie. Par conséquent, ce nouveau contrat pour la période 2021-2023 ajoute aussi bien de nouveaux objectifs qu'il conserve la poursuite d'anciennes priorités.

Parmi les priorités maintenues, le gouvernement a insisté sur le besoin, en matière de transition énergétique, de se focaliser sur le biogaz, les batteries électriques et l'hydrogène décarboné. Ces deux derniers secteurs verront la création prochaine de plusieurs gigafactories, dont deux pour la fabrication en masse d'électrolyseurs, cite Barbara Pompili. La ministre de l'Écologie a d'ailleurs évoqué l'annonce prochaine d'une « nouvelle Stratégie des technologies avancées pour le système énergétique », visant à utiliser « de façon ciblée » les crédits du Programme d'investissement d'avenir (PIA) au bénéfice des priorités du CSF NSE.

Nouveaux focus sur l'emploi, la numérisation et l'Europe

 
Nous sommes souvent surpris de constater à quel point nous avons des acteurs de niche et d'excellence très mal connus de l'écosystème français  
Agnès Pannier-Runacher, ministre de l'Industrie
 
Ces objectifs recoupent aussi la nouvelle nécessité inscrite dans le CSF NSE de développer le volet emploi des différents secteurs, notamment vis-à-vis de leur forte demande en techniciens de maintenance. « Nous travaillons actuellement avec Pôle-Emploi sur les milliers d'emplois à développer dans la filière hydrogène, qui concerne des technologies parfois pas encore tout à fait mâtures – idem du côté des batteries électriques », souligne la ministre de l'Industrie. Cette dernière annonce, qui plus est, la future mise en place d'une plateforme de recensement des « acteurs français de la décarbonation » : « Nous sommes souvent surpris de constater à quel point nous avons des acteurs de niche et d'excellence très mal connus de l'écosystème français et qui sont obligés de se développer par le biais de contrats internationaux. »

D'autres priorités ont été ajoutées à la liste du CSF NSE. Le soutien du développement de technologies de captation et de stockage du dioxyde de carbone (CO2) en est une. L'élargissement et l'optimisation des réseaux électriques, avec un effort particulier en matière de cybersécurité, en est une autre. Enfin, le gouvernement prévoit également la création d'un groupe de travail sur les enjeux posés par les nouvelles réglementations européennes, en termes de « normalisation, de standardisation et de conformité », en référence notamment au paquet « Fit-for-55 ». « L'impact de ces réglementations nécessite un effort de cohérence supplémentaire ainsi qu'une coalition avec des entreprises européennes, déclare Agnès Pannier-Runacher. Il nous faut trouver un accord pas seulement entre nous, au niveau national, mais aussi avec les acteurs européens. Nous ne menons pas un combat de protectionnisme mais pour une concurrence loyale. »

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