En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Radioactivité : les travailleurs du nucléaire plus exposés qu'on ne le croyait

L'IRSN a changé de méthodologie pour établir son rapport annuel sur l'exposition professionnelle aux rayonnements ionisants. Résultat : les travailleurs du nucléaire se révèlent plus exposés que ce que l'on pensait.

Infographie  |  Risques  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Le bilan 2017 des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants établi par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) se révèle troublant lorsqu'on le compare aux éditions précédentes. L'établissement public a en effet changé de méthodologie cette année. Cette nouvelle approche, basée sur le système Siseri, permet de "disposer de données plus réalistes pour chaque domaine d'activité", indique-t-il.

Ce changement n'est pas neutre. Il révèle que l'exposition des travailleurs du nucléaire est bien plus importante que ce qui était rapporté jusque là. La dose individuelle moyenne dans ce secteur s'élève à 1,28 mSv pour l'année 2017. Ce qui en fait le secteur le plus exposé après l'aviation (2,10 mSv), alors que l'on croyait jusque là que ce rang était tenu par l'industrie non nucléaire (0,89 mSv).

Alors que l'IRSN avançait le chiffre de 1,17 mSv pour 2015 en se basant sur l'ancienne méthodologie, le chiffre véritable du secteur nucléaire était en fait de 1,54 mSv. Pour 2016, le chiffre communiqué était de 1,15 mSv alors qu'il se révèle être de 1,43 mSv. En revanche, la tendance relevée à la baisse était bonne. Ce qui permet à l'IRSN, qui a réévalué rétroactivement les résultats des deux années précédentes à la lumière de la nouvelle méthodologie, de mettre en avant une baisse de 10% de l'exposition individuelle pour le secteur nucléaire.

Mais ce secteur attire également l'attention dans la mesure où l'Institut s'est penché cette année sur les prestataires intervenant dans le nucléaire. Or, l'étude révèle que si ces derniers représentent un tiers des effectifs, ils reçoivent en revanche plus des deux tiers de la dose collective reçue. La dose individuelle moyenne de ces travailleurs s'élève à 1,68 mSv, largement au-dessus de celle des autres travailleurs du secteur. Le métier le plus exposé, révèle l'IRSN, est celui de robinetier dans les centrales nucléaires avec une dose individuelle moyenne de 3,2 mSv.

Réactions2 réactions à cet article

 

Ce qui s'appelle de l'information tendancieuse : sur les mêmes chiffres, le Monde, qu'on ne peut pas qualifier de furieux pro-nucléaire, conclut que les travailleurs du nucléaire n'ont jamais été aussi peu exposés, avec aucun dépassement de dose autorisée l'an passé ! Et on pourra toujours gloser sur cette dose autorisée : se rapporter au récent rapport de l'UNSCEAR qui prouve sans conteste possible que la loi linéaire dose-effet sans seuil ne se justifie absolument pas aux faibles doses. Il faut arrêter d'inquiéter le public avec des risques inexistants, c'est indigne.

dmg | 02 octobre 2018 à 08h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"Il faut arrêter d'inquiéter le public avec des risques inexistants, c'est indigne."
Utiliser et mettre en avant pendant des années une méthodologie jugée -à posteriori, certes- peu réaliste mais ayant des résultats plutôt favorables à l'industrie nucléaire, c'est digne de quoi ??

Rien que le fait d'écrire "risques INEXISTANTS", il faut oser s'asseoir sur sa dignité pour écrire cela. Limités, maîtrisés, ... ou n'importe quel autre adjectifs si vous voulez mais inexistants, là j'avoue, fallait oser.

Tombour | 02 octobre 2018 à 10h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…