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Ours : le gouvernement propose d'expérimenter des mesures d'effarouchement

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation du public jusqu'au 14 juin un projet d'arrêté visant à autoriser de manière expérimentale des mesures d'effarouchement des ours en vue de protéger les troupeaux. Ces mesures sont de deux niveaux : un effarouchement simple à l'aide de "moyens sonores, olfactifs et lumineux" et un effarouchement renforcé à l'aide de "tirs non létaux".

La responsabilité de l'ours pourrait être mise en cause dans 552 attaques ayant tué 780 animaux domestiques et détruit 20 ruches en 2018, précise le ministère. Espèce protégée, l'ours brun est considéré comme en danger critique d'extinction. Malgré la réintroduction de deux ourses slovènes en octobre 2018, le premier bilan de l'effectif 2018 affiche une baisse apparente de la population (40 individus contre 46 en 2017), indique le Conseil national de la protection de la nature (CNPN).

Ce dernier a rendu un avis négatif à la quasi-unanimité sur ce projet de texte le 25 avril dernier. "La protection des troupeaux est la meilleure solution pour assurer la coexistence de l'élevage et de l'ours et avant d'envisager toute autre action expérimentale, encore faut-il s'assurer que ces moyens sont mis en place de manière appropriée", indique le CNPN qui parle de "dérive dangereuse".

Avec ce texte, le gouvernement entend répondre à la colère des éleveurs confrontés à la prédation du plantigrade, en particulier dans l'Ariège. "Les éleveurs n'entendent pas supporter les préjudices qui en découleront. Ils n'accepteront pas un accroissement de la pénibilité de leur travail, ils n'accepteront pas d'avoir à veiller 24h/24 et 7 jours/7 sur leurs troupeaux, sans repos", a plaidé la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne à l'occasion d'un rassemblement à la préfecture de Pau le 6 mai.

Réactions1 réaction à cet article

 

Des mesures d'effarouchement en guise de ballon d'essai, avant les tirs à balles réelles pourquoi pas effectués, quitte à pousser l'ignominie à son paroxysme, par les chasseurs à qui l'Etat aura confié demain la gestion de la biodiversité sauvage ?
Le CNPN a mille fois raison de parler d'ores-et-déjà de "dérive dangereuse" (ce qui va assurément renforcer la volonté étatique d'avoir la peau de l'ours).

Pégase | 23 mai 2019 à 13h04
 
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