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Ségolène Royal déleste la programmation pluriannuelle de l'énergie de sa partie nucléaire

Energie  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) doit établir "les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie", prévoit la loi de transition énergétique votée l'été dernier. Sauf que le Gouvernement ne parvient pas à inscrire noir sur blanc ces priorités pour ce qui relève du nucléaire, ni de l'efficacité énergétique et des énergies fossiles d'ailleurs, et qu'il décide donc d'avancer sur la partie consacrée aux énergies renouvelables (EnR) sans attendre.

C'est en substance ce qui ressort des déclarations de Ségolène Royal qui faisait ce mercredi 6 avril un bilan de son action menée à la tête du ministère de l'Environnement depuis deux ans. "Nous lançons la concertation sur la partie de la PPE relative aux EnR", a annoncé la ministre, qui a expliqué vouloir motiver ainsi les filières industrielles et disposer d'une base claire pour lancer de nouveaux appels d'offres.

"La baisse du nucléaire dépend de la montée en puissance des EnR. Le fait d'être très exigeant sur les EnR permettra de faire baisser la part du nucléaire", a justifié Ségolène Royal. "Mais il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur la baisse de la part du nucléaire", a voulu rassurer la ministre, qui a évoqué la fermeture des centrales les plus anciennes mais aussi une baisse de leur volume de production, expliquant que les analyses techniques complémentaires n'étaient pas terminées.

"La fermeture d'un site est un acte fort sur un territoire en terme d'emploi et d'économie", a expliqué Mme Royal. Sa préférence va donc à la fermeture de réacteurs plutôt qu'à une centrale dans son entier. En termes de priorités, la ministre a indiqué que les fermetures ne concerneraient pas les réacteurs en bon état de marche ou ayant fait l'objet d'investissements importants, mais ceux qui posent problème, avec une attention particulière accordée aux sites proches des frontières compte tenu des demandes des pays voisins.

En tout état de cause, "ces questions se posent pour les dix ans qui viennent, alors que les EnR, c'est maintenant", a justifié Ségolène Royal. Selon ses services, la PPE "EnR" va être transmise au Conseil supérieur de l'énergie (CSE) dans les jours qui viennent et la publication du texte réglementaire correspondant, qui sera manifestemet un arrêté et non un décret, est envisageable courant mai. Pour le reste, l'attente risque d'être beaucoup plus longue

Réactions1 réaction à cet article

 

magnifique exercice d'enfumage ! Tout et son contraire dans ces déclarations de la ministre, comme à son habitude... Le gouvernement est coincé par des promesses non tenables et des contraintes budgétaires incontournables. On n'a tout simplement pas les moyens économiques d'arrêter prématurément les centrales et de construire à côté un système "renouvelables"-gaz (le gaz, seul à même de suivre la production aléatoire des intermittentes).
Et ces pressions des pays voisins, inadmissibles ! Juste rappeler le nombre de morts prématurées dues aux poussières produites par l'industrie charbonnière allemande.

dmg | 07 avril 2016 à 13h28
 
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