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Le port de Cherbourg s'adapte au développement des énergies marines renouvelables

Alors que la filière des énergies marines renouvelables s'accélère et que le premier parc éolien en mer a été mis en service au large de Saint-Nazaire en 2022, les ports français s'adaptent pour s'ouvrir à ces opportunités économiques. Zoom sur Cherbourg.

Energie  |    |  F. Bénard
Le port de Cherbourg s'adapte au développement des énergies marines renouvelables
Actu-Environnement le Mensuel N°435
Cet article a été publié dans Actu-Environnement le Mensuel N°435
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Les zones portuaires sont en première ligne pour le déploiement de la filière des énergies marines renouvelables (EMR), des activités qu'elles doivent aussi concilier avec le fret, la pêche ou encore la construction navale. Le port de Cherbourg (Normandie) entend y participer activement, alors qu'il a déjà contribué à la construction du parc éolien de Fécamp, dont la mise en service est prévue pour cette année. Ports de Normandie, qui exploite le port de Cherbourg, compte poursuivre dans cette voie et ainsi implanter et développer de nouvelles activités EMR.

Attirer de nouvelles entreprises

Ports de Normandie a ainsi lancé, début 2023, un appel à manifestation d'intérêt (AMI) à destination d'entreprises spécialisées dans les activités EMR pour le port de Cherbourg. Les objectifs sont triples : assurer la promotion des EMR auprès des acteurs du marché ; répondre à l'obligation de transparence avec des critères définis ; et mieux gérer la répartition des espaces disponibles. Une cinquantaine d'hectares de foncier sont en effet mis à disposition, ainsi qu'un plan d'eau de plusieurs hectares, qu'il faut désormais répartir entre les projets.

Les opérations pour la construction des champs éoliens de Saint-Brieuc (Bretagne) et Courseulles-sur-Mer (Normandie) devraient être achevées à l'horizon 2025. Le parc Centre-Manche, quant à lui, ne mobilisera pas le port avant 2027. Une période d'inactivité de deux ans en résulte donc, qu'il est nécessaire de combler, d'où cet appel à projets.

Ports de Normandie a reçu une quinzaine de réponses correspondant à une dizaine de projets, des résultats que Jérôme Chauvet, directeur développement à Ports de Normandie, estime « satisfaisants ». Couvrant toute la période prévue, soit de 2024 à 2027, ils concernent des activités logistiques et industrielles pour les trois secteurs suivants : éolien posé, éolien flottant et hydrolien. Un des projets concerne par exemple les fondations du futur parc de Dieppe-Le Tréport (Normandie).

Aménager le port pour la filière EMR

Ces nouvelles activités nécessitent des aménagements d'amélioration sur le port de Cherbourg, qui bénéficie d'un « fort potentiel de développement », selon Jérôme Chauvet. Déjà, 100 millions d'euros ont été investis par Ports de Normandie.

Le quai et les terre-pleins ont ainsi été renforcés en 2022, avec une capacité de 15 tonnes par mètre carré (t/m2), voire 27 et 50 à certains endroits, au lieu de 5 t/m2 auparavant. Le nouveau hub logistique d'une surface de 15 hectares pour l'assemblage des éoliennes du parc de Fécamp est également prêt pour l'arrivée prochaine des premiers composants d'éoliennes, dont le montage devrait débuter au second semestre 2023. Enfin, les travaux du nouveau terminal multimodal, dont la mise en service est prévue en 2024, vont bientôt débuter.

La filière hydrolienne dispose également de belles perspectives en Normandie, dont devrait aussi profiter le port de Cherbourg. La ferme pilote Flowatt portée par Hydroquest et Qair devrait voir le jour à l'horizon 2026 au raz Blanchard. La région dispose d'un potentiel important, estimé à 5 GW, grâce à ce courant marin situé entre le cap de la Hague et l'île d'Aurigny, parmi les plus puissants au monde. Un nouveau secteur qui devrait contribuer à la diversification des activités du port, par exemple pour la fabrication d'hydroliennes. « On veut garder cette polyvalence », confirme Jérôme Chauvet.

Des débouchés à l'export

Le port de Cherbourg ne vise pas uniquement le marché français : il existe en effet des débouchés pour des projets à l'export, vers l'Europe et l'international. L'usine de production de pales de General Electric pour l'éolien marin emploie déjà 700 personnes sur le port de Cherbourg, à destination des marchés britanniques et américains. Par ailleurs, Ports de Normandie et Haropa Port (Le Havre – Rouen – Paris) vont également bientôt lancer un schéma normand pour l'éolien flottant, afin de s'adapter pour recevoir les activités des champs éoliens britanniques : stockage et assemblage des flotteurs, réalisation de sous-ensemble de flotteurs… Un projet qui fait suite à l'AMI de l'Ademe sur l'éolien flottant lancé en avril 2022 et clos en mars dernier.

Le port est prêt pour la nouvelle filière

Pour Jérôme Chauvet, c'est une nouvelle filière industrielle qui se profile pour le Cotentin, avec de nombreux projets qu'il qualifie d'« encourageants » et qui pourraient engendrer la création de 1 000 emplois sur le port de Cherbourg. La préparation de l'avenir industrielle, pour les « EMR tout particulièrement », fait ainsi partie de ses trois objectifs majeurs. Ports de Normandie a l'ambition de « devenir l'un des acteurs majeurs du développement des EMR en France », avec une dynamique qui « va se poursuivre et s'amplifier en 2023 ».

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