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Réduction des phytosanitaires : une "task force" et un calendrier

Le gouvernement a installé un comité de suivi du plan de réduction des produits phytopharmaceutiques. Plusieurs actions devraient être engagées d'ici l'été.

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Les ministres de la Transition écologique et solidaire, de l'Agriculture, de la Santé et de la Recherche ont installé, mercredi 10 avril, le comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan national de réduction des produits phytosanitaires. Pour rappel, ce plan vise à réduire de moitié l'utilisation des produits phytopharmaceutiques d'ici 2025 et une sortie du glyphosate pour la majorité des usages d'ici fin 2020.

"La coordination et le suivi opérationnel du plan sont renforcés avec la création d'une « task force » engageant les acteurs publics et privés", indique le communiqué de presse. Le préfet Pierre-Etienne Bisch, nommé coordinateur interministériel depuis décembre 2018, présidera cette task force. Les préfets de région seront également mobilisés pour "déployer le plan Ecophyto II+ dans les territoires en lien avec les professionnels, les agences régionales de santé et les collectivités territoriales".

Plans de filières, base de données, cuivre et épandage

Fin avril, un premier comité de suivi fera le point sur les plans de filières. Il "sera entièrement consacré aux voies de progrès et d'engagements en matière de l'usage des produits phytosanitaires". Remis en 2018, ces plans avaient dû être revus à la demande du ministre de l'Agriculture car jugés pas assez ambitieux.

Le gouvernement s'engage de son côté à faire la transparence sur "les moyens financiers alloués à la réduction des produits phytosanitaires". Un guide sera diffusé auprès des agriculteurs d'ici octobre 2019 pour les éclairer sur les différents financements mobilisables. Un programme prioritaire de recherche, inscrit dans le troisième programme d'investissements d'avenir (PIA3) et doté de 30 M€, planchera sur les alternatives (agroécologie, biocontrôle, génétique…). L'appel à projets sera lancé en juin 2019.

A partir du 1er juillet, le ministère de la Transition écologique rendra accessible la base de données d'achat et de vente de produits phytosanitaires à l'échelle de la commune, "dans des modalités permettant de préserver l'anonymat des acheteurs".

Par ailleurs, le gouvernement finalise une feuille de route pour développer des alternatives à l'usage du cuivre en viticulture. Il mettra en consultation d'ici juin 2019 une stratégie nationale sur le biocontrôle. Enfin, des préconisations sont attendues d'ici l'été "de la part de deux groupes de travail en matière de renforcement des modalités de l'épandage pour protéger les agriculteurs, riverains et pollinisateurs".

Glyphosate : dialogue d'ici l'été avec les filières concernées par les premiers arrêts

Sur la sortie du glyphosate, une enquête flash devrait être lancée d'ici l'été pour mieux connaître les pratiques de désherbage des agriculteurs et mesurer l'évolution de ces dernières. En parallèle, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) travaille avec l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) à une évaluation comparative des produits à base de glyphosate et leurs alternatives. Le dialogue pour une sortie des premiers usages sera engagé avant l'été avec les filières concernées. L'Anses participera, à l'échelle européenne, au processus de réévaluation du glyphosate, autorisé juscqu'en 2022.

Réactions3 réactions à cet article

 

Mais oui : installons un nième comité Théodule sur les pesticides, donnons-lui un nom fleurant bon la testostérone (task force : ils n'ont peur de rien dans les cabinets ministériels !!!), occupons au passage les médias et au final, gagnons du temps donc de l'argent pour les grands groupes de l'agrochimie ! N'oublions pas non plus des pseudo enquêtes sur les pratiques, alors que l'essentiel est déjà connu depuis belle lurette. Toute la panoplie du grand enfumage, en somme ! Il fallait bien au moins quatre ministères pour accoucher d'une telle tartufferie.
Et pendant ce temps, je vois passer devant chez moi un ballet ininterrompu d'engins de traitement partant asperger par toutes les météos, y compris par vents forts, histoire de bien faire profiter à tous des "bienfaits" des phytos. D'ailleurs, pour se permettre de telles pertes de produits, Il faut croire que les produits employés ne coûtent pas assez cher aux exploitants.

Pégase | 11 avril 2019 à 09h16
 
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du plan national de réduction des produits phytosanitaires. Pour rappel, ce plan vise à réduire de moitié l'utilisation des produits phytopharmaceutiques d'ici 2025

C'est quoi la différence entre phytosanitaire et phytopharmaceutique, SVP ?
Merci

Sagecol | 11 avril 2019 à 10h38
 
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Bonjour,
C'est la même chose : des produits contenant une ou plusieurs substances actives et visant à protéger les plantes

Sophie Fabrégat Sophie Fabrégat
11 avril 2019 à 10h46
 
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