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Réseaux de chaleur : le compte n'y est pas

Si les réseaux de chaleur continuent de verdir leur contenu énergétique, le rythme de développement des projets est insuffisant pour atteindre les objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l'énergie, souligne l'enquête annuelle nationale.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

En 2017, la France comptait 761 réseaux de chaleur et 23 réseaux de froid. Sur les 25 TWh de chaleur distribuée par ces réseaux, 14 provenaient de sources d'énergies renouvelables ou de récupération. "En dix ans, les énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) sont passées de 27 % à 56 % des énergies utilisées par les réseaux de chaleur. Pour la quatrième année consécutive, les EnR&R comptent pour plus de la moitié dans le bouquet énergétique", se félicitent le syndicat national du chauffage urbain et de la climatisation urbaine (SNCU) et l'association Amorce, qui publient l'édition 2018 de leur enquête nationale sur les réseaux de chaleur et de froid.

Pas assez de créations de réseaux

Le gaz naturel reste la principale source d'énergie (37 %), suivi par la valorisation énergétique des déchets (25 %), la biomasse (22 %) et bien plus loin la géothermie et le charbon (5 % chacun). "Le contenu global en CO2 des réseaux continue de baisser pour s'établir à 0,116 kg CO2 /kWh (contre 0,234 kg/kWh pour le gaz naturel et 0,384 kg/kWh pour le charbon) et a donc été réduit de 45 % en 11 ans (-8 % par rapport à 2016). Le nombre de réseaux neutres en CO2 ne cesse d'augmenter passant à 162 en 2017 (contre 122 en 2016)", soulignent les auteurs de l'étude.

Le rythme de croissance 2017, de 70 ktep des livraisons en chaleur verte, doit augmenter pour respecter les objectifs de la PPE en 2023. © SNCU
 

Mais la baisse du contenu carbone est plutôt liée au verdissement des réseaux existants qu'au développement de nouveaux. En effet, les créations ne représentent que 6 %. Et le rythme ralentirait, alertent les professionnels : "Le portefeuille de nouveaux projets n'est pas à la hauteur des attentes". Selon eux, "pour tenir les objectifs, les efforts doivent s'intensifier sur la création de nouvelles opérations afin de permettre d'accélérer le rythme de livraison. Les dispositifs de soutien doivent être renforcés".

L'augmentation du fonds chaleur annoncée par le gouvernement pour 2019, de 215 à 300 M€, ne devrait pas suffire. Pour atteindre les objectifs de livraison de chaleur renouvelable fixés dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (une multiplication par cinq, soit 3,4 Mtep), il faudrait multiplier par 2,1 le rythme de croissance d'ici 2023 et par 2,7 d'ici 2030. "Alors même que la chaleur représente 50 % des usages énergétiques en France, elle bénéficie de moins de 10 % des soutiens aux énergies renouvelables", martèlent les professionnels, qui demandent un doublement du Fonds chaleur.

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