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Le Pacte mondial pour l'environnement prend l'eau

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

"Ca y est, la première phase de travail vers un Pacte mondial pour l'environnement s'est achevée cette nuit à Nairobi. Le droit de l'environnement et ses grands principes à l'échelon international sont sur les rails !", s'est félicité Yann Werhling. L'ambassadeur français délégué à l'environnement fait part de sa satisfaction à l'issue de la troisième réunion du groupe de travail, dédié à ce projet de traité international, qui s'est tenue du 20 au 22 mai à Nairobi (Kenya).

Mais derrière ce satisfecit officiel se cache en fait l'amère déception des promoteurs du projet de pacte. "C'est un échec complet des négociations sur le pacte mondial pour l'environnement. Le compromis trouvé vide le projet de sa substance", confie Yann Aguila, avocat français qui a porté ce projet avec le Club des juristes, au journal Le Monde. Le motif de cette déception ? La conclusion du groupe de travail qui s'est positionné en faveur de l'adoption d'une simple déclaration politique plutôt que d'un traité international contraignant, et la tenue d'une conférence internationale en... 2022. Il faut dire que la possibilité d'invoquer un tel texte devant les tribunaux refroidit les ardeurs de certains Etats comme le Brésil ou les Etats-Unis.

Le projet de Pacte mondial pour l'environnement, lancé en juin 2017 par un réseau international de juristes et soutenu par la France, vise à rassembler dans un traité international unique les grands principes qui guident la protection de l'environnement. "Il consacrerait les droits et devoirs de tous vis-à-vis de l'environnement et contribuerait ainsi à l'émergence d'un cadre juridique global en la matière", rappellent ses promoteurs.

Présenté par Emmanuel Macron aux Nations unies en septembre 2017, le projet a fait l'objet d'une résolution de l'assemblée générale en mai 2018 qui a mis en place le groupe de travail chargé de le faire aboutir. Dans le premier rapport des Nations unies sur l'état du droit international de l'environnement publié en décembre 2018, le secrétaire général des Nations unies a plaidé pour l'adoption d'un tel traité. Le 11 mai dernier, des experts juridiques du monde entier avaient lancé un nouvel appel à la Sorbonne, à Paris, en vue d'encourager les Etats à avancer sur un texte contraignant. Un appel resté sans écho.

Réactions1 réaction à cet article

 

"adoption d'une simple déclaration politique plutôt que d'un traité international contraignant" : tant que les grands gourous de la finance et les populistes de toutes coupes de cheveux ringardes règnerons sur cette planète maltraitée sans avoir à rendre des comptes, le projet de Pacte mondial pour l'environnement restera un lointain horizon. A chaque nation de prendre son destin en mains et à apprendre à réfuter la démagogie des populistes (ce qui n'est pas franchement la tendance du moment...). M. WERHLING est juste pathétique dans ce rôle d'animateur qui fait semblant de croire que tout fonctionne comme sur des roulettes.
Comme il y a peu de chances qu'un changement favorable intervienne à court terme sur la scène internationale, consacrons-nous déjà de bâtir une Europe qui octroie un avenir pas trop chaotique à sa jeunesse. Soyons déjà en phase avec ses attentes et les enjeux réels pour pouvoir ensuite être crédibles ailleurs sur la planète.

Pégase | 27 mai 2019 à 22h48
 
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