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Actu-Environnement

Plan de sortie du glyphosate : le coordinateur précise les pistes suivies

MAJ le 05/02/2019

Auditionné à l'Assemblée nationale, Pierre-Etienne Bisch, coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate a précisé les actions initiées ou qui seront lancées dans les prochaines semaines.

Agroécologie  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Plan de sortie du glyphosate : le coordinateur précise les pistes suivies

"Notre premier objectif sera de maintenir la dynamique engagée dans la mobilisation de l'Etat et de l'ensemble des acteurs", a assuré Pierre-Etienne Bisch, préfet de région et coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate et du plan de réduction de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques. Ce dernier était auditionné par la mission d'information sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate de l'Assemblée nationale, jeudi 17 janvier.

 
Les quatre usages qui poseraient question "Nous pourrions supprimer 70 à 80 % des quantités utilisées, a assuré Nicolas Turquois, agriculteur et député du mouvement démocrate. Il manque des alternatives pour quatre types d'usages : l'agriculture de conservation, les vivaces – chardons et liserons -, l'utilisation faite par la SNCF et l'agriculture en pente".

Pierre-Etienne Bisch, préfet de région et coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate a quant à lui indiqué qu'un accent serait mis sur ces utilisations.
 

Son objectif ? Suivre les échéances du plan Ecophyto ainsi que le plan de sortie du glyphosate. Dans ce cadre, le préfet préside la "task force", un collège d'acteurs constitué des ministères de l'Agriculture et la Transition écologique, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), de l'Association de coordination technique agricole (Acta) ainsi que de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture (Apca). "L'Etat a retenu des modalités faisant appel à la responsabilité des acteurs. A court terme, c'était le seul choix possible compte tenu du cadre européen pris, a indiqué Pierre-Etienne Bisch. Les autorisations de mise sur le marché (AMM) ont un fondement juridique, nous ne pouvons les suspendre ou retirer que dans le cadre communautaire. C'est le sens de l'analyse que mène l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avec sa recherche de produits de substitution".

Vers une évolution du centre de ressources sur le glyphosate

Pour mobiliser et sensibiliser les acteurs, différents outils sont prévus. Parmi ceux-ci figure le centre de ressources sur le glyphosate. Il ambitionne notamment de rassembler des retours d'expériences sur les bonnes pratiques des agriculteurs. Il est destiné aux conseillers en agriculture comme aux exploitants agricoles. "Le centre ne peut être exhaustif, a toutefois pointé le coordinateur du plan de sortie du glyphosate. Il faudra adapter les exemples à chaque cas agricole".

L'autre outil, "plateforme de suivi des agriculteurs français ", lancé par le Gouvernement en novembre dernier la a été reconnu comme "perfectible". Elle devrait donc évoluer prochainement.

Pierre-Etienne Bisch a également indiqué que les résultats de l'appel à projets Ecophyto devraient être dévoilés en avril. Selon lui, cette initiative devrait aider à identifier les impasses pour la sortie du glyphosate.

Un programme prioritaire de recherche devrait être lancé

"Depuis 2015, une quinzaine de projets de recherche ont émergé pour trouver des alternatives au glyphosate, a rappelé Pierre-Etienne Bisch. Un programme prioritaire de recherche est en cours de construction et viendra s'ajouter aux autres initiatives".

Il a également souligné la nécessité de construire des outils de suivi. "Nous devons travailler pour améliorer les indicateurs physiques et financiers, le faire de manière scientifiquement correcte tout en étant accessible au grand public", a-t-il estimé.

Concernant les informations accessibles dans la banque nationale des ventes des produits phytosanitaires, "une réflexion est en cours pour savoir jusqu'où nous pouvons aller dans la mise à disposition des données sans contrevenir au règlement général sur la protection des données", a indiqué le coordinateur du plan de sortie du glyphosate.

Une action sera également initiée pour connaître les engagements que les filières peuvent prendre. Une mallette pédagogique devrait être distribuée aux acteurs territoriaux pour qu'ils s'approprient et déclinent les objectifs de cette mission.

Les aspects financiers seront également abordés. "Les sources des financements sont conformes au paysage français", a constaté le préfet. C'est important de disposer d'un tableau financier simplifié pour éviter que les discussions soient biaisées : par exemple, sur la question du surcoût".

Le gouvernement souhaite enfin améliorer les supports virtuels à destination des agriculteurs et souhaite constituer pour cela une "start-up d'Etat ". "Nous recherchons à l'intérieur de la sphère publique par la voie d'un appel à projets, des candidats pour améliorer les outils numériques afin d'accompagner les agriculteurs", précise Pierre-Etienne Bisch. Leur mission aurait une durée de six mois.

Réactions42 réactions à cet article

 

Il y avait la semaine dernière sur France Inter une émission Le Téléphone sonne consacrée à la sortie du glyphosate. L'exploitant agricole représentant de la FNSEA n'a su pour cela qu'opposer au principe de précaution (inscrit dans la Constitution, paraît-il) le principe d'innovation : ça, c'est le discours du MEDEF pour torpiller cette fragile avancée législative, et ça semble fonctionner puisque notre Président de la République y est plutôt sensible. Autres arguments inusables du représentant de la FNSEA : l'économie et la concurrence des autres pays n'ayant pas interdit le glyphosate, Etats-Unis en tête. En clair, pour ce syndicat, il est interdit d'interdire le glyphosate (drogue dure à addiction sévère selon toute évidence).
J'en déduis qu'il est totalement inutile pour la société civile de chercher à discuter avec ce syndicat agricole, il n'y a qu'une seule voie possible : l'orientation économique via le "panier de la ménagère". Donc se détourner le plus vite possible des denrées alimentaires produites par le modèle agricole intensif pour privilégier la bio locale en circuits courts et à défaut les vrais labels de qualité (Label Rouge, élevage en libre parcours) et, bien sûr, réduire la part de viande rouge dans nos menus au quotidien ainsi que de très nombreux experts du climat, du bien-être animal et de la diététique le recommandent vivement.

Pégase | 21 janvier 2019 à 09h32
 
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Soit le glyphosate est dangereux et on l’arrête tout de suite
soit on le promotionne

Il faut attendre d'avoir écoulé les stocks ou la reconversion des salariés producteurs de ces saloperies?

Première correction pour les agricultueurs : cesser de labourer profond ou semi-profond.

Deuxième correction : replanter d'urgence des haies.

Troisième correction: .....

Ça serait sympa si Actu-environnement nous offrait quelques articles ET quelques témoignages d'agriculteurs et de maraichers et de jardiniers travaillant en permacultures

Sagecol | 21 janvier 2019 à 09h40
 
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Il est assez cocasse de voir que le glyphosate serait indispensable pour lutter contre les chardons (et non charbons...) : si les terres n'étaient pas "farcies" de reliquats d'azote suite à des apports excessifs d'engrais, nombre d'agriculteurs ne seraient pas dans une telle impasse technique. Car d'où proviennent les chardons ? : des parcelles de cultures gourmandes en azote comme le colza, et non des bords de routes mal entretenus ainsi que les élus des FDSEA au sein des chambres d'agriculture cherchent à le faire croire pour noyer le poisson.
Il est donc d'abord indispensable de modifier les assolements en les diversifiant pour casser le cycle reproductif des adventices. Mais pour pas mal d'exploitations, cela va demander de gros efforts... pour lesquels il n'est pas question que la société civile paye (à chacun d'assumer ses erreurs, même si ce n'est pas dans l'ADN de la FNSEA et des chambres d'agriculture qu'elle dirige).

Pégase | 21 janvier 2019 à 09h44
 
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Si on pense que l'agriculture intensive et polluante est pour la terre une version économique du cancer, on peut dire que la FNSEA et les chambres d'agriculture en sont les métastases

petite bête | 21 janvier 2019 à 10h26
 
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Procédons dans l'ordre:
- 1) Le glyphosate est-il effectivement toxique?
Je ne connais pas d'étude prouvant le caractère toxique de cette molécule (si je suis passé à côté d'une information, merci de compléter)
- 2) Puisque son caractère toxique n'est pas prouvé, faut-il une interdiction et un plan de sortie

- 3) Le rapport de l'INRA indique clairement que les techniques culturales sans désherbant ne sont pas disponibles, avec en particulier la nécessité d'abandonner la culture sans labour. Faut-il se presser à ce point, aller plus vite que la technologie?

En clair, il ne restera qu'une seule porte de sortie, l'utilisation des autres désherbants, (...) sachant qu'aucun d'eux n'a bénéficié du dixième des études de toxicité par rapport au glyphosate.

VD69 | 21 janvier 2019 à 10h51
 
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Que pense du glyphosate, par exemple et entre autres, , le couple Bourguignon ?

Faut-il faire confiance à L'INRA (dont ils sortirent écoeurés) ?

Il y a une différence entre pas de labour et un labour trop (?) profond

A côté de la FNSEA et des chambres d'agriculture, parmi les nuisibles, il ne faut pas oublier le Crédit agricole pousse aux crimes

Sagecol | 21 janvier 2019 à 11h21
 
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Mais comment l'humanité a-t-elle pu survivre durant des millénaires sans la molécule miracle que serait le glyphosate? On se le demande...
Et si cette molécule, qui pourtant tout tout ce qu'elle touche dans les champs, est innocente et d'une totale innocuité, à quoi sert-elle? Et que fait-elle dans l'organisme de toutes les personnes testées? J'entends d'ici la réponse, comme pour l'amiante et bien d'autres : "Ces personnes ne sont ni mortes ni malades". Ben voyons...
Si les utilisateurs de cette molécule miracle veulent avoir le courage de leurs opinions, qu'ils la manipulent sans protection, ou qu'ils en boivent. Ras le bol!

petite bête | 21 janvier 2019 à 12h09
 
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@ VD69 : c'est aimable à vous de nous réciter le bréviaire de Bayer-Monsanto mais le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) a classé en 2015 le glyphosate "cancérogène probable (niveau 2A). Pour la grande majorité des gens, la chose a sa petite importance...
On sait depuis les Monsanto Papers que l'EFSA a basé ses avis favorables à cette molécule sur des données fournies à plus de 60 % par la firme Monsanto elle-même. En sciences, on appelle ça un biais... Dans la société civile, on appelle ça de l'incompétence, de l'irresponsabilité, voire de l'opacité organisée lourde de suspicions. Quant à la justice, elle a déjà clairement tranché aux USA avec l'affaire Johnson Dewayne en condamnant lourdement Monsanto. Et il y a des milliers d'autres plaignants en attente de jugement...
Sale temps pour l'agrochimie sans foi ni loi et ses rouages dans les instances telles que l'EFSA ou l'ECHA (pour n'évoquer là que l'Europe).

Pégase | 21 janvier 2019 à 12h43
 
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@Pégase.
La classe 2A du CIRC se définit par : " Catégorie 2A : Lesdits agents, mélanges et circonstances d'exposition sont probablement cancérogène pour l'homme. On fait appel à cette catégorie lorsque l'on dispose d'indications limitées de cancérogénicité chez l'homme et d'indications suffisantes de cancérogénicité chez l'animal de laboratoire."
Je n'ai eu pour ma part accés qu'à l'"étude" Séralini tentant outrageusement de prouver le caractère cancérigène de ce désherbant. Elle vient d'etre infirmée par une étude de l'INRA à beaucoup plus grande échelle, je l'exclus. Il doit donc exister d'autres études chez l'animal de laboratoire, ce sont ces éventuelles études que je recherche.
Vous citez le procès Dewayne, attendons que ce jugement d'un jury populaire américain au lendemain de la vente de Monsanto à une entreprise européenne, soit confirmé en appel par un jury plus spécialisé.
L'EFSA a basé ses conclusions à 60% sur les études fournies par Monsanto, cela veut dire que les 40 autres % ne lui ont pas évoqué de doute, ce qu'en science on pourrait qualifier de "confirmation" .
Ce n'est pas pour autant que je cautionne les méthodes juridico-médiatiques de Monsanto que l'on pourrait qualifier de tentative d'excès de pouvoir.
Et, puisque je récite le bréviaire de Monsanto, n’êtes-vous influencé par le lobby de la grande distribution qui a financé Séralini pour 3 millions d'euros?

VD69 | 21 janvier 2019 à 15h28
 
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Concernant l'avis formulé par l'EFSA sur le glyphosate en s'inspirant très largement du dossier d'homologation du Round up de Monsanto, d'aucuns parlent plutôt de plagiat et de copier-coller que de "confirmation" (https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/15/glyphosate-l-expertise-de-l-ue-minee-par-le-plagiat_5409233_3244.html?xtmc=efsa&xtcr=1).
Et pour ma part, je ne suis guère influencé que par le lobby des gens qui aimeraient bien qu'on arrête de leur imposer contre leur gré des toxiques dans leur alimentation, leur eau du robinet, l'air qu'ils respirent, les vêtements qu'ils portent et plus généralement dans l'environnement dans lequel ils vivent. Je souhaite que ce "lobby" de citoyens puisse enfin être entendu par nos décideurs à divers niveau.

Pégase | 21 janvier 2019 à 17h14
 
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Je me répète : l'INRA est-il réellement indépendant et fiable ?

Une chose semble échapper à celles et ceux qui utilisent des animaux comme cobayes, méprisant leur sentience, en finissant par les tuer ou non : même en laboratoire, les animaux sont nourris bien plus conformément à leur nature que les humains carnivores.

Il est possible qu'ils soient donc plus résistants à toutes les cochonneries qu'on leur injecte que les humains ensuite.

Sauf erreur l’inefficacité des très nombreux médicaments dénoncée par Bernard Debré et Philippe Even n'avaient pourtant pas été perçue par l'agence des médicaments, la même qui met en doute l'efficacité de l'homéopathie parce qu'il n'y a pas les mêmes preuves supposées """"scientifiques"""

Formidable puissance de Big Pharma.

Sagecol | 21 janvier 2019 à 18h07
 
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Le "contre leur gré" de Pégase mérite nuance

C'est "contre leur gré" que les mineurs faite d'autre boulot descendait au fond de la mine attraper la silicose

C'"est "contre leur gré" , i-e faute d'argent que beaucoup achètent des fruits qu'ils savent mal traités, faute d'argent suffisant.

C'est plus ou moins "contre leur gré" que les agricultueurs nous empoisonnent
Pour autant il ne faut pas augmenter les salaires modestes, mais diminuer l'indispensable budget alimentation par exemple, sans pressurer les petits producteurs, mais en payant moins les cadres supérieurs et les actionnaires non salariés. Et en facilitant l'accès à des jardins bio collectifs à orientation permaculturale, sans forcément aller jusqu'au "passants , servez-vous"

Sagecol | 21 janvier 2019 à 18h20
 
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Je vois que la mouvance des "anti-glyphosate" est en ordre de marche et multiplie les escarmouches; soit.

Selon moi, rien de nouveau, si ce n'est le glissement progressif et annoncé vers le débat de civilisation (mêmes positions, mêmes arguments, même prise en compte); bien.

Si vous avez regardé sur France 2 la récente émission sur les effets du glyphosate, vibrant réquisitoire digne d'une audience de tribunal révolutionnaire, vous aurez pu apercevoir combien vous auriez raison de vouloir tordre le cou de l'herbicide et, en même temps, de tous les pesticides. L'absence d'objectivité de l'emblématique Auteure est manifeste (absence de contradiction aux travaux de non moins emblématiques scientifiques acquis à la cause, cas cliniques terrifiants aux diagnostics indéterminés, aux causes cryptiques mais attribuées "ex abrupto" au glyphosate, exception faite de l'affaire des Monsanto Papers, sous main de justice).

Je m'abstiens de commenter les affaires judiciaires en cours et m'interdis de prendre fait et cause dans les débats de société. Je ne prends donc pas position pour ou contre la suppression du glyphosate, mais j'essaie de réfléchir sur la motivation profonde des tenants de cette suppression. J'ai relu la fable de Jean de La Fontaine "Les animaux malades de la peste" et vous invite à la relire: Le Glyphosate ne serait-il pas l'âne de la fable?
(...)

Euplectes | 22 janvier 2019 à 11h47
 
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(...)
La seule réflexion sérieuse que je puisse extraire de ma pensée, à propos de la motivation des "anti-glyphosate" est la suivante: Ce serait l'objectif (conscient ou non) de diminuer le niveau des populations humaines, régulation obtenue par la diminution de la ressource alimentaire. Il s'agit d'une méthode naturelle de régulation, bien connue des écologues.
Une telle volonté est aussi recevable qu'une autre, à condition d'une mise en pratique non brutale et non expéditive, progressive, donc longue. Elle serait bien préférable à une "bonne guerre"(air connu), j'en suis bien d'accord. Suis-je dans le vrai?

Euplectes

Euplectes | 22 janvier 2019 à 12h06
 
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@ Euplectes
Se passer de glyphosate, et plus largement des pesticides = baisse de la population mondiale ? Si je vous suis bien, comme ce ne serait pas par fait de guerre ("choix" à éviter si possible, je vous l'accorde bien volontiers), ce serait en raison de famines engendrées par la chute dramatique des rendements agricoles, c'est bien là votre raisonnement ?
Sachez alors que vous vous alarmez inutilement : un rapport de la FAO paru en 2007 (déjà !) indique que "Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement" (in http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html).
Vous voyez, l'Humanité peut fort bien se passer de chimie pour produire son alimentation !
Là aussi, c'est une affaire de choix, qui n'a rien de douloureux au demeurant, si ce n'est peut-être pour la rente des actionnaires de grands groupes de l'agrochimie ou de banques dites "vertes"...

Pégase | 22 janvier 2019 à 12h46
 
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Vous avancez, cher Pégase, le rapport FAO 2007 intitulé: L'état de la sécurité alimentaire et de la malnutrition dans le monde. Ce rapport veut signaler et promouvoir, comme une alternative cohérente, l'agriculture biologique, qui aurait "le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale". Très bien, mais nous sommes en 2019!

Je vous soumets donc en retour le rapport 2018 sur la faim dans le monde, de la même FAO: "Pour la 3ème année consécutive, la faim dans le monde a gagné du terrain. Le nombre absolu de personnes sous-alimentées, c'est à dire celles souffrant d'une carence alimentaire chronique, est passé à près de 821 millions en 2017, contre 804 millions en 2016, soit des niveaux d'il y a presque dix ans" (pour mémoire: 784 millions en 2015 et 783 millions en 2014).
Je cite toujours: "Il est regrettable que dans le monde,une femme en âge de procréer sur trois souffre encore d'anémie, ce qui a des conséquences importantes sur la santé et le développement des femmes et de leurs enfants". Nota: l'anémie dont il s'agit est due à l'insuffisance de l'alimentation.
Le "fardeau multiplié" de la sous-alimentation s'alourdit donc de par le monde.

Déduire de là que le responsable de l'accroissement de la sous-alimentation aurait pour cause la suppression du glyphosate dans certains pays serait manquer de conscience morale et scientifique: Nous n'avons encore pas de données fiables.

Euplectes | 22 janvier 2019 à 15h28
 
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(...)
Pour revenir au cas de notre bienheureuse France,où l'on débat plutôt de modes de vie et de pouvoir d'achat, les "famines engendrées par la chute dramatique des rendements agricoles, chute née de la suppression du glyphosate, ne sont pas de mes préoccupantes priorités.

Mais en France, on manque aussi de données et de résultats fiables, obtenus sur de très vastes et homogènes superficies, pour se placer en mesure d'établir (et non de prédire), avec une certitude suffisante, si la suppression du glyphosate aura ou non un impact significatif sur les rendements agricoles.

En somme, le rapport FAO 2018 vient en contradiction avec le rapport FAO 2007, moyennant toutefois de forts paramètres intervenus en dix ans (insécurité physique, sociale, approvisionnement, conflits, climat).

Pour la France, on ne sait toujours pas si la suppression de l'herbicide augmentera ou non le déficit budgétaire, à l'heure où les subventions au Agriculteurs, d'où qu'elles viennent, se réduisent comme peau de chagrin.
Le principe de précaution voudrait pourtant que l'on réfléchisse avant d'agir, que l'on se dote d'éléments sûrs avant de décider. Et qu'on les diffuse largement pour l'information et le choix des mandants de la République: Les Citoyens.

Au risque de me voir traiter de précoce radoteur ou de vassal de l'agrochimie et de la banque de France, je répète car c'est mon intime conviction: Prenons notre temps, ne nous fondons pas sur des prédications!

Euplectes

Euplectes | 22 janvier 2019 à 16h04
 
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On attend déjà depuis le plan écophyto 1 2008-2018 et on est aussi censé réfléchir à la façon de réduire de 50 % l'ensemble de l'usage des pesticides (en nombre de doses unité). Bilan : les chiffres de la consommation de chimie agricole en France se sont au contraire envolés. On a donc bien assez attendu à mon goût et nous disposons de suffisamment d'éléments sûrs pour décider. Le principe de précaution veut au contraire que l'ensemble des utilisateurs agisse pour réellement réduire l'usage de ces produits toxiques.
Les exploitants agricoles travaillant en conventionnel ne doivent pas faire davantage exception à la règle, sauf à s'estimer délibérément en dehors des attentes de la société, ce qui pourrait effectivement justifier de revoir sérieusement à la baisse le support financier de celle-ci aux premiers.

Pégase | 22 janvier 2019 à 21h04
 
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Dans ma précédente liste de produits du quotidien contaminés au glyphosate, je crois bien avoir oublié les couches culottes jetables pour bébés, problème sanitaire que l'ANSES vient tout juste de nous rappeler ! Ajouté au cocktail d'autres résidus chimiques présents, c'est manifestement suffisamment préoccupant pour que l'ANSES demande au Gouvernement de prendre des "mesures réglementaires de restriction" tant au niveau national qu'européen.
Là encore, on a suffisamment attendu et contaminé d'humains (le glyphosate se retrouve dans les urines de tout un chacun) et l'environnement pour mettre un terme aux manoeuvres dilatoires des industriels et agir immédiatement pour l'intérêt général.

Pégase | 23 janvier 2019 à 10h19
 
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Je ne vois pas d'inconvénient à ce que les pouvoirs publics prescrivent la disparition du glyphosate (présent à l'état de traces) dans les couches-culottes, ce produit n'a rien à y faire, effectivement.

Mais, cher Pégase, j'ai le fort sentiment que vous utilisez l'avis de l'ANSES (qui ne fait que son travail) pour bricoler vos réactions comme un support de plan com'. Je m'explique:

1 - L'avis de l'ANSES:"Certains pesticides, comme le (GLYPHOSATE), présents dans les analyses, ne sont pas dans la liste des substances à risque" (les valeurs toxicologiques de référence ne sont pas dépassées).
On sait en effet qu'il ne s'agit que de traces (selon la définition de chimie) de glyphosate trouvées dans les couches-culottes, soit des valeurs comprises entre 1 partie par million (env. 1mg/kg) et 1 partie par billion (env. 0,001mg/kg).
On sait de même qu'une "exposition répétée au glyphosate par voie cutanée chez le lapin (21 ou 28 jours) et chez le rat (21 jours) n'entraîne pas d'effets systémiques: une irritation cutanée apparaît à partir de 5000mg/kg chez le lapin et à partir de 1000 mg/kg chez le rat" (source INRS, fiche toxicologique n° 273).

Il vient de là que le taux de glyphosate présent dans les couches-culottes est de 1000 à 5000 fois inférieure à la valeur à partir de laquelle un effet clinique est attendu, et encore ne s'agirait-il alors que d'irritations de la peau.
(...)

Euplectes | 23 janvier 2019 à 12h12
 
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(...)
2 - Toujours selon l'INRS, l'absorption cutanée chez l'homme, lors de l'exposition chronique au glyphosate, est de 0% à 3% maximum. Cette donnée doit être pondérée, la peau des nourrissons est fine et il doit être tenu compte d'une possible allergie cutanée.

3 - Le principe de précaution: La Charte de l'Environnement, adossée à la Constitution, définit le principe de précaution dans son article 5: "Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, est susceptible de porter atteinte de manière grave et irréversible à l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution, à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage".

La Charte s'applique à tous, et, s'agissant de la suppression ou du maintien du glyphosate, il est normal que vous voyiez des avantages là où je verrais des dommages, et "mutatis mutandis"

Si vous consentiez à modérer quelque peu vos ardeurs militantes et impatientes, vous pourriez peut-être admettre que le principe de précaution n'est pas une couverture que l'on tire à soi, et attendre que la procédure d'évaluation des risques soit complètement initiée, étudiée, exploitée. Le plan "de sortie du glyphosate" est fait pour cela.

Inutile d'entretenir la terreur dans l'opinion: une fois impartialement Informée, elle aura, je l'espère, à coeur de s'exprimer.

Euplectes

Euplectes | 23 janvier 2019 à 12h55
 
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A longue queue ou non, combien le glyphosate a-til tué d'euplectes en 2018 ?

Combien de fois a-t-on fait confiance à des commissions qui se sont avérées serviles ou insuffisamment contradictoirement éclairées.

Combien de victimes en attendant la fin de la procédure ?

Les agricultueurs ont-ils ou non détruit la fertilité naturelle de leur/notre terre nourricière ? Pour quelles productions réellement indispensables à notre bonne nutrition et à notre bonne santé" ?

On ne peut que s'interroger lorsqu'on constate la fertilité de la permaculture qui laisse agir la nature.

Je vous invite à aller jusqu'au bout de ce témoignage de ce modeste couple exceptionnel qui a largement fait ses preuves et qui fait l'objet de nombreuses vidéos

https://youtu.be/vx8uOAYr3hI

https://youtu.be/P831hBMJB_w.

Sagecol | 23 janvier 2019 à 14h22
 
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Cher Euplectes,
nous nous rejoignons à merveille sur le fait que le glyphosate (mais aussi d'autres molécules chimiques plus qu'indésirables) n'a rien à faire dans des couches-culottes.
Les éléments auxquels je fais référence circulent actuellement dans les médias d'audience nationale et sur des sites internet d'organismes officiels, il s'agit donc avant tout d'information. Libre à vous d'appeler cela un plan com', mais je ne vois pas bien le rapport.
Quant aux durées d'exposition des études que vous citez (au plus 28 jours), elles ne correspondent en rien à ce qu'un enfant va connaître durant ses 2 à 3 premières années de vie (entre 730 et 1100 jours). C'est donc de la question de la toxicité chronique dont il s'agit. Et là-dessus, la fiche de l'INRS est très évasive quant à la notion de durée d'exposition ("Des dermatites de contact ont été décrites après contact répété").
J'admets enfin sans aucun problème mon impatience (ou plutôt ras-le-bol) et mon militantisme. Et il va falloir vous y faire, car de plus en plus de gens "souffrent" de symptômes semblables. Jusqu'aux ministres de la santé, de la transition écologique et de l'économie qui exigent sous 15 jours que les fabricants et les distributeurs s'engagent à éliminer ces substances des couches pour bébé.

Pégase | 23 janvier 2019 à 15h07
 
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Cher Sagecol,
De nombreux examens scientifiques et règlementaires concluent systématiquement que l'utilisation de produits à base de glyphosate, conformément au mode d'emploi,ne présente pas de risque important de toxicité directe aigüe ou chronique pour les espèces de faune terrestre (source: InfoForêt.ca, "Le glyphosate a-t-il des effets néfastes sur la faune", rapport intégral très complet).
- Etudes: ARLA 2015; USEPA 1993; Durkin 2003; Giesy et coll. 2000; Tatum 2004; Couture et coll. 1995; Thompson 2011). Peut-être l'une d'entre elles vous paraîtra-t-elle estimable?

Ainsi cher Sagecol, les oiseaux du genre Euplectes, pas plus que les Mammifères, même supérieurs et quelle que soit la longueur de leur queue (lol) ne meurent pas en cas d'absorption de glyphosate utilisé selon au mode d'emploi.

Je vais aller voir le témoignage de ce couple dont vous me parlez, je ne suis pas opposé aux solutions alternatives, vous l'aurez senti.

Cher Pégase,
Je ne parle ici que du sujet: Le degré de toxicité du glyphosate et les éventuelles conséquences de sa suppression. Je m'interdis ici la divergence vers d'autres pesticides bien plus toxiques, par souci de ne pas faire d'amalgame. c'est cette impression d'amalgame irrationnel qui me fait parler de 'plan com'.

Car des symptômes dont vous faites état ont été décrits pour d'autres pesticides.

Oui, l'étude de la toxicité chronique du glyphosate n'est pas assez longue, il faut DU TEMPS de la déterminer plus sûrement.

Euplectes

Euplectes | 23 janvier 2019 à 16h52
 
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Cher Euplectes,
Les laboratoires Monsanto ont eu tout le temps nécessaire pour étudier la toxicité de leur produit phare, ils la connaissent parfaitement depuis les années 80, mais le "plan com' " de la firme a préféré passer sous silence ces petits impondérables techniques. C'est d'ailleurs là, me semble-t-il, la pierre angulaire des Monsanto Papers.

Ce qui me semble clairement irrationnel est que vous semblez accepter qu'une molécule de synthèse se balade partout sur la planète et dans les organismes vivants sans avoir au préalable toutes les garanties qu'elle soit parfaitement inoffensive. Vous êtes même prêt à encore accorder du temps au temps. Votre patience est admirable mais je crains que bon nombre de gens n'aient plus désormais cette faculté au regard de la contamination de l'environnement par le glyphosate et, plus généralement, par les pesticides de synthèse.

Pégase | 23 janvier 2019 à 21h53
 
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Une action militante a été menée dans l'agglomération lilloise qui a consisté à recueillir un échantillon d'urine de dizaines de volontaires pour analyser les résidus de glyphosate dans l'organisme. Résultat en attente.

Peut-être qu'Epleuctes devait aussi faire analyser ses urines afin éventuellement d'ouvrir les yeux

Sagecol | 24 janvier 2019 à 09h56
 
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La fabrique du doute procède toujours de la même façon. Tout d'abord, sembler se placer au-dessus des choses et des gens, ce qui est d'ailleurs plus facile qu'être à leurs côtés. Et puis faire comme quelqu'un qui possède la sagesse, qui "prend du recul", qui verrait les choses sous un autre angle, mais sans jamais préciser lequel ni en quoi cet angle légitimerait quoi que ce soit. Et à partir de là, et puisque la science est toujours relative dans ses conclusions, faire passer les études, les faits et les constats objectifs pour des faits "relatifs", contestables sujets à discussions. C'est ainsi que l'on peut proférer des mensonges qui, eux, sont absolus. Et cela est souvent relayé par des "idiots utiles", qui parce qu'ils possèdent un peu de savoir dans un domaine précis, s'imaginent qu'ils peuvent discourir sur tous les domaines de la science. Allègre en fut un parfait exemple. Il y en a bien d'autres.

petite bête | 24 janvier 2019 à 10h10
 
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Et pendant ce temps la grande distribution est très contente de l'évolution du marché du bio-sans. Elle y double ses marges aux dépends de ceux qui doutent qui ont peur. Son investissement de 3 millions d'euros pour financer Séralini est rentabilisé en quelques jours. Mais toujours pas de proposition d'une véritable étude prouvant la toxicité du glyphosate sur l'homme ou sur l'animal.

VD69 | 24 janvier 2019 à 10h20
 
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Cher Sagecol,

L'urine, fabriquée par les reins, est un concentré aqueux de certaines substances éliminées par l'organisme animal. Il est donc normal et parfaitement sécurisant de trouver des taux de glyphosate urinaire (1,25 nanogramme/millilitre en moyenne) supérieurs au taux de glyphosate dans l'eau POTABLE (0,1nanogramme/millilitre, concentration maximale admise).

Compte tenu, entre autres, de ce que le taux moyen de glyphosate urinaire est infiniment plus bas que le taux moyen de chlorure de sodium urinaire (sel de table), alors et surtout que le sel de table est 2 fois plus toxique que le glyphosate, je ne crois pas nécessaire de faire analyser mes urines.

Pour mémoire, 1 nanogramme = 1 millionième de milligramme.

Cher Pégase,

Que vous vous attaquiez aux COV et aux PCB (voir l'avis de l'ANSES) présents dans les couches-culottes rencontrerait mon soutien absolu. Mais que vous entendiez supprimer, en premier lieu, le glyphosate, qui est un des pesticides les moins toxiques que je connaisse, me paraît franchement irrationnel et hors sujet.

Euplectes

Euplectes | 24 janvier 2019 à 12h02
 
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Ohohoh! Mais quel plaisir, chère Petite bête, cela faisait longtemps!

Il existe des généralistes en tous domaine des sciences.

Votre excessive (donc peu signifiante), fielleuse et méprisante diatribe veut être une charge généralisatrice, du style de l'éléphant dans le magasin de porcelaines, mais en ce qui me concerne, elle a l'effet d'un pet sur une toile cirée.

Il est vrai que votre diatribe est très bien construite, sur le modèle d'une analyse psycho-philosophique alléchante.

Elle pourrait vous servir d'introduction pour un travail plus approfondi qui pourrait prendre comme titre " De la stratégie du fumiste", mais pour l'instant, il lui manque l'essentiel: l'argumentation, la prise d'exemples pertinents à partir de faits précis et vérifiables (ce pauvre Pr Allègre est bien seul, et de plus ne s'agit-il encore que d'une affirmation gratuite de votre part), la discussion, les propositions pour dépister les fumistes.

Bon courage, donc, chère Petite bête, recevez mes meilleurs sentiments.

Euplectes

Euplectes | 24 janvier 2019 à 12h30
 
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Et, pour vous citer, que pouvez-vous encore "extraire de (votre) pensée", laquelle demande plus de "profondeur", dont elle semble avoir l'exclusivité ?
Je ne vous ai pas cité volontairement, car vous n'êtes qu'accessoire dans ce que je voulais exprimer. Mais puisque en toute modestie vous prenez pour vous ce qui est généraliste, je ne peux que rappeler le dicton : "Qui se sent morveux, qu'il se mouche ".
Passons.
Au fond ce qu'on cherche à nous faire comprendre, c'est qu'une molécule qu'il faut manipuler avec un masque et une combinaison, qui tue toute vie végétale et animale là où elle est épandue, ne serait pas toxique? Quel sens met-on derrière le terme "toxique"?

petite bête | 24 janvier 2019 à 13h57
 
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Cher Euplectes :
permettez-moi de vous rappeler le titre de l'article au sujet duquel nous débattons : "Plan de sortie du glyphosate : le coordinateur précise les pistes suivies". Je suis donc en plein dans le sujet, ne vous en déplaise. Quant aux autres polluants des couches-culottes, n'ai-je pas écrit dans un précédent message "(...) le glyphosate (mais aussi d'autres molécules chimiques plus qu'indésirables) n'a rien à faire dans des couches-culottes." ?
Même si la pertinence de l'analyse de Petite bête déclenche votre courroux, ne négligez pas de vous accorder le temps de relire les précédents posts.
Bien à vous

Pégase | 24 janvier 2019 à 14h02
 
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Cher Pégase,

Oui, oui, vous êtes bien dans le sujet du plan de sortie du glyphosate, mais vous faites un amalgame entre le glyphosate et les autres pesticides dont certains sont bien plus toxiques, pour exiger la suppression de l'ensemble des pesticides quels qu'ils soient: vous n'êtes pas hors sujet sur le cas glyphosate, mais vous sortez du sujet sur les cas des autres pesticides. Et l'attitude qui consiste à proclamer que le glyphosate serait le poison le plus dangereux pour les animaux et pour l'homme, parmi les pesticides, me paraît irrationnelle à l'heure actuelle, car vous inverseriez alors les priorités. Ceci est facilement vérifiable, et ceci n'est pas un "enfumage" de ma part.

Chère Petite bête,

J'ai l'exclusivité de ma pensée tant que je ne l'ai pas exprimée. Je n'ai pas d'états d'âme sur la valeur de ma pensée tant que celle-ci n'est pas modulée et validée par moi-même puis exprimée et expliquée, et ensuite approuvée ou critiquée par d'autres, à l'aide d'arguments contradictoires et vérifiables. Ainsi, je ne m'estime nullement déconsidéré d'avoir "pensé faux" lorsque l'on me le prouve, ce qui me convainc.

"Passons", dites vous? Je passe volontiers sur votre tentative de déconsidération, mais une remarque: après avoir jeté votre fiel, vous "passez", donc vous éludez: dommage!
L'apparition d'arguments d'appui eût été la bienvenue! Serait-ce à croire que vous redoutiez que l'on vous mette "le nez dans votre fiel", faute de vos arguments?
Bien à vous

Euplectes

Euplectes | 24 janvier 2019 à 19h11
 
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Dans les couches comme dans les urines, j'aimerais être sûr qu'il s'agit bien de glyphosate et non de son produit de dégradation l'AMPA. Pour mémoire l'AMPA est aussi le produit de dégradation d'un composant des lessives les phosphonates qui ont remplacé les phosphates jugés polluants pour l'eutrophisation. Dans le cas des couches , l'ANSES évoque la somme glyphosate plus AMPA. Je comprendrais bien que les fibres pour couches soient lavées avec des produits adoucissants contenant des phosphonates.

VD69 | 24 janvier 2019 à 20h05
 
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Et pendant ce temps on étudie la création d'un fonds d'indemnisation des victimes de ces molécules "non toxiques". Comme quoi, pour les idéologues et autres distributeurs de bons et mauvais points, le réel n'existe pas.

petite bête | 25 janvier 2019 à 12h20
 
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EUPLECTES,
L' "EXCLUSIVITÉ DE (votre) PENSÉE", vos "ÉTATS D'ÂME SUR LA VALEUR (votre) PENSÉE" (...) "MODULÉE ET VALIDÉE PAR (vous)-MÊME, très franchement, cela ne m'intéresse pas.
Il s'agit de faits et non d'états d'âme, de constats et d'études et non de métaphysique narcissique.
Toutefois je note un commentaire que vous avez fait à Pégase et qui ne relève pas de cette métaphysique, à savoir qu'il y aurait des pesticides plus dangereux que le glyphosate, Pégase n'ayant part ailleurs aucunement prétendu que le glyphosate serait le plus dangereux de tous : c'est seulement sans doute le plus utilisé.
Donc puisqu'il y aurait pire que le glyphosate, celui-ci deviendrait anodin? Si on en revient aux arguments et non à l'égo, et au risque de me répéter, un produit que l'on doit manipuler avec masque et( combinaisons, qui éradique toute vie végétale et animale là où il est épandu, qui est stocké sur des sites classés "SEVESO II Seuil haut", est bel et bien un produit toxique persistant. Faites analyser vos urines, peut-être alors pensée sera-t-elle alors moins exclusive.

petite bête | 28 janvier 2019 à 11h02
 
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Ci-après un emprunt à un article extrêmement éclairant publié hier par le quotidien Le Monde et disponible en ligne à https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/31/glyphosate-comment-monsanto-mene-sa-guerre-mediatique_5417218_3244.html :
"« Ne rien laisser passer » (« Let nothing go », en anglais) : à plusieurs reprises, dans les « Monsanto Papers », apparaît le nom de cet énigmatique programme de contre-offensive médiatique, destiné à défendre bec et ongles les produits de la société dans les médias ou les réseaux sociaux et les forums en ligne. Les documents mis dans le domaine public par la justice fédérale américaine révèlent certains éléments du fonctionnement de ce dispositif, mais son opérateur demeurait jusqu’à présent inconnu.
Selon nos informations, c’est la firme Fleishman-Hillard — l’une des plus grandes sociétés de relations publiques américaines — qui a été mandatée en France et en Europe pour mettre en œuvre ce programme. Celui-ci est destiné à faire promouvoir dans le débat public, par des tiers sans liens apparents avec Monsanto, les éléments de langage de l’agrochimiste, propriété de l’européen Bayer. (...)".
Ca alors, pour une surprise... !

Pégase | 01 février 2019 à 09h17
 
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Ci-dessus notre cher oiseau rare, au moins ici, affirme :

le glyphosate, qui est un des pesticides les moins toxiques que je connaisse,

Donc il est bien toxique ?

En compagnie de quels autres moins toxiques ?

Que faut-il pour qu'un nouveau pesticide soit qualifiable de "plus assez moins toxique" ?

Merci beaucoup pour vos lumières d'origine anonyme

Vous n'êtes pas le mari de madame Lambert tout de même ?

Sagecol | 01 février 2019 à 11h40
 
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Comme beaucoup je désapprouve la façon dont Monsanto a mené sa défense médiatique. Ils l'ont menée à la façon impérialisme américain inconscient d'avoir en face d'eux des gens potentiellement intelligents et qui refusent d’être considérés comme des minables.
TOUTEFOIS, il n'en reste pas moins que de très nombreux laboratoires européens auraient bien aimé pouvoir prouver la toxicité du glyphosate et qu'aucun n'y est parvenu.

VD69 | 01 février 2019 à 16h07
 
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Merci, cher VD69, Je suis heureux de constater qu'une personne partage mon opinion sur ce site, et argumente sur le fondement de données vérifiables.

Cher Sagecol, vous connaissez évidemment la définition du mot "toxique"(nom générique des poisons). Vous connaissez, non moins évidemment, la définition du mot "toxicité"(quotient de la quantité d'une substance nécessaire pour tuer un animal par le poids de cet animal, exprimé en kilogrammes).
C'est ce quotient que je prends en compte pour comparer le degré de toxicité du glyphosate avec le degré de toxicité d'autres substances herbicides, et la comparaison me permet de dire que le glyphosate est l'herbicide le moins toxique que je connaisse.
Mais vous pouvez me contredire et si vous y réussissez, je suis prêt à changer d'avis. Nous sommes à votre écoute et dans l'attente de vos arguments techniques.

Mes "lumières d'origine anonyme" proviennent de la récapitulation des données actuelles de la science et de l'expérience générale, et je regrette qu'ici, bien peu de participants se donnent la peine de s'y opposer, autrement qu'au travers de spéculations intellectuelles, de renvois de balles de tennis ironiques, dépréciatrices ou même franchement anormales dans un débat.

Pour ce qui est de mon anonymat, je ne tiens pas à le lever et me dois de ne pas le faire. Je pense (excusez moi) que l'essentiel est ce qui est soutenu à l'aide d'arguments vérifiables, et n'est pas qui le soutient.

Euplectes | 02 février 2019 à 11h50
 
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(...)
Je suis donc "Euplectes", citoyen lambda (oxymore redoutable dans un débat citoyen).

Chère Petite bête, vous vous acharnez habilement à me considérer comme paranoïaque (psychose caractérisée par un orgueil exagéré, de l'égoïsme, de la susceptibilité), et/ou de petit mésencéphalique curieusement servi par une aptitude à la stratégie "machiavèlienne"... Soit.
Merci de vous préoccuper, une fois de plus, de mon quotient intellectuel! Soit, mais nous attendons toujours vos arguments techniques et scientifiques: Mais débattez donc, grand Dieu, au lieu de vous complaire à des assertions destructrices pour les personnes qui ne sont pas de votre avis, à des considérations générales ou à des affirmations et amalgames superficiels que je ne peux que considérer comme étant sans fondement, tant que vous n'aurez pas daigné exposer vos arguments.

Et si vous estimiez, comme je le crains, que je jouerais les victimes ou les petites filles battues, épargnez nous ce genre de réponses stériles, et souffrez aussi d'épargner - je ne dis pas respecter) vos contradicteurs devant l'opinion.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 02 février 2019 à 12h23
 
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@Pégase
La coquille (chardons et non charbons) est désormais corrigée.
Merci pour votre vigilance.

Dorothée Laperche | 18 mars 2019 à 11h08
 
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