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Production de pesticides interdits : le compromis boiteux de la majorité

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Les députés ont adopté, vendredi 15 mars, un amendement du député LREM Roland Lescure, avec le soutien du gouvernement, autorisant la production en France de pesticides contenant des substances interdites dans l'Union européenne.

Cette production avait été interdite par la loi Egalim adoptée en octobre dernier. Mais les sénateurs étaient revenus en janvier sur cette interdiction dans le cadre de la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte). Le texte voté par les députés à l'occasion d'une nouvelle lecture de cette loi, après l'échec d'une commission mixte paritaire, constitue un compromis qui lâche la bride sur le cou des industriels de l'agrochimie.

Le texte voté interdit à compter du 1er janvier 2025, au lieu de 2022, la production des pesticides en question. Il prévoit, en outre, une dérogation pour les producteurs qui concluent avec l'Etat une convention de transition dans les six mois suivant la publication de la loi. Cette convention, indique le texte, précisera les engagements pris par les producteurs en matière d'investissement dans des solutions de substitution, notamment de biocontrôle, d'investissement en R&D et de maintien de l'emploi en France. Un manquement à la convention, à compter du 1er janvier 2025, entraînera la suspension de la dérogation. "Un contrôle parlementaire est créé sur les conventions de transition", explique Roland Lescure.

A la différence de la loi Egalim, le champ de l'interdiction ne concerne pas le stockage et la circulation de ces produits, explique le député, car une telle interdiction était contraire aux règles de l'OMC. Elle exclut également les produits qui sont utilisés pour d'autres usages que des usages phytopharmaceutiques.

La députée LREM Barbara Pompili, ancienne secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité, a dénoncé une disposition qui "donne un droit à polluer ad vitam aeternam", faute de fixer une date butoir d'interdiction. La Fondation Nicolas Hulot dénonce, de son côté, "un retour en arrière inacceptable sur les pesticides". La France pourra continuer à produire et à vendre des pesticides, que l'on juge dangereux, à d'autres pays, et notamment aux pays en développement, explique-t-elle, pointant "une victoire du lobby des producteurs de pesticides sur la défense de l'environnement et de la santé humaine et animale".

Réactions19 réactions à cet article

 

Les docteurs Mabuse, Jekyl, Folamour et consorts remportent une fois de plus la mise ! Dont acte.
Ils le doivent bien sûr très largement à tous ces petits mais efficaces rouages dont ils disposent au sein du Parlement, véritable chambre d'enregistrement des directives de l'industrie et du commerce quelles qu'elles soient du moment qu'elles génèrent du cash flow, et au gouvernement, la secrétaire d’Etat à l’économie Agnès Pannier-Runacher en tête (elle n'a pas trop à s'inquiéter pour sa reconversion professionnelle lorsqu'elle sortira du gouvernement). Pitoyable simulacre de représentation nationale.
Les développements devant les tribunaux de la notion juridique d'écocide ont de beaux jours devant eux...

Pégase | 18 mars 2019 à 09h39
 
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On veut bien vendre la mort, mais pas chez nous.

petite bête | 18 mars 2019 à 09h43
 
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Repousser, au 1er janvier 2025, l'interdiction de production en France de pesticides contenant certaines substances dangereuses interdites par l'UE, ne revient pas à "lâcher la bride sur le cou des industriels de l'agrochimie":

Pour ces substances, interdites CAR dangereuses, est également votée l'obligation faite aux producteurs de s'investir (et d'investir) dans des solutions de substitution conciliables avec le maintien de l'emploi en France. Il n'est pas contestable que ces pesticides dangereux, produits purs ou mélanges, devront être définitivement exclus à terme, dès que des procédés de remplacement SERIEUX (c'est à dire au moins aussi efficaces et moins dangereux) seront construits, proposés, et testés dans l'agriculture à grande échelle. Ces solutions, en germination, ne seront pas les fruits du coup de baguette magique ou du lapin sorti du chapeau.

On peut alors représenter que ce compromis voté est une bouffée d'oxygène au temps qu'il nous faut pour aspirer à une recherche classique (fiable) et pour permettre à cette recherche d'aboutir, dans le souci salutaire à l'alimentation des pays en développement. Il appartient à ces pays en développement de contrôler, de façon stricte, une utilisation de ces produits dangereux conforme aux règles de sécurité, sur leurs territoires respectifs.

Les tenants de la suppression de tous les pesticides ne détiennent pas le monopole de la vie sur terre et leurs cris d'orfraie relèvent plus du dogme que de la sagesse.

Euplectes

Euplectes | 18 mars 2019 à 10h25
 
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Comment faire confiance aux politiques , en général, de beaux discours mais reculade dés que les lobbys mettent la pression?

PVN | 18 mars 2019 à 10h53
 
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Je n'irai pas "Poéter plus haut que mon Luth" en me lançant dans l'étude de l'enjeu économique capital, essentiel à la survie de notre économie, que représenterait la fabrication de poisons divers et variés que nous voulons bien vendre mais pas utiliser.
Par contre je me demande comment l'humanité a bien pu se nourrir durant des millénaires sans la chimie. Elle n'a sans doute pas survécu.
Si?
Il doit y avoir une erreur quelque part...

petite bête | 18 mars 2019 à 15h32
 
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à PVN : vous avez raison, la solution de progrès ne viendra manifestement pas spontanément des politiques, en tout cas pas des actuels Parlement et gouvernement.
La députée LREM Barbara Pompili devrait d'ailleurs tirer toutes les conséquences de ce positionnement de sa majorité. D'autres ont eu la cohérence et le courage de le faire.

Pégase | 18 mars 2019 à 15h44
 
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Chère Petite bête et chers tous,

Puisque vous n'osez pas "sonner plus fort et plus faux que vos cors", je ne réponds que ceci: Prétendre imposer les thèses de votre partie à un pays tiers est une ingérence morale.

Quant à "l'Humanité (qui) a bien pu se nourrir durant des millénaires sans la chimie", je me permets de vous rappeler ceci:

- la chimie moderne n'est apparue qu'au temps d'Antoine de Lavoisier, chimiste et philosophe, né en 1743 et mort en 1794.

- L'Humanité s"est augmentée d'un très grand nombre d'Humains depuis des millénaires (et depuis Lavoisier).

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 18 mars 2019 à 16h22
 
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La chimie agricole qu'on m'impose ainsi qu'à mes proches, surtout en ce moment avec le balai incessant des pulvés, en plein vent fort, faisant fi du respect des plus élémentaires bonnes pratiques agricoles et des recommandations des fabricants, j'en fais don à qui en voudra !!!
Prenez mes doses si vous les appréciez tant que cela, tout le plaisir sera pour moi.
Et quelque chose me dit que je ne suis pas le seul dans ce cas...

Pégase | 18 mars 2019 à 18h26
 
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Oui. Cher Pégase, je suis ici d'accord avec vous. Pour m'être rendu plusieurs fois sur le terrain, dans des zones viticoles, j'ai pu constater la présence de belles taches bleues de sels de cuivre sur des véhicules, du linge au séchage, des murs de maisons habitées, suite à l'épandage de sulfate de cuivre sur des parcelles limitrophes.

En dépit de la faible toxicité de la bouillie bordelaise correctement utilisée, ces situations ne sont guère tolérables, ne serait-ce qu'en raison de la forte inquiétude et de l'exaspération bien compréhensibles qu'elles font naître chez les riverains.

Il y a lieu de considérer, en ce cas particulier, que les mesures de protection contre cette pollution, prévues pour les points d'eau par l'arrêté ministériel du 4 mai 2017 (article 14 et annexe III) soient étendues aux zones d'habitation riveraines des parcelles ainsi traitées. A minima, le degré de protection de la "faune humaine" devrait être égal à celui de la "faune animale, aquatique ou non".

Au risque de passer, une fois de plus, pour un élucubrant, je me permets de suggérer la modification en ce sens de l'AM du 4 mai 2017, avec:

- Limitation, en ce cas d'espèce, de la vitesse moyenne du vent à 2 Beaufort, soit 12 km/h maximum;
- Mise en place de dispositifs végétalisés permanents d'au moins 4 mètres de large sur la limite parcellaire, moyen supplémentaire destiné à éviter la dissémination et l'entraînement par le vent hors de la parcelle traitée, (...)

Euplectes | 19 mars 2019 à 10h46
 
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(...)

lorsque les parcelles contigües comprennent des habitations ou tous autres aménagements situés à moins de 50 mètres des zones d'épandage.

- la préconisation de l'épandage à la tombée du jour, en général moins ventée, de l'utilisation de dispositifs embarqués destinés à éviter la brumisation en périphérie, et du rappel au respect des doses épandues, les manquements à ces préconisations pouvant être poursuivis.

La concertation préalable et le dialogue, au cas par cas, entre les exploitants et leurs voisins, à l'échelon local, mettrait de l'huile dans les rouages.

Euplectes

Euplectes | 19 mars 2019 à 11h06
 
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La bouillie bordelaise ? Elle est effectivement faiblement toxique et visible, soit. Mais elle n'est jamais que l'arbre qui cache la forêt (ou bien le doigt que regarde le fou alors que le sage montre la lune). Car bien évidemment, le plus inquiétant et cela sans commune mesure, c'est tout ce qui ne se voit pas et se détecte souvent trop tard après de nombreuses années de bio accumulation. Et là, il y a d'innombrables candidats dans la vaste famille des pesticides et de leurs métabolites.

Pégase | 19 mars 2019 à 12h48
 
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La pollution par le sulfate de cuivre (CuSO4) a l'avantage de se voir, c'est la première raison du choix de mon exemple. La pollution par les autres fongicides est très peu ou pas du tout visible, ce qui ne signifie pas qu'elle est inexistante.

La deuxième raison de ce choix réside en ce que la molécule de CuSO4 est environ deux fois plus légère (masse molaire = 159 g/mol) que les autres molécules de fongicides organiques, par exemple le prothioconazole, le cyproconazole ou bien l'épiconazole (291g/mol < masse molaire < 334g/mol). Une suspension dans l'air de CuSO4 peut donc, théoriquement, et toutes choses étant égales par ailleurs, parcourir une distance double avant de retomber sur le sol. La protection, préconisée plus haut, contre la pollution de l'air par le CuSO4 vaut donc aussi, et a fortiori, pour toutes ces molécules organiques fongicides plus lourdes.

Ensuite, vous (le sage) pointez du doigt la lune, "planète avortée" composée du fatras de toutes les substances toxiques bio-accumulées et moi (le fou), je regarde l'arbre (le sulfate de cuivre) "qui cache la forêt". Subtil mais vite dit, car l'arbre a plus la taille d'un baobab: Le cuivre est un métal lourd et l'ion sulfate est possessif, leur dégradation dans le sol ou dans l'eau est très lente (demi-vie moyenne de 3 à 5 ans selon les substrats et selon les auteurs).

Ce n'est pas pour cela que je demande à l'instant la suppression du CuSO4, car il nous est utile et nécessaire.

Euplectes

Euplectes | 19 mars 2019 à 17h45
 
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Il faut se poser la question des finalités :
Les pesticides, pour faire quoi ? dans quel but ?
Si on répond à la première question, il s’agit de protéger des cultures intensives pour lesquelles ces pesticides sont indispensables.
La deuxième question revient à se demander à quoi sont destinées ces cultures . IL s’agit essentiellement de produire des protéines végétales. Et puisque cette profession répète à l’envi qu’il faut « nourrir la planète », on se doit de rappeler tout d’abord que si nous voulons nourrir la planète avec ces modes de production, il faudrait une ou deux planètes supplémentaires. Car ces cultures ne sont pas destinées à nourrir les humains, mais des animaux de batterie. Et alors me direz-vous ? Alors il faut dix-neuf protéines végétales pour produire une protéine animale (sur pied). On pourrait effectivement produire des protéines végétales destinées à l’alimentation humaine. Mais dans ce cas peu de vente de pesticides, de matériel d’irrigation et de machinisme en général, d’intrants, de coopératives établissements financiers (côté bourse). Ce système génère beaucoup plus d’argent et emploie bien plus de gens que l’agriculture elle-même. Et c’est là qu’est le problème, là que sont les blocages.
La question n’est donc de trouver des produits de substitution pour faire la même chose, mais bien de changer le paradigme de cette agriculture.

petite bête | 20 mars 2019 à 18h14
 
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Chère Petite bête,

Merci d'avoir bien voulu, par cette analyse très construite, prolonger et élever la controverse jusqu'à un débat de société.

Quel bonheur serait le nôtre de voir les ONG de protection de la nature en faire le point d'orgue de leur partition! Peut-être n'est-il pas trop tard?

Car vous exposez là le fond du problème et proposez votre solution; débattre sur le fond me paraît le meilleur moyen de rapprocher des thèses contradictoires.

Aussi, en introduction, je voudrais vous poser de bonne foi plusieurs questions, lesquelles n'ont pas le caractère d'observations.Votre interprétation de la réalité (s'agissant de l'actuel modèle d'agriculture intensive) et le changement de modèle que vous proposez (l'agriculture extensive) me conduisent à vous demander les précisions suivantes:

- Si, comme vous le redoutez, ces modes de production (cultures intensives) pourraient nécessiter la mise en exploitation d'une ou de deux planètes supplémentaires, combien de planètes pensez vous qu' il faudrait pour mettre en pratique votre modèle (cultures extensives)?

- Si, comme vous le soutenez, la mise en pratique de votre modèle permettait la diminution des ventes de pesticides, de matériel d'irrigation, de machinisme, d'intrants, de coopératives, d'établissements financiers, ma question est: Sachant que les rendements obtenus suivant le modèle de l'agriculture extensive sont bien inférieurs aux rendements obtenus suivant le modèle de l'agriculture extensive, (...)

Euplectes | 21 mars 2019 à 09h57
 
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(...) quelles seraient vos suggestions pour pallier à cet inconvénient majeur?

Là me paraît être, en première analyse, le noeud gordien dans cette controverse, aboutissement de l'aspiration naturelle et légitime de chacun d'entre nous, Humains omnivores, à une alimentation adaptée, variée et suffisante ainsi qu'à un mode de vie digne et équitable. Le noeud ne doit pas être tranché d'un coup d'épée, mais patiemment dénoué, si l'Humanité ne veut pas retourner aux temps guerriers d'Alexandre.

bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 21 mars 2019 à 10h15
 
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Ah, Euplectes, cet art consommé de passer tout d'abord de la pommade dans le dos de votre contradicteur, avec force amabilités de façade, pour ensuite mieux y planter vos banderilles !
La généralisation de l'agriculture extensive, et même biologique, est parfaitement possible à l'échelle mondiale, sous réserve toutefois de juguler le gaspillage de denrées et de réduire drastiquement la part de protéines animales dans l'alimentation humaine. Ainsi en atteste un article très documenté publié en 2017 par Le Monde : https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/14/une-agriculture-100-biologique-pourrait-nourrir-la-planete-en-2050_5214822_3244.html.
Il regorge de réponse à vos questions. Entre autres, une seule planète suffit amplement.
Il évoque même les "contempteurs" (ah, qu'en termes galants ces choses-là sont mises !), pour qui "ce type de production ne pourrait pas être généralisé, faute de rendements suffisants pour subvenir aux besoins d’une planète à la démographie galopante."...

Pégase | 21 mars 2019 à 12h05
 
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Pégase vient de répondre de façon très pertinente. J'ajouterai simplement que la baisse de rendement de l'agriculture intensive commence à leur poser de sérieux problèmes malgré le recours à toujours plus d'intrants : on arrive à l'épuisement des sols dans certains secteurs.
Ce qu'il faut retenir c'est que les protéines végétales cultivées en France pour nourrir les animaux de batterie correspondent à peu près à la quantité de protéines nécessaires à plus de la moitié de la population européenne. Voir à ce sujet le rapport fait par le CGDD il y a une dizaine d'années sur les coûts externes de l'agriculture intensive française (fourchette entre 54 et 90 milliards d'euros/an, de mémoire) rapport très vite enterré mais dont je dois avoir l'abstract quelque part dans les couches sédimentaires de mon ordinateur de table. L'épuisement des sols y est évoqué, même si ce n'est qu'incident dans l'étude.
Encore une fois ce système fait avant tout vivre l'agro-business bien plus que la majorité des agriculteurs, sinon ils ne viendraient pas clamer leur joie en brûlant des pneus et en déversant du lisier devant les préfectures. Le jour où ils le feront devant le Crédit agricole ou leur coopérative, c'est qu'ils auront compris. Mais il vaut mieux que ce soit de la faute des "zécolos", n'est-ce pas?

petite bête | 21 mars 2019 à 19h09
 
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Merci de votre réponse, chère Petite bête.

Un mot pour ce cher Pégase qui me prend pour un rusé banderillero mais qui se trompe. Sur le devenir de l'agriculture française, Pégase a une certitude, invariable et irrémédiablement ancrée, et ne doute pas. A l'inverse, Euplectes n'a aucune certitude et revient donc vers vous.

Je doute, en effet. Mais je ne doute pas de la nécessité de contredire, à l'aide d'argumentaires qui n'ont rien de personnel car tirés des données actuelles de la connaissance (dont la science mais pas que), lorsque l'on prétend imposer de façon péremptoire, en s'aidant de désinformation ou de compilation d'articles de prospective auxquels on décerne, quand "ça arrange", le grade de parangons de vérité.

Dans ma quête d'informations sérieuses (moins orientées), je vais donc me procurer le rapport du CGDD sur les coûts externes de l'agriculture intensive française de 2010 et l'étudier attentivement.

Le Centre d'études et de prospective du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation a donné en 2010 un rapport intitule "Prospective agriculture énergie 2030", que vous connaissez sans doute. Ce rapport, factuel et éloigné de la pensée binaire, suggère 4 scénarios à l'horizon 2030:
1 - Territorialisation et sobriété face à la crise;
2 - Agriculture durable et réalisme énergétique;
3 - Agriculture sans contrainte énergétique forte;
4 - Agriculture écologique et maîtrise des scénarios.

(...)

Euplectes | 22 mars 2019 à 09h51
 
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(...)

Ce rapport minutieusement étoffé, énumère et propose, avec une précision d'entomologiste, de très nombreuses orientations-leviers pour chaque scénario. Il permet même une combinaison des scénarios. Preuve que cette question n'est pas si facile à régler, pour des raisons que nous connaissons tous.

Il me serait très utile car instructif de connaître votre préférence parmi ces 4 scénarios, et, bien sûr, les raisons de votre choix. Cette sollicitation s'adresse aussi bien à tous ceux que la question intéresse.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 22 mars 2019 à 10h11
 
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