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Nucléaire : le projet de blanchisserie haut-marnais attaqué devant la justice administrative

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le Réseau Sortir du nucléaire, accompagné de deux autres associations et 101 particuliers, ont déposé le 28 mai devant le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne un recours en référé, accompagné d'un recours au fond, contre le permis de construire d'une blanchisserie industrielle dans la commune de Suzannecourt (Haute-Marne).

Une blanchisserie bien particulière puisqu'elle sera destinée à "laver le linge contaminé provenant des sites nucléaires français et de certains pays étrangers" et "prendre la relève de l'ancienne laverie d'Areva à La Hague dont la remise aux normes avait été jugée trop coûteuse", expliquent les requérants. "Les eaux usées chargées de détergents et les radionucléides seraient déversées dans la Marne après traitement. En tout, plus d'un tiers de la contamination se retrouverait dans l'eau, explique RSN. La rivière subirait donc une pollution quotidienne, comme toutes les communes en aval". Quatorze de ces dernières ont d'ailleurs pris des délibérations pour marquer leur opposition au projet, précise l'ONG.

"C'est un projet sûr, non nocif, sans aucun impact sur l'environnement", avait assuré en février 2018 la préfète au Journal de la Haute-Marne. L'exploitant de la future blanchisserie, l'américain Unitech Services, a annoncé un investissement de 16 millions d'euros et la création de 40 emplois pour ce projet qui ne devrait pas voir le jour avant 2021.

Dans leur recours, les requérants font valoir que le projet est susceptible de constituer une installation nucléaire de base (INB) plutôt qu'une installation classée (ICPE), ce qui impliquerait la compétence du préfet et non du maire pour signer le permis de construire. Elles estiment par ailleurs insuffisante l'étude d'impact menée et contestent l'absence d'organisation d'une enquête publique dans la procédure. A cet égard, les associations dénoncent l'opacité dans laquelle a été préparé le projet, qui se situe à 21 kilomètres du site de Bure qui doit accueillir le centre de stockage des déchets radioactifs (Cigéo). Le permis de construire, signé par le maire en avril 2018, n'a été affiché sur le site qu'un an plus tard, indiquent les requérants.

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