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Actu-Environnement

OGM : le maïs MON810 bientôt dans les champs de France ?

Le Gouvernement français avait suspendu la mise en culture du maïs génétiquement modifié MON810. Le Conseil d'Etat pourrait annuler cette suspension dans les semaines qui viennent.

Agroécologie  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le rapporteur public a demandé vendredi 5 juillet devant le Conseil d'Etat l'annulation de l'arrêté du 16 mars 2012 qui suspend la mise en culture des semences de maïs MON810 produites par la société Monsanto.

L'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) et l'Union française des semenciers (UFS), entre autres, avaient annoncé en mars 2012 le dépôt d'un recours contre ce texte, estimant notamment que l'interdiction ne reposait sur aucun élément scientifique sérieux. Une position partagée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), même si la Commission a préféré pour l'instant ne pas trancher.

Pas de preuve de l'existence d'un risque grave

Selon l'exposé du rapporteur public, relayé par Info'OGM, le ministre de l'Agriculture, qui a pris son arrêté en se fondant sur le droit européen, ne parvient pas à justifier sa décision et n'apporte pas la preuve de l'existence d'un risque grave et d'une urgence à agir.

Or, il n'existe que deux hypothèses dans lesquelles un Etat peut prendre une mesure d'urgence selon le droit de l'UE : lorsqu'un OGM autorisé présente des risques graves pour la santé humaine et animale, ou l'environnement, sur la base de preuves scientifiques nouvelles, ou lorsque l'Efsa a rendu un avis qui rend nécessaire de modifier l'autorisation d'un OGM.

Le Conseil d'Etat se prononcera d'ici deux à trois semaines, mais il suit généralement l'avis du rapporteur public. "Si le Conseil d'Etat va dans le sens de ces conclusions et si le ministre de l'Agriculture ne prend pas un nouvel arrêté légalement motivé, ce maïs OGM pourra être de nouveau cultivé dès les semis de 2014", s'indigne Olivier Belval, président de l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf), qui appelle donc le Gouvernement à réaffirmer sur des bases juridiques solides son intention d'interdire la culture de cet OGM en France.

Ce dernier attend la décision du Conseil d'Etat avant de prendre quelque décision que ce soit. En tout état de cause, "en cas d'annulation, nous disposons d'un peu de temps car les prochains semis de maïs n'auront pas lieu avant la fin de l'hiver", rassure le cabinet de Stéphane Le Foll contacté par Actu-environnement.

"Conséquences catastrophiques pour l'apiculture"

"Le principe de précaution doit s'appliquer avec la plus grande rigueur : les risques sanitaires, environnementaux et socio-économiques des OGM sont mal connus et surtout trop mal évalués pour se lancer dans une aventure si dangereuse, sans possibilité de retour en arrière", estime Greenpeace.

L'Unaf alerte sur les conséquences catastrophiques pour l'apiculture d'une mise en culture du MON810 qui "produit durant toute sa vie un insecticide dont la toxicité sur les abeilles n'a jamais été évaluée selon le protocole imposé pour les insecticides agricoles, notamment en ce qui concerne l'impact sur le comportement des butineuses". L'organisation professionnelle souligne également les risques économiques d'une telle interdiction, rappelant la décision de la CJUE qui impose une autorisation pour commercialiser le miel contenant du pollen.

Le MON810 est l'un des trois seuls OGM autorisés à la culture dans l'Union européenne. Mais BASF, titulaire de l'autorisation de culture de la pomme de terre Amflora, a annoncé en janvier 2012 son retrait du marché européen, précédé par Bayer avec le maïs T25. Quant au MON810, huit Etats membres de l'UE, dont la France, ont adopté un moratoire, tandis que cinq autres le cultivaient en 2012.

Réactions42 réactions à cet article

 

Vu le bilan global peu favorable au plan scientifique des ogm si l'on analyse de façon indépendante étude par étude, paramètre par paramètre et culture par culture les résultats détaillés de cette technique dans le monde, il serait essentiel qu'une partie importante des pays européens ne choisissent pas la voie des ogm et on aura la plupart des réponses dans quelques décennies en constatant les différences sur la nature, les animaux et humains et même si les ogm circulent. Il est incroyable que le monde entier doit encore se voir imposer la même voie unique alors même qu'elle n'est absolument pas testée comme il le faudrait. L'industrie des plastiques ou des engrais s'est développée après guerre sans précautions et les océans sont intégralement pollués tout comme la majeure partie des sols, sources et rivières. Idem pour les énergies fossiles, la pollution, les guerres et l'effet de serre qu'elles ont engendré, entre autres. Et on recommence en sans doute plus grave encore avec les ogm pour de stupides questions de juristes qui ne raisonnent qu'en juristes, c'est à dire de façon ultra-limitée comparé aux problèmes et perspectives de l'humanité. ON PEUT AVEC BEAUCOUP D'AVANTAGES SE PASSER DES OGM POUR L'ALIMENTATION.

Agronome+ | 08 juillet 2013 à 17h06
 
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Et vous osez signer « agronome » ?

Vous faites honte à la profession.

Wackes Seppi | 08 juillet 2013 à 19h01
 
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Bayer et Syngenta dans l'attente.
Vont-ils pouvoir continuer à développer le juteux marché des insecticides sur maïs?
C'est en effet le seul et unique intéret pour les agriculteurs des OGM Bt comme le MON810 que d'économiser les traitements insecticides. Les semences sont un peu plus chères mais les économies réelles.
C'est vrais que même si aucune disparition d'abeilles n'a encore été observée sur les centaines de milliers d'ha plantés à travers le monde, il y aurait lieu en appliquant le "principe de précaution" de faire des études sur plus de 50 ans. Et en plus il faudrait faire ce genre de confirmation sur chaque lignée d'abeilles et sous toutes les configurations agro-pédo-climato.
Le "principe de précaution" ne s'applique pas aux insecticides de synthèse puisqu'il ne s'agit pas d'un doute; il s'agit d'une certitude de toxicité pour l'agriculteur, pour les insectes (dont l'abeille) et accessoirement pour le consommateur puisque l'on est certain que ces insecticides se retrouvent dans notre alimentation.
Si , comme le craint GreenPeace, l'insecticide naturel produit par les plantes Bt s'avérait toxique, ce serait une très mauvaise nouvelle pour l'agriculture biologique qui utilise ce produit en pulvérisation à des doses beaucoup plus importantes que celle produites par les PGM. (L'application du "principe de précaution" pourrait même aller jusqu'au retrait du marché des produits bio).

VD69 | 09 juillet 2013 à 09h15
 
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Même si cet arrêté est annulé, il suffira d'en reprendre un qui couvre la période de semis 2014... Les lobbys du maïs et des OGM (notons d'ailleurs qu'il existe un groupement uniquement pour le maïs...) referons un recours et on recommencera en 2015 !

L'essentiel étant que du maïs OGM ne soit pas semé. Quand personne dans un pays, à part certains intérêts bien particulier, ne veut d'une saloperie, il y a toujours un moyen !

jujuniep | 09 juillet 2013 à 09h48
 
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Même si cet arrêté est annulé, il suffira d'en reprendre un qui couvre la période de semis 2014... Les lobbys du maïs et des OGM (notons d'ailleurs qu'il existe un groupement uniquement pour le maïs...) referons un recours et on recommencera en 2015 !

L'essentiel étant que du maïs OGM ne soit pas semé. Quand personne dans un pays, à part certains intérêts bien particulier, ne veut d'une sal..., il y a toujours un moyen !

jujuniep | 09 juillet 2013 à 09h48
 
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La notion de honte est très subjective... Le message d'agronome+ a plutôt tendance a me redonner confiance en l'agronomie et le futur de l'agriculture française ; tandis que les messages de certains (qui parlent au nom de la profession, carrément !) me désolent... Comme quoi !

jujuniep | 09 juillet 2013 à 10h02
 
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M. Wackes Seppi, et pourquoi ce ne serait pas vous qui faisiez la honte des agronomes ?
Le marché des ogm n'existe que parce qu'il permet aux grands groupes semenciers de pouvoir contraindre toute la terre à utiliser et développer leurs usines pour des profits toujours plus grands.
Arrêtez, chers protagonistes des ogm, de parler du bien de l'humanité....vous ne connaissez même pas la définition de ces mots...

Bochenerouge | 09 juillet 2013 à 10h14
 
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Ok la majorité ne veut pas de PGM alors on ne les cultive pas chez nous (c’est vraiment dommage qu’une majorité de personnes se soit fait manipuler par des escrologistes pour en arrivé là).
Mais par contre notre ministère n’a pas à détourner en connaissance de cause des résultats scientifique pour arriver à ses fins et continuer de nous prendre pour des imbéciles que l’on manipule trop facilement. (Quoique aux vue des résultats de se que sont les PGM dans les esprits de nombreuse personnes nous sommes bien une société de mouton avec 45 de QI)
Notre ministre n'a qu'a avoir un peu de courage pour dire « on n'en veut » pas sans mentir avec de fausses raisons
Le plus lamentable c’est que notre ministre va se défendre en disant « qu’ils sont méchant » ceux qui lui font remarquer qu’il n’est pas du niveau de ses responsabilité de mentir comme il la fait pour activer la clause de sauvegarde.

yanquirigole | 09 juillet 2013 à 10h24
 
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Agronome +
je travail avec beaucoup d'agro et en tant que droitier "je met ma main gauche au feu" que si vous etes agronome vous n'etes pas sur le terrain mais plutot enseignant.
C'est les seul agro que je connaisse qui peuvent tenir se type de discour
(tous les enseignants ne sont pas "sur leur planète" non plus)

yanquirigole | 09 juillet 2013 à 10h30
 
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Bonjour,
Pourquoi même les professionnels ne sont pas plus précis en parlant d'OGM? entre une tomate cerise appelé OGM et un gène de maïs gréffé au Round up (agent defoliant du vietnam) si je ne m'abuse le MON810, il me semble qu'il y a un monde...
Pourquoi ne pas pousser d'abord à une nouvelle appélation de classe: genre hybride d'espèce existante et une autre: hybride avec produit chimique de synthèse pesticide/défoliant. Cela pourrait peut être :
1) eviter des fions gratiuts en commentaires en ne parlant pas de la même chose et donc de rendre le débat stérile.
2) aider les scientifiques à faire passer un message et à tester la classe à risque.
3) aux legistes d'etre un petit peu moins tributaire des lobbies en comprenant un peu plus et de faire une loi de prévention pour la deuxième classe?
Est ce que même ce bon sens et controler par les Grands groupes de l'agroalimentaire?

Gazelle | 09 juillet 2013 à 11h29
 
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yanquirigole, le gouvernement ne veut pas d'OGM, c'est exactement ça ! Sauf qu'avec la sainte OMC et le principe si humain et social de libre échange, un gouvernement ne peut interdire la culture et l'importation de tel ou tel produit juste parce qu'il n'en veut pas... Il joue sur les zones d'ombres à savoir les études sur la dangerosité des OGM pour faire jouer le principe de précaution. Il ne nous ment pas, il fait en sorte d'arriver à ses fins... Et il a raison !

Et c'est marrant de voire que les associations qui s'opposent à des géants pollueurs sont appelés "escrocs" par ceux qui détiennent LA vérité... Dans certains pays, ceux qui s'opposent aux dictateurs sont appelés terroristes...

jujuniep | 09 juillet 2013 à 13h02
 
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Doit-on encore signaler que les plantations GM Bt ne sont résistantes que les 1-2 premières années, et que les insectes s'adaptent et ravagent rapidement les cultures indépendemment de la technologie Bt? La Nature reprend toujours l'avantage; la vraie question est: ne sommes-nous pas VAINEMENT en train de détruire notre environnement et notre santé? Si le but est bien alimentaire voire humanitaire (quel culot ces industriels!), alors on a bien plus intérêt à préserver les ABEILLES qui sont un facteur de production GRATUIT, à l'efficacité inégalée. Où comment concilier Précaution et Économie.

@ Gazelle, effectivement, en lisant votre réaction on peut se dire que la science est très mal vulgarisée... où avez-vous entendu dire que les tomates cerises sont des OGM? (aux USA peut-être? là-bas la définition d'OGM est beaucoup plus large).
Il n'y a pas besoin de créer de nouvelles appellations (ce qui augmenterait la confusion). Il y a les variétés classiques (des hybrides pour la très grande majorité) et les variétés OGM (des produits biotechnologiques).
Une petite précision: le soi-disant "hybride avec produit chimique de synthèse pesticide/défoliant" est en fait un plant dans lequel on a introduit un gène. Or a priori un gène n'est pas un produit chimique de synthèse...un gène est de nature biologique!! Et dans le cas présent le gène de la toxine Bt (ayant un effet insecticide) provient d'une bactérie!
PS: relisez-vous, votre texte n'est franchement pas très compréhensible.

Agronome aussi | 09 juillet 2013 à 13h56
 
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Non ce n’est pas le monde des bisounours, mais cela ressemble déjà à une guerre économique.
Ce n'est que le début des problèmes. Dans le cadre des négociations de libre échange avec les USA, tous les dispositifs renforçant la sécurité des produits et des aliments, et donc l'autonomie alimentaire de l'Europe et de la santé des populations, vont voler en éclats. De plus les Etats unis ne signent JAMAIS des accords contraignants pour eux. Mais il y aura toujours des prétentieux qui pensent encore partir à la conquête de l'ouest.
Si on analyse le passé recent, et dans un contexte de « dispersion de l’UE » on ne va pas seulement se faire tondre (comme avec les subprimes « exportés » pars les USA), mais se faire réduire en charpie.
Pour les OGM, à court terme, étant donné les enjeux et la perméabilité au lobbying de nos structures scientifiques et politiques, les impératifs financiers particuliers, risquent de l’emporter sur le collectif. A courir après le mirage de la croissance économique perpétuelle (pour l'histoire, ce sera surement reconnu comme une période d'aveuglement sectaire ?), les politiques ne choisissent pas tours la solution la plus rationnelle, mais la plus facile.
Sur le plus long terme, vu les problèmes dus aux OGM et à l'alimentation made in USA, on aura un impact économique très négatif, risquant même de déstabiliser le continent. Mais comme avec les subprimes, on ne pourra plus revenir en arrière, mais tout juste payer la note.

Velka | 09 juillet 2013 à 14h41
 
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jujuniep
Le gouvernement peu ouvertement mentir sur les résultats et conclusions des scientifiques car d'après vous la fin justifie les moyens.
Les terroristes disent effectivement la même chose...

Agronome aussi
Vous savez donc que les résistances arrive quelque soit le moyen de contrôle des parasites que l’on utilise ??
Et alors ! Le risque n’est que pour les obtenteurs de ces PGM qui ont investi des millions d’€ en recherche et développement et pour la quel il ne rentreraient pas dans leurs frais d’investissement.
L’acheteur (agriculteur compris) achète que se dont il à besoin dans la très grande majorité des cas.
Si cette solution ne fonctionne plus il passera à une autre.
En attendant tant qu’elle fonctionne =moins de phyto ; marge nette amélioré ; moins exposition de l’environnement au phyto……
Les millions d’hectares cultivés ne le sont pas pour faire plaisir à monsanto mais bien parce que les agris qui les utilisent y trouvent un intérêt (et eux savent de quoi ils parlent).
Dire le contraire est insultant pour les agriculteurs puisque cela sous entend qu’ils sont des pantins abrutis toujours pas capable de maîtriser leur métier par eux mêmes .
agronome aussi ne seriez vous pas enseignant aussi?

yanquirigole | 09 juillet 2013 à 14h44
 
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M./Mme VD69 a écrit (mardi 9 juillet à 09h15) sur Greenpeace et la question des abeilles.

S'agissant du premier, nous avons droit à de la pure gesticulation: après quinze année de culture, sur des millions d'hectares, et après autant d'années ou presque d'utilisation en alimentation animale et humaine, ainsi qu'après une utilisation en France suivie d'un arrêt par suite d'un moratoire, «les risques sanitaires, environnementaux et socio-économiques des OGM sont mal connus et surtout trop mal évalués...»

S'agissant des abeilles, le nouveau «truc » de l'UNAF, c'est que le MON 810 «n'a jamais été évaluée selon le protocole imposé pour les insecticides agricoles». Les talibans anti-OGM interprète ça comme un risque pour les abeilles, mais c'est faux. L'UNAF aurait du reste du mal à invoquer un risque alors que Herr Bablok, en Allemagne, avait «fabriqué» un litige qui est monté jusqu'à la Cour de justice de l'Union européenne en prétendant que ses butineuses avaient rapporté du pollen de maïs GM à la ruche, lequel s'est retrouvé dans son miel.

Le positionnement idéologique de l'UNAF est du reste flagrant: le talibanisme anti-OGM l'emporte sur l'intérêt des apiculteurs. Plutôt des traitements insecticides qu'une solution de lutte contre la pyrale qui ne touche que les insectes piqueurs et foreurs sensibles à la toxine Bt introduite dans le maïs.

Wackes Seppi | 09 juillet 2013 à 15h19
 
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Il y a une chose qui pollue sans cesse les débats sur les ogm c'est qu'il y a derière des intérêts privés et des multinationales. On peut trés bien avoir des ogm crées par des organismes a but non lucratifs. Je serai bien curieux de connaitre alors les réactions du "public". Une plante OGM produit toujours des substances parfaitement identifiées et c'est l'étude de la toxicité de ces substances qui permet de se faire une opinion. Au niveau du consommateur le problème n'est pas la présence des nouveaux gènes mais celle de substances que cette plante produit EN PLUS. La plupart des aliments sont cuits et la totalité sont digérés: ces deux traitements détruisent une grande partie des gènes (ou chromosomes) mais pas la totalité.
Le Maïs BT produit une toxine (d'origine bactérienne) qui forme des cristaux acérés qui détruisent le système disgestif des insectes (ou de certains insecte seulement). Bacillus Thurigensis peut aussi se cultiver et fournir des concentrats de toxine BT.

ami9327 | 09 juillet 2013 à 15h29
 
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M./Mme Jujuniep a écrit (mardi 9 juillet à 09h48):

«...il suffira d'en reprendre un qui couvre la période de semis 2014...»

C'est ça! Pour faire plaisir à une opinion publique manipulée, versons une fois de plus dans l'illégalité. Ce manque de respect pour l'État de droit est une honte.

Quant au message de celui ou celle qui se fait passer pour un «agronome», il est totalement incohérent.

M./Mme Yanquirigole (mardi 9 juillet à 10h30) postule qu'il/elle est peut-être enseignant. C'est encore pire: la jeunesse française est alors en grand danger.

« Vu le bilan global peu favorable au plan scientifique des ogm...». Il est tellement peu favorable que le coton, le maïs et le soja sont maintenant majoritairement GM dans les pays qui ont surmonté la désinformation des talibans anti-OGM.

Et c'est quoi ce gloubi-boulga avec l'industrie des plastiques et des engrais, les guerres, etc.?

«...de stupides questions de juristes qui ne raisonnent qu'en juristes...»? L'État de droit, ça n'existe visiblement pas... Mais n'a-t-on pas affaire à des kmers verts?

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M./Mme Bochenerouge a écrit (mardi 9 juillet à 10h14):

«Le marché des ogm n'existe que parce qu'il permet aux grands groupes semenciers de pouvoir contraindre toute la terre à utiliser et développer leurs usines pour des profits toujours plus grands.»

Difficile de faire mieux dans l'emphase... Les agriculteurs seraient donc des idiots contraints de semer ce que les grands groupes semenciers leurs imposent? Ridicule!

Wackes Seppi | 09 juillet 2013 à 15h46
 
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Pour info Bacillus Thurigensis est vendu partout en France dans les jardineries pour lutter contre divers parasite dans les jardins. Cela s’appelle de la lutte biologique (et comme s’est bio s’est bien). Il est aussi homologué en traitement en plein grande culture dans plusieurs pays. La bactérie peu être épandu partout cela ne souci personne mais les PGM BT hou lala

yanquirigole | 09 juillet 2013 à 16h16
 
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L'«agronome aussi» (le même qu'hier...) a écrit (mardi 9 juillet à 13h56):

«Doit-on encore signaler que les plantations GM Bt ne sont résistantes que les 1-2 premières années...»

Voilà une affirmation qu'elle est péremptoire. Source?

Si c'était vrai, ce devrait être facile d'en citer. Greenpeace et d'autres se seraient précipités sur l'info, non? Et A.-E. n'aurait pas manqué de la relayer.

«...et que les insectes s'adaptent et ravagent rapidement les cultures indépendemment de la technologie Bt?»

C'est bizarre. La technologie Bt est utilisée depuis des décennies sous sa forme «primitive», par des pulvérisations, notamment en agriculture biologique mais aussi, par exemple, dans la lutte contre la chenille processionnaire, et sauf erreur, les cas de résistance sont très rares.

«La Nature reprend toujours l'avantage; la vraie question est: ne sommes-nous pas VAINEMENT en train de détruire notre environnement et notre santé?»

Grandiloquence et effets de manche.

«...Il y a les variétés classiques (des hybrides pour la très grande majorité)...»

Une affirmation qui signe l'ignorance de la matière...

.

M. ami9327 a écrit :

« On peut trés bien avoir des ogm crées par des organismes a but non lucratifs. Je serai bien curieux de connaitre alors les réactions du "public". »

Ces plantes existent. L'exemple emblématique en est le riz doré. Greenpeace et d'autres organisations s'y opposent... La santé et la vie des gens qui se nourrissent essentiellement de riz doit céder

Wackes Seppi | 09 juillet 2013 à 16h32
 
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Wackes Seppi
J’ai mis dans le mile
Agronome+ est un enseignant signalant qu'il est agronome aussi.
Tout a fait d'accord sur le danger majeur que représentent ces personnes pour les étudiants qui les subissent.
La bonne nouvelle est que pour avoir eu à faire à certain de ces nouveau agro de bureau qui ne discute qu’avec des étudiants (et non sur le terrain avec des personnes d’expérience et donc un sens critique) c’est que les étudiants (agricole) ne se laisse pas toujours embobiné dans leurs croyances. J’ai pu tristement constater cela dans mon ancien lycée où je devais intervenir et où certain nouveau prof de phitotechnie sont de ce type là. Résultat ce lycée agricole qui avait une des meilleurs réputation il y a 25 ans sur toutes ma région (sélection plus forte pour y rentrer) maintenant cour après l’inscription d’élèves.
« Agronome +aussi » ne sait pas que quelque soit la technique de lutte utilisée contre des insectes les résistances peuvent se mettre en place.
Il ne peu même pas comprendre que si des résistances au PGM BT se mettaient en place cela ne poserai de problème qu’a l’obtenteur de la dite variété devenu inefficace et que cela ne serait donc une perte financière importante que pour elle (après avoir investi des million € en recherche et développement).
Il ne peu pas penser que si une technique ne fonctionnait plus les agris passeraient à une autre technique comme il sont par la force des choses habitué à le faire.

yanquirigole | 09 juillet 2013 à 18h16
 
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Que Wackes Seppi relise mon post au calme pour comprendre que je suis comme lui un fervent opposant aux pesticides de synthèse (que les PGM Bt permettent d'éviter) et un opposant encore plus farouche au principe constitutionnel dit "de précaution" que j'assimile au "principe de bêtise médiatique".

VD69 | 09 juillet 2013 à 18h43
 
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Ce n’est pas demain que les OGM seront semés en France ! L'UMP néolibérale, capitaliste qui était dernièrement au pouvoir l'avez d’ailleurs bien compris en le maintenant !

Sujet hautement brulant dans l’opinion publique ! C’est le moment pour notre nouveau Président de la République de mettre en place un référendum sur le sujet des OGM ! L’heure est venue de trancher définitivement !

Eau Pure | 09 juillet 2013 à 19h25
 
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Par contre, les lobbys continue à se faire remarquer dans la malhonnêteté qui les caractérise depuis toujours :

« Le maïs Mon810 avait été autorisé à la culture, par l’Union européenne, dès 1998, alors que le cadre législatif était encore balbutiant, voire lacunaire. Depuis, la réglementation a évolué et les connaissances scientifiques et la perception socio-économique de cette PGM aussi. Avec l’arrivée de la directive 2001/18, les autorisations européennes ont été limitées à dix ans... et le MON810 a donc lui aussi dû se plier à cette exigence. Ainsi, en 2008, une demande de renouvellement de l’autorisation a été déposée par Monsanto. Aucune réponse n’a encore été donnée officiellement à cette demande de renouvellement, mais par un tour de passe-passe dont la Commission européenne a le secret, l’autorisation de 1998 est toujours valable, dans l’attente d’une décision sur la demande de renouvellement. »

Que le conseil d’état applique la loi est une chose mais qu’il ne tienne pas compte de l’influence des lobbys sur les lois votés au niveau National et Européen, les nombreux conflits d’intérêts au sein de l’EFSA qui est censé protéger tous les consommateurs contribuables Européens est surprenant pour des soit disant sages impartiales !

Eau Pure | 09 juillet 2013 à 20h16
 
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Pas moins de 77 études sur 5 continents démontrent la corrélation entre l'augmentation des surfaces cultivées de maïs et coton Bt et la résistance de plus en plus complexe et coûteuse à combattre des principales espèces d'insectes ravageurs concernées (Nature Biotechnology Research Review 10 juin 2013). Peut-on parler d'un bilan mondial favorable sur cet important paramètre ? Non. De nombreuses études dans le monde démontrent la tendance à l'augmentation des pesticides et herbicides sur la durée, le bilan mondial global commence à être inquiétant. De nombreuses études démontrent la diffusion incontrôlée des ogm, la résistance d'espèces végétables non désirées, l'apparition de cultures ogm inattendues, Monsanto faisant même des procès à des agriculteurs bio victimes de semences qu'il est incapable de contrôler ce qui est le monde à l'envers. Plusieurs études dans différents pays démontrent les impacts des ogm en alimentation animale sur des durées de plus de 3 ans et les pathologies induites, comme par ailleurs lors de l'utilisation de 3 ou plus aliments à base ogm. Pays par pays on pourrait également analyser le bilan du soja en Argentine, celui du coton en Inde etc. Chaque fois le bilan scientifique indépendant est au mieux mitigé, au pire défavorable et parfois catastrophique. Le président de Coca Cola signale que sa boisson est diffusée dans tous les pays du monde sauf 2. Est-ce un argument scientifique pour dire que le Coca Cola est la meilleure boisson du monde ? Non.

Agronome+ (R&D) | 10 juillet 2013 à 04h51
 
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Wakes seppi, messages après messages, vous faites preuve de toujours plus preuve de mépris et d'arrogance...Vous vous gattacatisez !

Sauf qu'il y a de plus en plus de monde à mépriser sur ce forum, ça doit vraiment être difficile de croire qu'on a toujours raison ! Surtout quand on a tord...

Oui, le gouvernement a raison d'user de tous les moyens pour interdire les OGM, il n’enfreint pas la loi, il l'utilise... Comme un avocat jouera sur les QPC. Et il ne ment pas sur les résultats et dit que les études sont insuffisantes (ce qui est vrais sauf du point de vue de Monsanto) et que cela justifie de faire appel au principe de précaution. Rien de choquant la dedans.

Les gens n'ont pas attendus le riz doré pour espérer être en bonne santé. Vendre les OGM avec l'exemple du riz doré alors que de votre aveux même, c'est le coton, maïs et soja qui sont les OGM les plus vendus ! Et pour quoi ? pour l'industrie ou pour les élevage intensifs, d'où ça ? d'Amérique car le système nourris le système, la boucle est bouclée !

Et c'est là où vous vous trompez : les OGM sont une solution artificielle, à efficacité contestée et de toute façon à très court termes et créés par un système pour répondre à des problématique qu'il a lui même causé !

Pour info, les conseillers des coop qui réclament aujourd'hui des OGM pour le bien des agriculteurs leur conseillaient en 2003, en pleine sécheresse, de faire des fongicides et des racourcisseurs sur les blé... L’intérêt des paysans prime toujours..

jujuniep | 10 juillet 2013 à 09h20
 
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Agronome,
Je suppose que vous sortez de l'INA sinon de Grignon seules écoles donnant droit aux label "agronome". A lire votre annuaire , l'énorme majorité de ces ingénieurs ne mettent jamais les pieds dans un champ mais le plus souvent au ministère ou dans les préfectures.
Autrement dit, de techniciens ils sont devenus administratifs, politicards, intrigants et vous en êtes un brillant exemple.
Les insecticides sont indispensables même en bio où les extraits de quatre souches de Bacillus Thurigiensis sont autorisées à des doses de l'ordre de 1000 g/ha trois fois par an. Si le Bt est nocif pour la faune d'insecte, c'est peut-être là qu'il faut regarder car la production de principe actif Bt est beaucoup plus faible dans les PGM Bt.
L'ennemi identifié, dont les dégats sont prouvés, sont les insecticides de synthèse, leur bio-accumulation est elle aussi prouvée.
Enfin, et le plus grave si effectivement vous sortez de l'Agro, c'est le fait de prendre les millions d'agriculteurs pour des idiots ignares. Que le marketting puisse fonctionner un ou deux ans est admissible, plus de cinq ans est strictement impossible. Puisque vous semblez informé, donnez-nous un seul argument expliquant que des agriculteurs exigent le MON810, semences plus chère, sans gain de rendement ou de qualité de graine. Le seul argument est l'économie d'insecticide de synthèse.

VD69 | 10 juillet 2013 à 12h13
 
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Bonjour,

De nombreuses réactions qui pour un « ignare » tel que moi sont instructives. (je sais que je serai traité de la sorte alors je prend les devant)

Je ne connais donc rien en agronomie… MAIS … il me semble que bcp de bon sens est suffisant.
Produire des plants OGM qui consomme moins d’eau, pousse plus vite ou font de plus gros fruits. Ma foi pourquoi pas, après tout, les croisements ont toujours eu le même principe, a des échelles plus longue.
Produire des plants OGM pour qu’ils produisent directement une TOXINE, cela me semble être « jouer à l’apprenti sorcier »
Je travail dans l’eau. Les pesticides y sont un véritable enjeu. L’histoire nous dit qu’on a utilisé des pesticides, assurant qu’ils n’y auraient aucun risque. C’était il y a quoi … 50 ans ? Aujourd’hui les pesticides sont dans nos nappes et on galère sec pour les éviter.
Que dire du coup d’un OGM fabricant des toxines ? Que dira-t-on dans 50 ans ?

Encore une fois je ne suis pas agronome, mais ce genre d’OGM me semble plus maléfique que bénéfique.
Quand bien même ces OGM seraient bénéfiques, reste la politique de Monsanto. Breveté le vivant, interdire la réutilisation des semis passées. C’est pour moi un cercle bien vicieux. Je vois le résultat en Inde. Après avoir tué la terre grâce à la révolution verte, on tue les agriculteurs, incapables de payer les semences à Monsanto. … Semences qui devaient leur permettre de s’enrichir et de vivre mieux de leur métier. L’histoire nous dit ce qu’il en est...

Terra | 10 juillet 2013 à 14h46
 
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M./Mme VD69 (9 juillet 2013 à 18h43): Nous sommes sur la même longueur d'onde.

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Mme Eau Pure (9 juillet 2013 à 20h16) critique déjà le Conseil d'État. Il serait donc «surprenant» que, chargé de contrôler la conformité à la loi (et non de l'appliquer, Mme EP), il refuse d'annuler une décision du gouvernement, motif pris que la loi qui a été méconnue serait le fruit de l’influence des lobbys... Cette opinion signe le refus de l'État de droit

.

M./Mme Agronome+ (maintenant R&D) a écrit (mercredi 10 juillet à 04h51):

« Pas moins de 77 études sur 5 continents démontrent... ».

C'est une interprétation de mauvaise foi de l'article de Tabashnik et al. Quelque 400 millions d'hectares et – seulement – cinq cas de résistance, partielle ou complète. Dont une partie due au non-respect des préconisations d'emploi.

De l'auteur principal: «Ces plantes ont été remarquablement utiles et, dans la plupart des cas, la résistance est apparue moins vite que prévu. Je considère ces plantes comme un élément de plus en plus important de l'avenir de l'agriculture.» (sur science.20)

Il faut ajouter que, dans certains cas, la solution est venue sous la forme de nouvelles PGM.

Le reste est à l'avenant. C'est la récitation du bréviaire anti-OGM, la négation de la démarche scientifique.

Wackes Seppi | 10 juillet 2013 à 15h37
 
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M./Mme VD69 a répondu à l'« agronome ».

En fait, l'économie d'insecticides de synthèse n'est pas le seul argument. Il y a aussi, par exemple, l'assurance d'être protégé contre la pyrale durant toute la saison quels que soient les aléas climatiques et biologiques. Et, surtout, une réduction – par rapport à une culture sans traitement anti-pyrale ou avec un traitement raté – de mycotoxines dont la nocivité est avérée.

En ce moment, il y a des pays d'Europe qui se débattent avec un sérieux problème d'aflatoxines qui sont passées dans le lait. Problème dû à la sécheresse sur maïs de l'année dernière, pas à la pyrale. Ce qui est curieux (enfin...), c'est que les médias français n'en parlent pas. Ils préfèrent faire peur avec la désinformation de l'ineffable Veillerette.

Lien? La chenille de la pyrale creuse des galeries dans la tige de maïs et réduit par voie de conséquence l'alimentation en eau de la partie aérienne... le même effet que la sécheresse.

Wackes Seppi | 10 juillet 2013 à 18h02
 
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77 études sur 5 continents et de sérieux problèmes à résoudre admis par les auteurs dont Bruce Tabashnik ne considérant les ogm que comme une « partie » et non « la » solution de l’avenir de l’agriculture (1/12e des terres cultivées actuelles) est une réalité. Bilan : des résistances prononcées (habituellement portées par l’allèle récessif) sur 5 « principaux ravageurs » du maïs et une croissance exponentielle de résistance (5 cas contre 1 depuis 2005) directement liée à la diffusion d’ogm (voir intégralité étude Nature Biotech 10.06.13), c’est scientifiquement significatif. Résistance entre 2 et 15 ans constatée. Les zones refuge pour tenter de seulement « retarder » cette résistance ont des inconvénient et ne sont pas faciles en pratique à appliquer systématiquement (étude EPA-EU). Prétendre sur le moyen terme à une « diminution » des pesticides s’avère inexact. Pour cette raison en Inde l’État du Maharashtra a interdit à Monsanto-Mahyco de vendre les graines de son coton ogm alors que plus de 90% des cotonniers recourent aux semences ogm, l’Espagne principal utilisateur du MON810 en Europe pense à revenir sur ses décisions au vu de la réalité. Prétendre être protégé « durant toute la saison » est l’assurance de développer des résistances complexes et coûteuses à combattre contrairement à des usages ponctuels de Bt ou autre. Eluder les autres études et inconvénients démontrés n’a rien de scientifique ni de sérieux.

Agronome+ (R&D) | 12 juillet 2013 à 05h58
 
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Un anti-OGM pourrait-il expliquer clairement ce dont il a peur?
Que en 1980 on puisse avoir des doutes sur certaines disséminations de gènes, je peux le concevoir. Que les premiers OGM RR ( RoundUp ready), destinés à favoriser le marché de cet herbicide soit contestables, je peux le comprendre.
Mais pour le reste, j'ai beau essayer de me renseigner, aucun argument
logique ne peut me faire comprendre cet peur que je compare à celle des trains qui ne pouvaient dépasser la vitesse d'un cheval sous peine de tuer la moitié des passagers.
Le sieur Séralini, nous a prouvé que les rats nourris exclusivement au maïs NK603 aspergé de RounUp avaient au moins la même espérance de vie que ceux nourris de maïs bio (voir son étude Tableau 1 page 4), aucune évolution négative de la faune d'insectes n'a été prouvée, .
La seule crainte un peu documentée concerne l'apparition de résistances comme à toute technique biologique et agricole. Personnellement, je dois la vie aux antibiotiques du milieu du siècle dernier, devenus inefficaces, obsolètes; mais je leur dois la vie et je n'aurais pas compris que des illuminés de l'époque en interdisent la distribution.
Je repose donc ma question: de quoi ont peur les anti-OGM?

VD69 | 12 juillet 2013 à 13h37
 
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A VD69:

Je pense que les gens ont peur, ou du moins expriment une certaine crainte vis-à-vis des OGM, pour plusieurs raisons qui me semblent tout à fait légitimes (et je ne dis pas "justifiées"):
- La désinformation, mésinformation par rapport aux OGMs. On entend tout et n'importe quoi, chacun à ses arguments (pro et anti), mais personne ne semble détenir l'absolue "vérité", ou plutôt chacun pense la détenir
- La main mise sur le sujet d'une multinationale qui souffre (à juste raison ou non) d'une mauvaise réputation dans l'opinion publique
- La manipulation du vivant qui peut paraître aux yeux du profane comme de l'expérimentation à la "petit chimiste"
- Le développement de l'agriculture bio, de la consommation locale de produits sains et naturels qui excluent par principe même le recours aux OGMs

La peur, par définition, ne fait pas appel à la raison ou à la logique.

Les gens ont peur parce qu'ils ne savent pas, pas plus que vous, où peuvent nous mener toutes ces manipulations du vivant.

AlexG | 12 juillet 2013 à 15h38
 
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J'ai peur d'un monde où la production alimentaire serait contrôlée et brevetée par 1 ou 2 multinationales... et où les procès intentés à ceux qui résistent seraient quotidiens.

J'ai peur d'un monde où l'ADN de nos ressources alimentaires serait modifié avec des gènes d'organismes totalement distincts sans en connaître toute les conséquences à long terme

J'ai peur d'une agriculture où le recours systématique en cas de problème agronomique serait la manipulation génétique et non l'innovation technologique.

J'ai peur d'une monde où la biodiversité et l'agriculture vivrière seraient écrasés par des monocultures intensives d'OGM sans que les Etats aient leurs mots à dire, comme cela se passe dans des pays moins administrés que le notre.

J'ai peur de cultures synthétisant en permanence des pesticides alors que l'on peut produire sans pesticides du tout

J'ai peur d'une agriculture où la notion de semence fermière disparaîtrait

J'ai peur d'une agriculture où la chimie devient génétique alors qu'elle aurait pu lentement laissé sa place à l'écologie

...

VD69, vous citez l'exemple du train pour dire que ces peurs sont ridicules mais ceux qui avaient peur et qui ont dénoncé le nuage de Tchenobyl, l'amiante, les PCB, l'aspartame, les pilules 3ème gén, le bisphénol A, le médiator, les farines animales... sont-ils également ridicules selon vous ?

Les anti-OGM qui ont peur demandent juste un peu de prudence, de transparence et de modestie de la part de ceux qui savent tout

jujuniep | 12 juillet 2013 à 15h41
 
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Le soi-disant agronome «plus» me déçoit profondément. Enfin, en supposant qu'il/elle soit réellement agronome, j'ose espérer qu'il s'agit d'un «outlyer» plutôt qu'un élément représentatif de sa promotion.

M./Mme soi-disant agronome rejette la solution transgénique au motif que ce serait « une "partie" et non "la" solution de l’avenir de l’agriculture ». On croit rêver.

Trouver «une croissance exponentielle de résistance (5 cas contre 1 depuis 2005)» avec des effectifs aussi réduits, il faut vraiment être endoctriné à mort. Et affirmer que «c’est scientifiquement significatif», alors là, on en tombe à la renverse.

Le reste est, encore une fois, incohérent.

.

M./Mme VD69, le sieur Séralini nous a démontré – pour autant que l'on accorde une quelconque crédibilité à sa manipulation) – que des rats mâles absorbant de l'eau additionnée de Roundup à la dose moitié de celle qui sort d'un pulvé ont une longévité bien meilleure que les rats qui boivent de l'eau pure...

.

M. AlexG, bonne analyse, sauf que la compagnie que l'on aime tant haïr n'a pas la main-mise sur la transgénèse.


.

M./Mme Jujuniep, vos peurs sont irrationnelles.

Wackes Seppi | 12 juillet 2013 à 22h43
 
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J’ai bien lu toutes vos remarques.
Et quand bien même les OGM ne seraient pas dangereux en soit (je suis d’accord qu’un gène reste un gène et qu’une fois cuit et digéré ce n’est plus grand-chose) reste le fait que ce maïs produit des pesticides ! On pourrait dire du pesticide bio, produit par la plante, mais du pesticide quand même.
Aujourd’hui on repère ces micropolluants dans les eaux potables. On fait des recherches sur les effets à long terme, sur les effets cocktails. Alors pourquoi en ajouter. Les cas de résistances sont faibles. Pour l’instant. La nature s’adapte toujours et si l’écosystème entier devient poison pour une espèce elle s’adaptera. C’est certain, elle résistera. Alors que fera-t-on ? (Nous connaissons déjà ce problème avec les bactéries non ?)
Mais après tout admettons qu’on trouvera une solution au moment venu. Reste le problème de la biodiversité. Nous savons qu’elle est en danger. Ce genre de pratique ne la condamnerait-elle pas définitivement ?
Mais après tout on s’en fiche. Mais ne cultivera-t-on que du maïs ? Plante en France qui n’a soit dit en passant rien à y faire.
Mais après tout on mangera du pop corn et on sera content.
Reste un vrai problème. Le problème des brevets. Le problème de la « privatisation du vivant ». Et je pense qu’au fond c’est bien de ça dont on peur les gens. Moi, j’en ai peur en tout cas. Un jour on ne sera plus Français ou Américain, nous serons Coca-Cola ou Monsanto et l’on partira en guerre contre Pepsi ou Bayer.

Terra | 15 juillet 2013 à 09h32
 
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M./Mme Terra (commentaire du 10 juillet) , vous n'êtes pas ignare. Vous êtes juste victime du matraquage de la désinformation.

Toutes les plantes ou presque produisent des toxines (des pesticides). Rendre des plantes résistantes par la voie classique des croisements suivis de sélection, en leur faisant produire des toxines (ou davantage de toxines), ça fait des décennies qu'on le fait. Et on a eu de mauvaises surprises. Par exemple avec la pomme de terre Lenape.

Dans le cas du MON 810, la toxine est une protéine. Elle est n'est active que chez certains insectes; elle est digérée par les mammifères, y compris l'Homme. La protéine Bt, ça fait plus de 50 ans qu'on l'utilise, y compris en agriculture biologique. Ce n'est pas une toxine pour l'Homme.

Les pesticides dans l'eau? Oui, on galère pour respecter des normes établies de manière purement arbitraire. Aujourd'hui, on en sait plus qu'il y a 50 ans, et dans 50 ans, on en saura plus qu'aujourd'hui. Avec l'évolution des connaissances, les limites seront de plus en plus abaissées. Et les seuils des notions de risque et de danger seront de plus en plus bas.

Je vous rappelle quand même qu'il s'agit ici de l'annulation annoncée d'une interdiction de culture d'une PGM dont l'utilisation pour l'alimentation animale et humaine est autorisée et n'a pas été mise en question.

Wackes Seppi | 15 juillet 2013 à 15h01
 
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(Suite)

La politique de Monsanto? Désinformation. Un exemple: ça fait des décennies que les agriculteurs utilisent des semences hybrides de maïs et sont obligés de racheter des semences chaque année, du fait non pas d'une politique d'une entreprise qui a mauvaise réputation, mais de la structure génétique des variétés.

Pour l'Inde, M./Mme VD69 a répondu en partie. Les Indiens cultivent à 85-90% du cotonnier Bt (pas seulement de chez Monsanto...) et en redemandent. Ils ne sont ni idiots ni suicidaires.


M./Mme Terra (votre commentaire de 9h32,

Vous mélangez tout.

On ne peut pas dire: «les OGM ne seraient pas dangereux en soi...». Tout dépend de l'OGM. Une plante dans laquelle on aurait inséré le(s) gène(s) de l'amanitine (de l'amanite phalloïde) vous procurera une expérience gastronomique unique. C'est pourquoi on les étudie au cas par cas.

On ne peut pas non plus parler d'une manière générale des «pesticides» et des «micropolluants» (encore que «polluant» désignât une molécule ayant des effets négatifs. La protéine toxique pour certains insectes produite par le maïs génétiquement modifié reste confinée dans la plante. Elle se retrouve certes dans le pollen en petite quantité et dans les résidus de culture. Les études de toxicité en laboratoire sur le pollen ou les résidus n'ont pas été confirmées sur le terrain. Et la protéine est rapidement dégradée dans la nature. Elle n'est pas plus un micro-polluant dans l'eau potable que les autres matières organiques.

Wackes Seppi | 15 juillet 2013 à 15h18
 
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Le vrai problème n'est pas l'OGM en soit, mais sont le compagnie qui sont derrière ce marché. Elles sont à la seule recherche de PROFIT et non pas de notre santé. Monsanto a fait ses preuve dans la monstruosité de son système. La modification génétique doit être mise dans les mains d'organisation impartiales et qui protègent nos droits en tant qu'être humain. La France doit se montrer solidaires des pays et des fermiers victimes de MONSANTO. Aucune autorisation d'OGM sur nos terres devraient être permises tant que cette compagnie est en contrôle. De plus, qui veut prendre le risque de contaminer nos terres et nos assiettes pour le bénéfice seul des géants de l'agriculture, alors que l'on pourrait favoriser les agriculteurs locaux, éthiques et travailleurs ??

CONTRE LES OGM DE MONSANTO !!

Madeleine | 11 octobre 2013 à 17h24
 
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Mme Madeleine,

Vous est-il arrivé de voir, lire ou comprendre que Monsanto n'est pas la seule entreprise à proposer des OGM ?

Vous arrive-t-il de réfléchir par vous-même plutôt que de régurgiter le catéchisme le plus nauséabond ?

Wackes Seppi | 11 octobre 2013 à 22h32
 
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Wackes Seppi, ... votre ignorance sur le sujet, ou votre corruption me dépasse.
Savez-vous que MONSANTO est le leader mondial des OGM - que quoi qu'il arrive, si les OGM sont autorisés en France, Monsanto aura une grande partie du contrôle sur ces productions locales. Que cette compagnie continuera à croître ?
Connaissez-vous aussi toutes les horreurs que Monsanto a perpétré - tous les fermiers dépourvus de terres à cause des procès, ou contraints de continuer à produire des OGM alors que ceux-ci détruisent la diversité naturels des ressources? Les centaines de suicides de fermiers en Inde causés par les dettes?
Savez-vous aussi que les "bacterium" introduit dans les OGM sont toxiques pour nos cellules sanguines - et que les pesticides qui recouvrent les productions d'aliments se retrouvent dans nos assiettes?

Informez vous et ouvrez les yeux avant - de répondre sans donner d'autre argument que votre désaccord - et montrer que vous êtes victimes des corporations.

Madeleine | 15 octobre 2013 à 17h07
 
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Madeleine,
Une seule question:
Pourquoi les agriculteurs veulent-ils depuis quinze ans semer le maïs MON810 alors qu'il est plus cher et que son rendement n'est pas amélioré ?

VD69 | 16 octobre 2013 à 22h06
 
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Madeleine

Reprocher à Mr W.S. de parler sans savoir est assez risible.
SI il y a quelqu'un qui donne des infos toujours sourcé, c’est bien lui.
Sur d'autre site qui ne coupe pas les liens qui permette de voir les diverses sources d'informations W.S. donne régulièrement des infos toujours accrocher à des sources.
Par contre vous vous faite un peu peur.Autant de clichés et de débilités toujours ressasser dont vous semblé convaincu montre à quelle point les escrolo ont fait fort dans la désinformation.
Il ne faut pas longtemps à une personne un minimum cérébré pour ce rendre compte de la bêtise absolue de certain de ses fameux arguments anti PGM:
-les suicides en inde par exemple:
2012 =140 000 suicides sur toute l'inde dont 12 à 14 000 dans le monde agricole.
Avez vous quand même la capacité de voir ou ce fameux discours des suicidés en inde ne colle pas??
Je vous aide:Combien de % représente la population agricole en inde ?
Moins de 10% ?plus de 10% ?
Plus de 10% est la bonne réponse ce qui fait que la réalité montre que ce n'est pas le monde agricole indien qui souffre le plus de ce fléau. (A moins que vous pensiez que les non agricole se suicident même quand à cause des PGM mais là on ne pourra plus rien pour vous)
Le plus gros soucis des indiens proviendrai de leurs culture les obligeant a constituer des dotes faramineuses qu’ils doivent prévoir pour leurs filles pour ne pas être dans le déshonneurs (ce serai une des causes souvent mise en avant).

Réfléchir simplement

YANNQUIRIGOLE | 17 octobre 2013 à 09h56
 
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